Re-bonjour,
Suite, qui n'engage que moi...
Avant de s'intéresser aux équations différentielles, je pense qu'il faut repartir de la notion de dérivée.
Lorsque qu'un phénomène quelconque évolue, on caractérise cette évolution par sa variation en fonction du (ou des) paramètre(s) agissant sur son évolution. Dans ce qui suit, pour simplifier les écritures, je me limite au cas où le phénomène ne dépend que d’un seul paramètre.
Dans tous les cas, en principe, on peut représenter graphiquement l’évolution (ou l’enregistrer), et faire apparaître la vitesse de variation en traçant des tangentes à la courbe. Mais, si on dispose en plus d'un modèle mathématique pour décrire le phénomène, on peut alors introduire sa dérivée, fonction qui caractérise l’évolution par la variation de la grandeur rapportée à la variation du paramètre.
L’évolution, dans tous les cas, résulte d’une cause. Ici, on ne va considérer que le cas où on dispose de modèles mathématiques aussi bien pour l’effet que pour la cause. Les deux sont alors liés par une équation. Deux cas, (en particulier, il y a en a peut-être d’autres) peuvent se produire :
* La cause est indépendante du phénomène.
Dans ce cas la relation se réduit à une relation différentielle, l’effet étant une primitive de la la fonction cause. Le cas classique est la chute d’un corps en en tenant compte que de la pesanteur
dv/dt=g qui s’intègre en v=gt+v0.
* La cause prend en compte le phénomène.
On obtient alors une relation qu’on qualifie d’équation différentielle. Là encore, un cas classique est la décharge d’un condensateur C dans une résistance R, régi par -Cdv/dt=v/R qui conduit à RCdv/dt+v=0.
Voilà comment je vois la chose, mais, comme dit au départ...