Bonsoir,
Je vais te donner mon avis personnel, donc qui n'engage que moi. D'autres intervenants te répondront sûrement, à toi de faire le tri. Désolé pour les notations, ça me prendrais trop de temps de passer par une écriture plus sophistiquée.
Moi, je fais la distinction entre
* L'intégrale définie, c'est à dire entre deux bornes constantes, comme ∫ab f(x)dx.
Dans ce cas, x peut être remplacée par n'importe quelle autre lettre, à condition évidemment d'utiliser la lettre de remplacement dans l'expression de f(x).
Exemple : ∫ab (x²+1)dx est identique à ∫ab (t²+1)dt sauf qu'on a ∫ab f(x)dx=[x³/3+x]ab et ∫ab f(t)dt=[t³/3+t]ab mais le résultat final est le même.
C'est dans cette optique que je raisonne en termes de variable muette, donc de variable dont le nom importe peu.
* L'intégrale indéfinie, en fait une primitive, qu'on note pour simplifier (par abus de langage ?) ∫f(x)dx.
Dans ce cas, le résultat est forcément une fonction de x (pas d'accord avec le texte correspondant que tu as posté). Il n'y a donc pas ici de variable muette. En particulier, si on part d'une fonction de t, par exemple, la primitive sera une fonction de t.
* L'intégrale fonction de sa borne supérieure, comme ∫ax f(t)dt.
Le résultat est une fonction de x. La variable dans le signe somme reste de type muette au sens où j'en ai parlé précédemment, mais, même si ce n'est pas formellement interdit, pour éviter tout confusion, il vaut mieux utilise un autre nom que celui de la borne supérieure.
Exemple : ∫ax (t²+1)dt=∫ax (u²+1)du=x³/3+x-a³-a donc quelle que soit la variable utilisée dans l'intégrale.