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  1. DJhuff

    Corrigé dissertation

    Bonsoir. Voici un corrigé de ce même sujet de dissertation que je vous propose: " Au XXIème siècle, notre quotidien ne manque pas d'oeuvres fictives décrivant une société où la technique est maître, et où les humains ne sont que ses outils, ce qui conduit alors à leur révolte, ceci afin de tenter de regagner leur liberté. Pourtant, bien que ces oeuvres soient fictives, on ne peut s'empêcher de faire le lien avec nos sociétés développées, où la technique ne cesse de progresser, et ses outils de se multiplier, diminuant l'importance de la place de l'homme en tant qu'individu dans la société. La technique est-elle libératrice ou un facteur d'esclavage ? La technique est l'ensemble des moyens, matériels et intellectuels, qui permettent de transformer la nature. La liberté est un droit que tout individu possède et peut faire prévaloir. Toutefois, les sociétés et pays ne s'entendent pas forcément sur ces libertés (liberté d'expression, de pensée). L'esclavage est la servitude d'un être humain, qui se retrouve dépossédé de ses droits et de sa dignité, par un autre être humain. Un facteur d'esclavage désigne tout ce qui peut favoriser l'esclavage. On peut alors poser la problématique suivante, au vu des précédentes définitions: "La libération ou l'esclavage: que nous apporte la technique ?" En premier lieu, nous nous demanderons en quoi la technique a été libératrice, en second lieu, nous nous interrogerons sur la technique en tant que moteur de notre société, et les dangers qui peuvent en résulter. La libération par la technique Le premier outil de l'homme a toujours été de tout temps sa main. C'est par sa main qu'il modifiait son environnement, pour l'accorder à sa volonté. C'est sa main qui permet de réaliser le travail de tous les outils: griffer, saisir, lancer, creuser, boire, comme l'a dit Aristote. C'est grâce à cette dernière qu'il s'est mis à la fabrication d'outils, pratique qui remonte au début de la lignée humaine avec les pierres taillées. Selon Bergson, la fabrication d'outils et la capacité d'en varier les usages est la définition même de notre espèce, qu'il nomme "Homo faber", ou "Homme charpentier". Cette fabrication d'outils ne sert qu'à un seul but: assouvir un besoin. On comprend donc que la technique, qui nous accompagne depuis les débuts de notre espèce, a permis une forme de libération. L'exemple le plus frappant est l'invention de la roue. Cette dernière a permis alors de diminuer drastiquement le temps de trajet et la quantité de biens transportable d'un point à un autre, libérant l'humain de la marche sur de longues distances. Notre histoire est pleine d'exemples d'outils qui ont offert à l'humain une libération: le bateau qui permet de voyager en mer, le moulin pour la production de farine. Ces outils de la technique ont offert à l'homme une meilleure qualité de vie, une facilité dans de nombreux domaines, une diminution du travail, lui offrant plus de temps à disposer de lui-même ou dans la réalisation d'autres tâches. Ainsi la technique a-t-elle apportée une libération à l'homme. Pourtant, si la technique "raisonnée" semble nous libérer, la technique telle que nous la pratiquons depuis le XXème siècle paraît au contraire nous asservir. L'esclavage par la technique Au XVIIIème siècle apparaît l'industrialisation, une nouvelle forme de technique qui multiplie les rendements dans tous les domaines et a offert à l'humain une qualité de vie sans précédent. Ayant amélioré les conditions de vie de nombreuses populations, une forme de foi dans le progrès technique est apparu, inébranlable, conduisant les sociétés humaines à parfois baser leur économie et leur politique sur la technique, en atteste les fameuses chaînes industrielles de production où les ouvriers se contentent de réaliser une unique tâche précise des heures durant et les nombreux cas d'aliénation qui y ont été rattachés. Il s'agit de ce que le philosophe Jacques Ellul nomme le "règne technique". La technique est le moteur de notre société, on ne fait plus de distinction entre l'être humain et un objet. Tout ce qui intéresse dans le règne technique est l'amélioration des outils et des rendements, ainsi que l'a cité Ellul: "L'homme participe bien à l'économie, mais la technique l'y fait participer comme une chose". Il s'agit là d'un premier danger de la technique, un danger humain. Un autre danger peut menacer notre liberté en rapport à la technique, celui où la société serait dirigée par la technique, ce qui est nommée "technocratie". Dans cette société, les dirigeants seraient des professionnels qui connaissent tout de la société, et prendraient alors les meilleures décisions possibles. En d'autres termes, la sphère privée disparaît de notre société, aliénant l'être humain, il n'y a plus aucune décision à prendre car tout choix est connu et établi grâce à de savants calculs, tout ceci afin d'arriver au meilleur résultat de production, idée qui inquiète Ellul. Un exemple frappant de cette technocratie est le problème actuel que connaissent nos sociétés en rapport à Internet et la transparence des données. Toutes nos données transitent et sont partagées à des milliers de serveurs, ceci afin de nous offrir la meilleure expérience de navigation possible, mais nous ôtant par la même de notre intimité, d'une partie de notre identité. Il apparaîtrait donc que la technique ne permet pas d'atteindre une libération, mais est facteur d'esclavage. En première partie, nous avons pu voir que si la technique a participé à une certaine forme de libération, nous facilitant la vie dans de nombreux domaines, elle est au final, comme nous l'avons démontré en seconde partie, facteur d'esclavage, en nous ôtant la liberté de choisir, l'intimité. Ainsi la technique nous fait-elle ses esclaves, ses outils, ceci afin de parvenir à un unique but, le progrès. Cette recherche du progrès se fait donc au détriment de la liberté de l'être humain. " Ai-je bien problématisé ? Les deux parties de mon développement sont-elles assez longues ? De même que ma conclusion ? Suis-hors sujet ? Pouvez-vous me donner une nouvelle note en la considérant comme une dissertation du bac, et en m'offrant les commentaires qui visent à augmenter cette note ? Je remercie Calliclès pour sa précédente réponse ô combien instructive, et espère pouvoir compter encore une fois sur la bonté d'un internaute éclairé.
    1 point
  2. Black Jack : ce n'est pas l'élève qui est en cause, bien entendu ! Cette lycéenne écrit très bien d'ailleurs et se pose sur ce texte des questions légitimes. Et je lui souhaite bonne chance. En fait, j'incrimine le fait qu'au lieu de lui donner un énoncé clair ( qui éviterait à Olympe d'inventer une force f + une force supplémentaire F ) on (l'auteur de l'énoncé) essaye, pour être moderne, de rester dans une ambiance "entertainement" totalement vaine et finalement un peu "anti-intellectuel -à prise de tête". Ainsi, si on n'est pas "cool", il serait impossible d'enseigner la physique (et le reste) ? On prend Olympe pour une imbécile ce que, visiblement, elle n'est pas du tout ! Pour les conversions d'unités d'accord, c'est un bon exercice ; ceci dit, convertir des km/h en m/s ou l'inverse , quand on a compris le principe .... on a vite fait le tour de la question, non ? Aux élèves : si on veut du visuel et du moderne , il existe de bonnes vidéos sur le net : attreyantes mais solides sur le fond (en mécanique ou autre).
    1 point
  3. Bonsoir, L'énoncé, plutôt vague, ne donne en effet aucune indication ni sur les forces de frottements (et résistance de l'air) ni sur une éventuelle pente de la voie. Je te suggère donc de commencer ton exercice en précisant que tu vas négliger ces forces résistantes devant celle exercée par Superman et que tu vas supposer que la voie est horizontale. Le système étudié est constitué par la rame de métro (mais pas par Superman) Le mouvement sera étudié dans un référentiel terrestre et le repère sera constitué par un axe parallèle à la voie ferrée et dirigé dans le sens du mouvement. 3 forces non négligeables s'exercent sur le système étudié : a) Le poids de la rame de métro. b) La réaction des rails. c) La force " supplémentaire " exercée par Superman. Les deux premières forces ne travaillent pas car elles ont une des directions perpendiculaires au déplacement de la rame, la troisième force a même direction mais de sens contraire que le repère choisi. Tu peux maintenant appliquer le théorème de l'énergie cinétique.
    1 point
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