-
Compteur de contenus
195 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
25
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Galerie
Boutique
Tout ce qui a été posté par Calliclès
-
Peut-on dire tout ce que l'on pense ?
Calliclès a répondu à un(e) sujet de Caliméro86 dans Philosophie
Salut Caliméro: tu as bien fait de m'envoyer cette dissertation, je pense que tu fais fausse route. Tu as mal analysé le sujet et considéré que le débat portait principalement sur "doit-on dire tout ce que l'on pense?" C'est un morceau de la réflexion et tu l'as traité dans ta 2e partie. Mais tu dois bien t'en rendre compte: 1) ce n'est pas la question du sujet et 2) ta deuxième partie est beaucoup plus fournie que la première, dans laquelle tu n'as presque rien mis. La question de ta première partie, sur laquelle tu as été très rapide (tu n'avais rien à en dire: parce que tu n'as pas compris le problème) est réellement: le langage permet-il s'exprimer toute la pensée? Est-ce que nous avons la possibilité de réellement dire tout ce qu'on pense, ou est-ce que certaines pensées forment un inexprimable du langage (l'indicible en littérature), certaines pensées ne trouvant leur expression exacte qu'en équations mathématiques et pas en langue naturelle (la pensée mathématique calcule mieux qu'elle ne dit), et certaines émotions ont du mal à s'extérioriser par le langage et prennent une forme plus éloquente à travers un art (ce que transmettent la musique, l'architecture ou le cinéma, on aurait du mal à l'exprimer en mots, c'est la raison pour laquelle beaucoup de critiques d'art ont l'air de débiter des inepties). Retravaille sur ce problème "peut-on exprimer toutes nos pensées grâce à l'outil du langage?" dans ta première partie. Et s'il te plait, vire la citation "toute vérité n'est pas bonne à dire", c'est d'une banalité incroyable et beaucoup moins intéressant que tout ce que tu as pu dire avant. -
Salut Chopper, j'ai déjà commenté ce texte quelque part sur le forum (mais où? Je ne retrouve pas la source). Question 1a : il suffit de lire le texte, même sans comprendre le raisonnement philosophique, regarde la ligne 2. Question 1b: la première partie n'est pas philosophique, la pierre n'arrête pas de se mouvoir pour la simple raison qu'il y a conservation du mouvement (lorsque je frappe une boule de billard, elle ne s'arrête pas de bouger après que je l'ai frappée: elle poursuit sa trajectoire et va ralentir à cause du frottement contre le tapis de billard). La deuxième occurrence du mot "impulsion" se trouve à la fin du texte, mais il ne suffit pas de le mentionner: il faut dire de quelle impulsion il s'agit, car la comparaison est volontaire de la part de Spinoza. Question 2: Il suffit d'inventer un exemple dans lequel une personne agit sous le coup d'une émotion, et prétend ensuite qu'elle a réagit librement et volontairement. Question 3: Il faut faire appel à l'origine du mot. Se vanter, c'est de la vanité, du rien. Il est bien possible que "se vanter", dans ce contexte, soit un acte vaniteux que notre liberté soit bien plus modeste et réduite qu'on se l'imagine.
-
Commence par nous expliquer ce que tu ne comprends pas. Ce texte prend le lecteur par la main: il est clair et simple au début, et nous emmène vers une réflexion un peu plus profonde ensuite. La première partie du texte nous donne une définition de la liberté au sens commun du terme. L'idée principale est la suivante: l'idée de liberté est très simple à comprendre appliquée à un individu, car l'individu libre, c'est celui qui n'est pas un esclave ou un prisonnier, il peut faire ce qu'il veut (ou "exercer sa puissance" comme dit l'auteur). La deuxième partie oppose cette définition claire de la liberté appliquée à un individu, pour revenir sur le concept de liberté appliqué à une volonté. Et là, les choses se compliquent: la volonté est-elle plus ou moins libre? Si c'est la liberté de vouloir et de ne pas vouloir, il y a alors une contradiction avec le "principe de plaisir", qui fait que nous voulons ce qui nous rend heureux (ou ce qu'on imagine nous rendre heureux, ce qui n'est pas toujours la même chose). Pour être totalement libre de sa volonté, il faudrait être capable de vouloir aussi bien ce qui nous rend heureux que ce qui nous rend malheureux, et donc choisir entre les deux. Or, le principe de plaisir énonce que nous choisissons toujours ce qui nous rend heureux. Il n'y a donc pas de vrai choix, et logiquement: pas de vraie liberté dans la volonté. C'est le coeur du raisonnement, si tu comprends cet argument, tu as compris le texte. La troisième et dernière partie nous montre qu'ensuite, puisqu'on choisit ce qu'on imagine nous rendre heureux, notre plus ou moins grande liberté tient dans notre plus ou moins bonne qualité de conseil et d'information, pour réduire cette marge d'erreur de l'imaginaire. Par exemple, une personne qui n'a jamais réfléchi au bonheur plus de 20 secondes peut s'imaginer que le bonheur: c'est l'argent. Et si cette personne devient riche, et commence à dépenser sa fortune en fêtes, voitures de luxe, prostituées et cocaïne, elle va rapidement se rendre compte qu'elle n'est pas heureuse. Cet exemple te paraît étrange et peu réaliste? Ce n'est pas un exemple imaginaire: c'est ce qui est arrivé au gagnant de la loterie britannique Michael Carroll, un éboueur de 19 ans qui a gagné en 2002 la somme de 9,7 millions de livres sterling (j'ai vérifié, d'après une conversion en ligne de la Bank of Engand, en tenant compte de l'inflation cela correspondrait à 16,493,883.91£ d'aujourd'hui, ce qui fait approximativement 18 655 720€), il a presque tout dépensé en drogues et en alcool, à partir de 2012 il a travaillé à l'emballage des cookies dans une usine écossaise, il dit fièrement en interview que son salaire minimum le rend plus heureux que n'importe quel million. Je te mets un lien vers un site racontant son histoire: https://www.huffpost.com/entry/michael-carroll-lottery-works-cookie-factory_n_3568198 En tout cas, si la liberté (appliquée à la volonté) consiste juste à plus ou moins bien comprendre ce qui nous rend heureux, alors: la liberté devient la même chose que l'instruction et l'information. Et les gens mieux informés et plus instruits sont automatiquement plus heureux, puisqu'ils sont capables de mieux comprendre ce qui les rendrait heureux (par exemple, si Michael Carroll avait eu un seul cours d'économie dans sa vie, il aurait fait des investissements pour rester riche à moyen ou long terme, au lieu de sniffer de la cocaïne à travers le corps de son stylo-plume en or massif, il a donc manqué d'instruction). C'est ce que veut dire l'auteur par "libre n'est qu'un synonyme d'éclairé" : puisqu'on veut toujours ce qui nous rend heureux, la question est de savoir à quel point on peut faire la différence entre ce qui sert vraiment notre bonheur, ou une satisfaction puérile à court-termes (comme le merveilleux projet de Michael Carroll, qui consistait à boire, à se droguer et à se payer des prostituées de luxe jusqu'à redevenir pauvre: il n'a pas réfléchit longtemps à ce que signifiait le bonheur, l'argent ou la liberté, et à titre personnel je pense qu'il a passé plus de temps le nez dans la coke qu'à se poser des questions philosophiques). La conclusion du texte étant que dans cette définition de la liberté (entendue comme appliquée à une volonté), il n'y a pas de liberté à proprement parler, mais un choix forcé, plus ou moins éclairé. Michael Carroll cherchait à être heureux quand il était éboueur: c'était pour gagner de l'argent afin de se payer ce qu'il voulait. Une fois qu'il a eu de l'argent, il aurait pu l'investir, en profiter pour se payer des cours d'économie en vivant sur une petite partie de sa fortune en attendant de savoir quoi faire de tous ces millions de façon instruite, ou de façon plus fainéante: payer les services de comptables et de conseillers financiers pour une infime partie de sa fortune. Mais il a fait un choix légèrement moins éclairé: il a choisit de s'acheter des voitures de course, des putes et des kilos de cocaïne. Il est donc logiquement redevenu pauvre, mais il a trouvé le bonheur dans une réflexion simple: dans ses interviews, il prétend que s'il n'avait pas épuisé sa fortune, il serait mort à force de boire et de se droguer. Certaines personnes boivent et se droguent pour oublier leur misère, Michael Carroll est devenu brièvement riche et sa misère l'empêche d'avoir les moyens de boire et de se droguer à mort. On peut considérer, très relativement, qu'il a progressé sur le chemin du bonheur en prenant la route la plus étrange ou navrante possible.
-
Doublon, je ferme ce sujet car il est déjà traité ici:
-
Somme nous moins heureux quand nous somme plus responsable
Calliclès a répondu à un(e) sujet de arnauld dans Philosophie
Salut à toi, ravi de t'avoir aidé. Cela veut dire que la liberté est une condition nécessaire (mais non suffisante) du bonheur. Il faut pouvoir faire ses propres choix. Pour éviter de partir dans un argument métaphysique sur l'articulation de la liberté au bonheur, je te propose une étude concrète: le World Happiness Report (rapport mondial sur le bonheur) de l'ONU montre qu'on est généralement moins heureux dans les pays autoritaires. Cela dépend comment tu utilises l'argument. Tu peux citer Kant là-dessus, mais attention: si tu en fais un argument portant uniquement sur le bonheur, qui ne dit rien de sa relation à la responsabilité ou au devoir, alors cela deviendra un argument hors-sujet. Si tu as peur du hors-sujet, garde en tête ceci: la dissertation explore une relation entre deux termes, pas les deux termes séparément. Ce qui est très simple à comprendre si tu compares la philosophie à n'importe quelle autre matière. Si un contrôle de maths de demande de calculer le rapport de proportion entre deux segments de droite, et que tu mets en réponse la définition d'une droite seule, c'est hors-sujet. Si une synthèse d'histoire te demande de résumer l'impact des mesures de Roosevelt sur l'issue de la Première Guerre Mondiale et de la politique mondiale de l'entre-deux guerres, mais que ta copie mentionne seulement l'arrivée au pouvoir de Roosevelt sans évoquer la guerre: c'est hors-sujet aussi. -
Somme nous moins heureux quand nous somme plus responsable
Calliclès a répondu à un(e) sujet de arnauld dans Philosophie
Je rallume mon PC pour la seule fois de la journée et tu viens de poster il y a une minute! Tu as de la chance. Facteur hors-sujet comme l'argent: c'est toi qui parlais de facteurs du bonheur qui ne jouent pas sur la responsabilité, je reprends tes mots. Et puisque le sujet porte sur "bonheur ET responsabilité", si tu as un argument qui ne parle que tu bonheur tout seul, comme l'argent... Il est hors-sujet. La pire erreur à faire, pour l'instant, serait un plan du type: A) le bonheur, B) la responsabilité, C) un autre truc. Tu dois traiter bonheur et responsabilité conjointement: le sujet de réflexion, ici, c'est justement comment ils s'articulent l'un à l'autre. Est-ce que la responsabilité rend moins heureux? (ça paraît évident, puisque ça rajoute des contraintes) Est-ce que faire son devoir, en tant que source de fierté et de positionnement social, peut rendre heureux? (ça paraît contre-intuitif, mais pas tant que ça: beaucoup de gens attachent énormément d'importance à leur travail, leur vocation et existent à travers leurs responsabilités, ils en tirent visiblement quelque chose qu'ils ne souhaitent pas abandonner). Et enfin, en conclusion: est-ce que la responsabilité ne serait pas aussi une condition de la liberté, donc du bonheur? Bien sûr que la responsabilité est une contrainte, mais quelle liberté concrète n'implique pas des contraintes? Si tu as une liberté de circulation dans ton pays (pas comme les Nord-Coréens qui n'ont pas le droit de sortir de leur préfecture de résidence sans une autorisation policière), alors tu as aussi une responsabilité: tu dois respecter le code de la route par exemple. Ne pense pas à la liberté et la responsabilité comme des concepts trop abstraits: la liberté s'incarne de façon très concrète dans des situations quotidiennes. Pense aux libertés politiques définies par la loi: circulation, presse, expression, réunion, vote... Nos libertés sont toutes nécessairement attachées à des contraintes, qui sont le pendant de la responsabilité. En fait, plus tu es libre, plus tu es responsable. Et un irresponsable heureux: c'est un enfant, il n'y a pas d'adulte irresponsable et heureux, parce qu'un tel adulte ne jouirait pas de ses libertés, ce serait un handicapé sous tutelle. Si tu comprends ça, tu comprendra l'intérêt de ce sujet de réflexion, et pourquoi tu n'as pas qu'une réponse possible. Je te donne un exemple qui vient du roman "Jurassic Park" de Michael Chrichton (pas un grand philosophe, donc, mais il a des exemples marquants): si tu apprends un art martial à haut niveau, et que tu deviens un combattant suffisamment expert pour tuer quelqu'un à mains nues, tu acquiers une responsabilité en plus. Au cours de ton apprentissage des arts martiaux, tu as normalement aussi appris la maîtrise de soi, le respect de l'adversaire, le jugement du danger: bref tu as acquis la sagesse de ne pas utiliser ton savoir n'importe comment. Au moment où tu as la liberté de tuer à mains nues, tu as également acquis la responsabilité morale de ne pas le faire (et de n'utiliser ce savoir-faire qu'en cas de légitime défense). La liberté implique logiquement la responsabilité. Pour résumer: ce sujet de philo n'est pas très difficile, mais tu dois comprendre au moins trois choses: 1) la réponse apparemment évidente "bah oui, quand il faut faire plus on est pas heureux" implique une vision négative de la responsabilité. Seuls les enfants ont une vision seulement négative de la responsabilité (et encore, beaucoup d'enfants aiment que leurs parents les impliquent dans la maison en leur donnant des responsabilités petit à petit). 2) Ce sujet implique également le concept de liberté, il faut en parler. 3) Ce sujet implique une sous-question: "peut-on être heureux sans être libre?" qu'il faudra traiter dans une des parties ou dans une transition. -
Somme nous moins heureux quand nous somme plus responsable
Calliclès a répondu à un(e) sujet de arnauld dans Philosophie
Si ta responsabilité n'est pas en jeu, alors c'est un facteur hors-sujet. L'argent seul ne suffit visiblement pas à faire le bonheur, sinon comment expliquer qu'autant de gagnants du Loto se suicident? (il y a une cellule psychologique à la Française des jeux pour essayer de prévenir ce phénomène). -
Somme nous moins heureux quand nous somme plus responsable
Calliclès a répondu à un(e) sujet de arnauld dans Philosophie
Non. Ce qui fonde la responsabilité, c'est la liberté. Tu n'as pas choisi de tomber malade, par exemple: ce n'est pas de ta faute et ta responsabilité n'est pas en jeu (à moins que tu ais fait exprès d'attraper une maladie, ce qui est tout de même un cas franchement rare). Les sentiments non plus ne sont pas choisis. Si tu tombes amoureux de quelqu'un, ce n'est pas de ta faute. En revanche, tu dois choisir quoi faire de ce sentiment. Par exemple: si une prof de français mariée, avec des enfants, dans la trentaine, tombe amoureuse d'un élève de seconde qui a seulement 15 ans, ce n'est pas sa faute. Mais sa responsabilité morale consiste à ne pas sortir avec cet élève de 15 ans, puisque là elle commettrait un abus de mineur caractérisé. -
Somme nous moins heureux quand nous somme plus responsable
Calliclès a répondu à un(e) sujet de arnauld dans Philosophie
C'est un sujet sur la morale et le bonheur. On peut résumer la problématique a "est-on plus malheureux lorsqu'on fait son devoir?" Tu dois comprendre le dilemme que ça pose: d'un côté les responsabilités sont une contrainte, de l'autre la responsabilité vient avec des libertés (qui créent justement des obligations). Par exemple: lorsque tu tu sera majeur tu sera considéré comme un adulte responsable par la loi, donc tu n'aura aucun traitement de faveur ou de circonstance atténuante lors de ton procès si tu commets un crime, tu aura plus de responsabilités. Mais d'un autre côté, cela s'accompagne de plus de libertés: tu pourras acheter ce que tu veux, consommer de la pornographie légalement, tu auras le droit de vote, etc... -
Je te réponds ici:
-
aidez-moi svp pour une dissertation en philo "Le bonheur est-il le but de la politique?"
Calliclès a répondu à un(e) sujet de fluxy dans Philosophie
Tu es clairement sur la bonne voie, tu peux développer un peu la problématisation. -
Avant de te répondre, je voudrais savoir s'il y a des choses que tu ne comprends pas dans ce texte. Les répliques de Socrate te donnent de solides arguments pour distinguer l'opinion de la science, tu peux les expliquer pour répondre à la question 3. Les questions 1 et 2 doivent t'amener à collecter des arguments à utiliser pour répondre à la 3.
-
aidez-moi svp pour une dissertation en philo "Le bonheur est-il le but de la politique?"
Calliclès a répondu à un(e) sujet de fluxy dans Philosophie
Bonsoir Emma, C'est exactement la première séquence que j'ai faite avec mes élèves cette année. Le but est d'abord de comprendre en quoi le bonheur serait politique. On pourrait considérer que les lois, la police, le budget, voire la gestion de l'énergie soient des sujets politiques, mais le bonheur? En fait, le bonheur des citoyens est central dans les objectifs à long terme de la politique. Si le gouvernement rend les citoyens misérables, ils considéreront qu'il y a peut-être plus d'avantages à vivre ailleurs (donc à émigrer, comme le font un certain nombre de personnes qui fuient des régimes politiques trop contraignants), ou à vivre en-dehors des règles de la société (donc à se tourner vers la criminalité, puisque l'honnêteté n'est pas récompensée). Cependant, pour assurer une certaine qualité de vie à ses citoyens, l'Etat doit aussi leur imposer des règles (par exemple, pour le bien-être général, il est interdit de commettre un meurtre ou de torturer des gens, et tant pis pour le bonheur des sadiques, qui se retrouvent privés de leur plaisir). De la même façon, afin de permettre le fonctionnement des institutions, l'Etat doit passer par de nombreuses contraintes, notamment les impôts. Du coup, un certain nombre de mesures politiques visent à augmenter le bonheur des gens. Mais comment le quantifier? Je te donne un exemple en or pour ta dissertation: en 2011 le Bhoutan (ce petit pays voisin de la Chine, qui a un dragon sur son drapeau) a porté un projet qui a finalement abouti à l'ONU: ils ont insisté pour qu'on ne mesure pas seulement le Produit Intérieur Brut des pays, mais aussi leur Bonheur Intérieur Brut. Des sociologues ont monté un indice complexe pour tenter de mesurer le bonheur, et d'après les résultats il n'est pas relatif à la culture, mais plutôt aux institutions politiques. https://fr.wikipedia.org/wiki/Rapport_mondial_sur_le_bonheur -
La peur nous maintient t-elle en vie ?
Calliclès a répondu à un(e) sujet de LOLILOL32 dans Philosophie
C'est plutôt un sujet pour un psychologue, ou un éthologue! La peur, évidemment, maintient en vie. Si tu as un exercice de narratologie à écrire (et pas une dissertation philosophique), voici quelques pistes: Un vieux revient au monument au mort ou dans un cimetière militaire, et raconte ses souvenirs de guerre à un enfant (peut-être son petit-fils?). Au fur et à mesure des noms qu'ils voient sur les tombes, l'enfant remarque qu'il ne connait presque personne avec ces noms-là dans leur village. Le vieux lui fait remarquer que beaucoup sont morts sans enfants, et que ceux qui sont restés à l'arrière n'ont pas leur nom dans ce cimetière ou monument-là. On peut imaginer une morale du type "nous sommes les descendants de ceux qui avaient peur de se battre, les plus courageux sont morts en premier" Suivre le quotidien d'un mec qui souffre d'une pathologie neurologique rare: il ne ressent pas la peur. Du coup, son quotidien est un enfer: il manque de se faire écraser parce qu'il oublie de regarder avant de traverser la rue, il ne met pas sa ceinture de sécurité, c'est un danger public en voiture... Il fume, boit et se drogue alors qu'il a un enfant, il s'est fait agresser plusieurs fois parce qu'il n'évite pas les confrontations et les insultes, il n'arrive pas à garder un travail parce qu'il ne respecte pas les consignes de sécurité. Bref, tout indique que ce mec aurait dû mourir des centaines de fois si les autres ne faisaient pas attention pour lui. Une histoire "oublier sa peur", avec un jeune homme qui assiste à une sorte de séminaire de développement personnel avec un discours vaseux qui promet de "dépasser la peur" en quelques semaines de stage. Il signe pour le stage, on le voit faire des exercices de plus en plus dangereux et suivre des discours de plus en plus radicaux, et à la fin on se rend compte que ce n'est pas vraiment du développement personnel: c'est le lavage de cerveau d'une secte qui fait des attentats-suicides, il il suit la formation des kamikazes. La peur est un instinct très spécifique, et on peut le comprendre comme aussi utile que la faim, la soif ou le désir sexuel. Les animaux qui fuient à temps vivent plus longtemps que ceux qui essaient de se battre. -
La recherche d'une première vérité de Jules Lequier
Calliclès a répondu à un(e) sujet de juju du 13 dans Philosophie
C'est un peu ce que j'avais envie de répondre... Et est-ce qu'en te filant un corrigé clé-en-main, je vais t'aider à progresser pour autant? Réponds déjà aux quatre premières questions, ça va te permettre de beaucoup mieux voir de quoi parle le texte. -
Faut-il que l'homme vive selon la nature ?
Calliclès a répondu à un(e) sujet de Caliméro86 dans Philosophie
Attention: la problématique "peut-on vivre SANS la nature?" est ici un hors-sujet. Personne ne te demande si on peut vivre sans les forêts et les océans (la réponse est NON, sinon l'écosystème s'effondre et tout le monde meurt, les écologistes le disent depuis 50 ans et toute la communauté scientifique leur donne raison). Tout le problème repose dans la formule "selon la nature", qui est ambiguë. Cela peut vouloir dire deux choses différentes: 1) faut-il vivre selon la nature extérieure? En suivant les contraintes naturelles ou en essayant de s'en émanciper? Là, on va rentrer dans un débat qui peut rapidement devenir idiot, puisque l'être humain se caractérise par sa capacité à transformer l'environnement. Et ce n'est pas un phénomène moderne: depuis que le feu est inventé (et sans doute déjà avant), on chasse, on défriche, on repousse, on colonise et on fabrique. Donc soyons clairs: nous sommes contre-nature, depuis un bon moment. L'agriculture, la chimie, les voitures, les trains électriques, nos moyens de communication: tout ça nous soustrait de plus en plus aux contraintes naturelles. Mais soyons lucides: c'est le cas depuis le début de l'humanité au sens large, nous modifions notre environnement en aménageant des abris et en produisant des outils. Mais n'est-ce pas aussi le cas de beaucoup d'animaux, finalement? Les fourmis aussi vivent dans des abris qu'elles construisent, et tentent de contrôler leur environnement. Un être vivant au sens large est un être qui, en plus de grandir et de se reproduire, exerce un certain contrôle sur son environnement. Mais l'être humain a poussé les outils très loin et ne vit plus selon les mêmes règles que beaucoup d'autres êtres vivants: il transforme son habitat à une échelle suffisamment grande pour menacer l'écosystème entier. C'est justement ce problème que révèle l'écologie, et s'enfoncer dans la maîtrise de la nature, sans limiter son impact, c'est aller droit dans le le mur. D'autre part, vivre "selon la nature" peut aussi vouloir dire en imitant la nature, ou les logiques qu'on imagine être naturelles. Par exemple, certains ultra-conservateurs pensent que l'homosexualité est "contre-nature". Ces gens-là ne veulent pas forcément dire que l'homosexualité n'existe pas dans la nature (une petite heure au zoo leur montrerait que l'homosexualité est très présente dans la nature). Mais que selon eux, la nature humaine est profondément liée à l'hétérosexualité (ce en quoi ils font preuve d'une immense arrogance intellectuelle, puisqu'ils n'apportent aucune preuve scientifique de cette "nature humaine"). 2) Faut-il vivre selon sa nature propre, ou en essayant de la dépasser? Le problème a l'air simple, mais il ne l'est pas. S'émanciper de sa nature propre n'est pas de la science-fiction (laissons de côté les transhumanistes et leur recherche d'immortalité ou leur quête du transfert de conscience dans un support informatisé). Plus proche de nous, il y a des gens qui rectifient leur nature propre: des transexuels (mon correcteur orthographique considère ce mot comme une faute d'orthographe...), mais aussi des gens qui se font poser une prothèse. Ou des myopes qui se font opérer au laser, ou encore des gens qui utilisent un appareil dentaire... Bref, une bonne partie de la médecine consiste à aller contre une partie de sa nature, et ce n'est peut-être pas un mal, puisqu'on y gagne en qualité de vie et en confort. Le plan peut être assez complexe à construire, selon la direction que tu veux prendre. -
Très beau texte, puisqu'il est actuellement confirmé par les neurosciences et la psychologie moderne: nous agissons et imaginons après-coup des justifications, comme l'homme ivre donné en exemple dans la fin de l'extrait. 1/ cette question est tellement bizarre... C'est pour filtrer les élèves qui n'ont vraiment rien compris à la philo, non? Si Spinoza s'intéressait aux pierres, ce serait un texte de géologie, pas de philo. La pierre n'est évidemment qu'un exemple. 2/ Alors, je ne sais pas ce que sont les A et B, du coup... J'imagine que ce sont des questions précédentes que tu n'as pas écrites ici? Peu importe, d'ailleurs: la thèse du texte est expliquée à partir de la ligne 12, je te laisse la comprendre. Pour les étapes du raisonnement: il y a deux paragraphes, donc deux grandes parties. L'exemple de la pierre, d'abord dans sa dimension physique. Puis l'exemple de la pierre, compris dans la dimension de la conscience (en imaginant que la pierre ait une conscience et qu'elle s'imagine faire un effort pour rouler, alors qu'elle est contrainte matériellement à continuer de rouler). 3/ Réponse courte: de notre ignorance. Je te laisse développer, Spinoza explique clairement son point de vue de la ligne 12 à la ligne 20. Très beau texte, qui synthétise tout ce qu'on a besoin de dire en Tle sur la liberté. Je vais me le recopier dans un coin...
-
La recherche de la vérité est elle vaine
Calliclès a répondu à un(e) sujet de Nathan18 dans Philosophie
Salut, j'ai un paquet de copies sur les bras, d'autres cours à préparer et une vie personnelle (si si, ça m'arrive). Du coup, si tu es pressé, je suis désolé de te le dire: c'est le mauvais forum. -
La recherche de la vérité est elle vaine
Calliclès a répondu à un(e) sujet de Nathan18 dans Philosophie
J'ai bien lu ton devoir, je prendrai le temps d'y répondre ce weekend, je suis un peu débordé. -
Karl Marx et la religion comme aliénation économique
Calliclès a répondu à un(e) sujet de nicolas_mrvh dans Philosophie
N'étant vraiment pas familier des textes de Marx (à l'exception de deux ou trois extraits choisis), je ne suis pas la meilleure personne pour t'aider, malheureusement. Je trouve que la synthèse est étrange: la religion comme aliénation économique? Je vois tout à fait en quoi la religion est une aliénation de la justice ou de la conscience politique, chez Marx, puisqu'elle promet une justice divine qui n'arrivera jamais à des gens qui subissent une injustice sociale bien réelle. On peut considérer la religion comme un appel à l'inaction, donc un moyen de contrôle politique: si j'étais persuadé qu'un ministre ignoble et pervers sexuel va brûler en enfer, ça pourrait apaiser mon indignation devant le fait qu'il ne démissionne pas et qu'il échappe à la justice, je n'aurais plus qu'à patienter. Mais pendant que je patiente: il est encore au pouvoir et rien n'est fait (toute ressemblance avec un ministre de l'Intérieur et des Outre-Mer fictif ou réel serait purement fortuite). Donc la religion comme aliénation de la conscience politique, très bien. Mais une aliénation économique, je ne vois pas de quoi on parle. Je t'invite à relire ton cours, parce que l'articulation entre religion et aliénation économique m'échappe. -
La recherche d'une première vérité de Jules Lequier
Calliclès a répondu à un(e) sujet de juju du 13 dans Philosophie
Je confirme, rien n'est plus facile que de trouver un corrigé en ligne, et le plagiat c'est zéro automatique. Pour t'aider à faire le commentaire, voici la recette d'une bonne intro: 1) de quoi ça parle? (c'est le thème) 2) à quelle question cela répond? (c'est le problème) 3) quelle réponse précise est développée dans le texte? (c'est la thèse: l'idée centrale du texte) 4) quelles sont les étapes du raisonnement? (c'est le plan) Ici, je te donne le thème (mais il faut que tu trouves le reste tout seul): ce texte parle de la liberté d'action. -
Hlp:devoir maison:question d’interprétation :comment Henri Bergson établit il l’importance du « moi social »?
Calliclès a répondu à un(e) sujet de Oriane dans Philosophie
Salut Oriane, Si tu ne comprends pas certains mots, utilise un dictionnaire, il suffit de les chercher en ligne. Ensuite, cela demande deux choses différentes: la question et le commentaire ne sont pas le même devoir. Pour la question: le "moi social" est important pour deux choses différentes. D'une part il est la partie sociale de nous-même qui partage de nombreux points communs avec autrui. Donc pour vivre en société, il faut bien s'investir de ce "moi social". Concrètement, cela veut dire: être dans la norme sociale, respecter les us et coutumes. Parfois, c'est un apprentissage qui demande de respecter un code, comme la politesse (ton moi intime n'a pas forcément content de dire "merci" et "s'il vous plaît", c'est ton moi social qui respecte ces obligations). Et puisque le moi social suit la société, c'est aussi lui qui te fait respecter les traditions et mépriser les marginaux (mais Bergson s'en fout). Puisque Bergson fait une métaphore spatiale, disant que ta conscience a une étendue de surface et une profondeur cachée, je vais faire la même chose. En surface, tu as une obligation horizontale à respecter le moi social: parce que c'est la partie de toi-même qui est en contact avec les autres. Les "moi sociaux" se tiennent les uns contre les autres comme une banquise sur l'océan arctique. La deuxième façon dont Bergson montre l'importance, c'est une obligation verticale: tu dois respecter ton moi social pour être en accord avec toi-même, trouver une stabilité psychologique (une banquise est faite d'icebergs, qui ont une grosse partie immergée, assez lourde pour les maintenir en équilibre). Je te joins un petit schéma de la métaphore de Bergson. Et puisque je suis un infographiste de talent, c'est un schéma bâclé en deux minutes sur Paint 3D! Pour le commentaire, ton ou ta prof t'a carrément fait un texte à trous! Du coup, tu peux le remplir avec le thème du texte, avec le problème, avec la thèse, puis le plan du texte. Pour le corps de texte: ton commentaire doit faire autant de parties que le texte lui-même. -
La première question trouve sa réponse dès le début du texte. Comment est présentée la notion d'intérêt général? Tout le texte en parle, mais les trois premières lignes sont assez claires. La seconde question est une intro à la réflexion philosophique et aux dissertations: doit-on respecter la justice seulement parce qu'elle est avantageuse? Bien sûr que non, puisqu'elle n'avantage pas les coupables. Et pourtant, si elle n'avait aucun avantage, tout le monde devrait essayer d'échapper à la justice. Relis ce texte doucement, tu verras que Hume donne au moins deux arguments pour respecter la justice.
-
Tu ne pouvais pas mieux tomber: je viens de finir un cours en distanciel sur cette notion avec une élève. 1) La thèse de l'auteur est à la fin, Locke est un philosophe méthodique qui fait tout pour s'exprimer clairement, il n'y a pas de piège. Idem pour le déroulement de l'argumentation: c'est un texte articulé en plusieurs paragraphes: aucun piège, il y a autant d'étapes que de paragraphes, tout simplement. 2) La comparaison est faite en creux. L'état de nature est défini par une suite de négations, il faut comprendre: "donc, dans la société civile, au contraire..." 3) Existe-t-il des lois naturelles? C'est une question de réflexion qui mérite que tu argumentes, mais tu dois comprendre le problème, qu'on peut formuler de la façon suivante: comment une loi peut-elle être naturelle alors que les lois doivent être décrétées par définition? Il y a une tension entre l'idée même de loi: écrite, promulguée par une autorité, artificielle, conventionnelle, issue du débat public et de la volonté d'imposer un ordre social par-dessus l'ordre naturel, et l'idée de nature, qui est immanente, immuable, indifférente aux décisions et aux décrets. Une loi, c'est comme un calendrier, de l'argent ou un moyen de contraception: c'est extrêmement pratique et on aurait tort de s'en passer, mais c'est évidemment contre-nature. Les scientifiques disent "loi de la nature" en commettant un abus de langage, lorsqu'ils décrivent les règles immuables de la physique. Mais Locke ne parle visiblement pas de ça.
-
Explication de texte d'Aristote la Politique
Calliclès a répondu à un(e) sujet de karmine dans Philosophie
On peut mais c'est un exercice difficile. Mieux vaut rester sur le texte autant que tu peux pour éviter les erreurs d'interprétation. Ensuite, il faut apprendre à critiquer.
