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Correction explication linéaire


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Bonjour. Pouvez-vous me corriger mon explication linéaire et m'éclairer de vos lumières ? Merci

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Voici mon introduction.

Nous allons étudier une fable de Jean de La Fontaine qui a sa place dans notre parcours PENSÉE ET IMAGINATION au 17ème siècle. En effet, Les animaux malades de la peste est un apologue ,c'est-à-dire un récit bref, plaisant qui stimule l'imagination du lecteur et qui délivre une morale, en d'autres termes un enseignement. Jean de LA Fontaine, né au 17 ème siècle, est un fabuliste français qui s'est attiré la défaveur de Louis XIV en prenant la défense de son premier protecteur Nicolas  Fouquet condamné à la prison à vie  par le roi. Dans cette fable, le lion réunit tous les animaux pour trouver un responsable de l'épidémie de la peste. Il demande à chacun de dénoncer son crime. Nous verrons comment ce récit condamne la cour et le pouvoir des puissants. Après la lecture, nous étudierons le texte en 3 mouvements. Tout d'abord, nous examinerons, des lignes 25 à 33 le discours du lion. Puis, nous verrons, des lignes 34 à 48, la défense habile du renard. Enfin, nous étudierons des lignes 49 à la fin, le jugement de l'âne. 

 

Tout d'abord, nous assistons au discours du roi qui se confesse devant l'assemblée des animaux. Il semble faire preuve de courage et d'honnêteté car il paraît reconnaître un crime qu'il aurait fait lui même avec LE PRONOM PERSONNEL de la première personne du singulier « pour moi » L.25, « j » L.26 , « m' » L.28. Il avoue deux crimes : celui d'avoir manger des moutons et un berger. LE REJET du terme « berger » L.29 provoque la surprise et accentue la gravité des faits avoués. LE CHAMP LEXICAL DE LA GLOUTONNERIE «  satisfaisant », « appétits gloutons » L.25, « dévoré » L .26, « manger » montrent qu'il est pleinement responsable. Il les à dévoré non pas parce qu'il avait naturellement faim mais par gourmandise. Il a péché. Il s'affiche comme coupable comme le souligne LA QUESTION RHÉTORIQUE « Que m'avait-il fait ? » L.27. Le lion vient d'avouer un comportement fautif et semble prêt à se sacrifier pour sauver son peuple de la peste comme l'atteste le VERBE AU FUTUR DE L'INDICATIF « dévouerai » L. 30. Mais en réalité il ne s'accuse pas vraiment. L'ADVERBE « quelquefois » L.28 montre qu'il atténue son crime. La restriction « s'il le faut » atteste qu'il n'a pas l'intention de se sacrifier. Son discours se veut convaincant. Les ARTICULATIONS LOGIQUES sont fortement présentes. LA CONJONCTION DE COORDINATION « donc » L.30 montre qu'il en arrive à énoncer une conséquence. LA CONJONCTION DE COORDINATION  « mais » L.30 marque une opposition et lui permet de nuancer son propos. LA COMPARAISON « ainsi que moi » L.31 lui permet de donner un exemple et invite les autres à le suivre. Il justifie cette invitation avec un argument introduit par LACONJONCTION DE COORDINATION « car » L.32. Il veut impliquer tout le monde comme le montre LE PRONOM « on » L.32.On note aussi UN SUPERLATIF L.33 qui sous entend qu'il y a « plus coupable ».

 

Ensuite, nous assistons à une défense habile du renard. (je ferai cela demain : mon cerveau chauffe!)

 

 

 

 

 

 

 

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Bonjour j'ai modifié mon introduction. Merci

 

Nous allons étudier une fable de Jean de La Fontaine qui a sa place dans notre parcours PENSÉE ET IMAGINATION au 17ème siècle. En effet, Les animaux malades de la peste est un apologue ,c'est-à-dire un court récit  plaisant dans lequel les animaux parlent  et qui délivre une morale, en d'autres termes un enseignement. Jean de LA Fontaine, né au 17 ème siècle, est un fabuliste français qui dans ses Fables critique le roi et sa Cour. Dans cette fable, le lion réunit tous les animaux pour trouver un responsable de l'épidémie de la peste. Il demande à chacun de dénoncer son crime. Nous verrons comment ce récit condamne la cour et le pouvoir des puissants. Après la lecture, nous étudierons le texte en 3 mouvements. Tout d'abord, nous examinerons, des lignes 25 à 33 le discours du lion. Puis, nous verrons, des lignes 34 à 48, la défense habile du renard. Enfin, nous étudierons des lignes 49 à la fin, le jugement de l'âne

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  • E-Bahut
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Le 28/02/2021 à 13:49, maël - missme a dit :

Bonjour. Pouvez-vous me corriger mon explication linéaire et m'éclairer de vos lumières ? Merci

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image.png.a5ec2838c77fe43c84d77850a6b61141.png

Voici mon introduction.

Nous allons étudier une fable de Jean de La Fontaine qui a sa place dans notre parcours PENSÉE ET IMAGINATION au 17ème siècle. En effet, Les animaux malades de la peste est un apologue ,c'est-à-dire un récit bref, plaisant qui stimule l'imagination du lecteur et qui délivre une morale, en d'autres termes un enseignement. Jean de LA Fontaine, né au 17 ème siècle, est un fabuliste français qui s'est attiré la défaveur de Louis XIV en prenant la défense de son premier protecteur Nicolas  Fouquet condamné à la prison à vie  par le roi. L'auteur , dans cet apologue, considère la faiblesse de la destinée , la misère morale des êtres , et constate la cruauté d'une société fondée sur la force . Dans cette fable, le lion réunit tous les animaux pour trouver un responsable de l'épidémie de la peste. Il demande à chacun de dénoncer son crime. Nous verrons comment ce récit condamne la cour et le pouvoir des puissants. Après la lecture, nous étudierons le texte en 3 mouvements. Tout d'abord, nous examinerons, des lignes 25 à 33 le discours du lion. Puis, nous verrons, des lignes 34 à 48, la défense habile du renard. Enfin, nous étudierons des lignes 49 à la fin, le jugement de l'âne. 

Composition

V.1-14 : Le Lion harangue son peuple 

V.15-33 : Le renard le disculpe et la Cour duplice est intéressée 

V.34-48: et l'approuve aussitôt ;

 V.49-54 :

le petit peuple , représenté par l'Ane  ne détecte pas le piège et s'accuse avec humilité 

V.55-62 : le verdict de mort est prononcé sans délai 

 

Tout d'abord, nous assistons au discours du roi qui se confesse devant l'assemblée des animaux. Il semble faire preuve de courage et d'honnêteté car il paraît reconnaître un crime qu'il aurait fait lui même avec LE PRONOM PERSONNEL de la première personne du singulier « pour moi » L.25, « j » L.26 , « m' » L.28. Il avoue deux crimes : celui d'avoir manger des moutons et un berger. LE REJET du terme « berger » L.29 provoque la surprise et accentue la gravité des faits avoués. LE CHAMP LEXICAL DE LA GLOUTONNERIE «  satisfaisant », « appétits gloutons » L.25, « dévoré » L .26, « manger » montrent qu'il est pleinement responsable. Il les a dévorés non pas parce qu'il avait naturellement faim mais par gourmandise. Il a péché. Il s'affiche comme coupable comme le souligne LA QUESTION RHÉTORIQUE « Que m'avait-il fait ? » L.27. Le lion vient d'avouer un comportement fautif et semble prêt à se sacrifier pour sauver son peuple de la peste comme l'atteste le VERBE AU FUTUR DE L'INDICATIF « dévouerai » L. 30. Mais en réalité il ne s'accuse pas vraiment. C'est une confession hypocrite, soigneusement étouffée sous des lieux communs de l'art oratoire (avec 3 mots ",mes chers amis", le roi prend un ton de bonté , lui , envoyé par Dieu sur la terre pour protéger ses sujets , et le peuple va s'associer à sa prière : voir le vocabulaire religieux . La confession publique apparaît donc comme un premier sacrifice Pas un mot de repentir , négation par le Lion de toute circonstance atténuante pour l'âne : "sans indulgence , v.23-24 , torts = appétits gloutons , dévoré, .

 

 

 L'ADVERBE « quelquefois » L.28 montre qu'il atténue son crime. La restriction « s'il le faut » atteste qu'il n'a pas l'intention de se sacrifier. Son discours se veut convaincant. Les ARTICULATIONS LOGIQUES sont fortement présentes. LA CONJONCTION DE COORDINATION « donc » L.30 montre qu'il en arrive à énoncer une conséquence. LA CONJONCTION DE COORDINATION  « mais » L.30 marque une opposition et lui permet de nuancer son propos. LA COMPARAISON « ainsi que moi » L.31 lui permet de donner un exemple et invite les autres à le suivre. Il justifie cette invitation avec un argument introduit par LACONJONCTION DE COORDINATION « car » L.32. Il veut impliquer tout le monde comme le montre LE PRONOM « on » L.32.On note aussi UN SUPERLATIF L.33 qui sous entend qu'il y a « plus coupable ».

 

Ensuite, nous assistons à une défense habile du renard. (je ferai cela demain : mon cerveau chauffe!)

-LA PLAIDOIERIE DU RENARD (v.34-42)

flagornerie en affirmant la puissance du roi (Sire ... roi encadrent les vers), il continue sur la lancée du Lion , ce n'est qu'un obéissant serviteur du maître et , en disculpant le Lion , il se disculpe lui-même     . 

Il dégage tous les arguments demeurés implicites dans le discours du Lion : conscience scrupuleuse (v.35) , maître à la puissance seigneuriale (V 36 : injures et absence d'articles),lois de l'Eglise seulement destinées au peuple , au vulgaire, (Est-ce un péché? ) . négations répétées (Non, non) . Dernier argument = philosophique : ce serait le peuple animal qui se soulèverait contre les humains . 

Encore beaucoup de choses à dire ! ...Bon courage !

 

Modifié par Denis CAMUS
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Bonjour et merci Moîravita.

 

soigneusement étouffée sous des lieux communs de l'art oratoire

est-ce que je peux faire plus simple en disant  :

C'est une confession hypocrite. Il endort son auditoire par sa façon de bien parler = par sa parole.

Merci

Modifié par maël - missme
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voici mon deuxième mouvement. Merci

 

Ensuite, nous assistons à une défense habile du renard qui par la maîtrise de l'art de la rhétorique flatte le lion et atténue la culpabilité de ce dernier. Il utilise pour cela le REGISTRE ÉPIDICTIQUE. Il fait l'éloge du roi par le biais d’hyperboles « vous êtes trop bon roi » L.34. »trop de délicatesse » L.35, par le biais d'appellatifs « Sire »L.34, « Seigneur » L.37 qui rappellent le titre de noblesse du lion et sa vanité. Ce qui était sujet au blâme provoque l'éloge. L'HYPERBOLE «  vous leur fîtes...beaucoup d'honneur » L.37 souligne le fait que les moutons doivent s'estimer heureux d'avoir été mangés par le lion. Le renard se fait l'avocat du roi, il le disculpe en utilisant UNE EXCLAMATIVE « Eh bien ! » L.36, UNE QUESTION RHÉTORIQUE « Est-ce un péché ? » et la RÉPÉTION « non, non ». DE PLUS, le renard argumente pour défendre le roi. LE VOCABULAIRE PÉJORATIF « canaille, sotte espèce » L.36 prouve que les moutons sont bêtes. Le berger est encore un prétexte pour faire l’éloge du lion. LA PROPOSITION SUBORDONNÉE RELATIVE « qui sur les animaux se font un chimérique empire » L.41 met en avant la domination homme /animaux. Le renard attaque l'homme qui se croit supérieur aux animaux. Le berger a donc été justement punis en étant mangé par le lion. La flatterie du renard produit l'effet attendu : « Ainsi, dit le renard, et flatteurs d'applaudir » L.43. La Fontaine désigne la cour du roi à travers des animaux. Ils sont tous désignés par des NOMS tels que « TIGRE, OURS, Renard » L. 45. Tous ces animaux sont clairement caractérisés et sont tous symbole d'une force soir physique, soit morale (ruse). Ce sont des prédateurs. LE PRONOM « on » L.44, désigne l'ensemble de la cour. Personne ne juge personne « au dire de chacun » L.48 tous les puissants se soutiennent et la justice n'est pas rendue « étaient des petits saint » L.48. Ils sont disculpés par les autres comme l'affirment LES NÉGATIONS « on n'osa trop » L.44, « ni », « ni » L.45. On n'a pas besoin de connaître leurs fautes, ce sont les puissants, ils sont intouchables. Le renard ruse pour sauver sa peau. Il se met le lion dans sa poche quitte à être hypocrite.

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voici mon troisième et dernier mouvement.

 

Enfin, nous assistons au jugement de l'âne. Il est le troisième à parler. Il se confesse comme le montrent les nombreux PRONOM PERSONNELS de la première personne « j » V.49, « je » V.51, « me » V.52. Il a commis un péché comme le souligne le LEXIQUE DE LA RELIGION « diable » V.52. C'est un péché de gourmandise comme le prouve l' ÉNUMÉRATION « la faim, l'occasion, l'herbe tendre » V.51. Les faits avoués sont sans gravité. Herbivore, il n' a fait que de brouter très peu d'herbe « la largeur de ma langue » V.53. Il l'a fait car il avait faim et il avait envie. Les faits se sont produits qu'une seule fois « j'ai souvenance » V.49. LA PROPOSITION SUBORDONÉE CIRCONSTANCIELLE DE CAUSE « puisqu'il faut parler net » V.54 montre qu'il avoue sans songer à se protéger comme l'ont fait le lion et le renard. Pourtant, l'aveu de l'âne provoque sa condamnation. LE PRONOM PERSONNEL « on » V.55 représente la cour. Un loup se fait le procureur comme l'atteste LE VOCABULAIRE DE LA JUSTICE « droit » V.54, « harangue » V.56, « jugée » v59, « crime » V.60. L'EXPRESSION JUDICIAIRE « prouva par sa harangue » V.56 montre qu'il accuse l'âne de tout. On remarque l' utilisation DU VOCABULAIRE PÉJORATIF pour désigner l'âne « maudit », « pelé », « galeux » V.57, V.58. Cela renforce l'idée du mépris pour l'âne. On note aussi LA NÉGATION « Rien que la mort , n'était capable » V.61 et LES EXCLAMATIVES V.60 qui affirment qu'il n'y a pas d'autre solution pour eux, c'est lui qui sera sacrifié, c'est le plus faible d'entre eux, il est exclu du « on ». Les deux derniers vers sont le morale de cette fable. C'est une morale explicite. Une série de deux ANTITHÈSES « puissant ou misérable » V.63 , « blanc ou noir » V.64 est mise en relief par le parallélisme de construction de deux vers. La Fontaine fait une satire de la cour : plus on est riche et plus on est apprécié par le roi.

Merci

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  • E-Bahut
Il y a 8 heures, maël - missme a dit :

voici mon deuxième mouvement. Merci

 

Ensuite, nous assistons à une défense habile du renard qui par la maîtrise de l'art de la rhétorique flatte le lion et atténue la culpabilité de ce dernier. Il utilise pour cela le REGISTRE ÉPIDEICTIQUE. Il fait l'éloge du roi par le biais d’hyperboles « vous êtes trop bon roi » L.34. »trop de délicatesse » L.35, par le biais d'appellatifs « Sire »L.34, « Seigneur » L.37 qui rappellent le titre de noblesse du lion et sa vanité. Ce qui était sujet au blâme provoque l'éloge. L'HYPERBOLE «  vous leur fîtes...beaucoup d'honneur » L.37 souligne le fait que les moutons doivent s'estimer heureux d'avoir été mangés par le lion. Le renard se fait l'avocat du roi, il le disculpe en utilisant UNE EXCLAMATIVE « Eh bien ! » L.36, UNE QUESTION RHÉTORIQUE « Est-ce un péché ? » et la RÉPÉTION « non, non ». DE PLUS, le renard argumente pour défendre le roi. LE VOCABULAIRE PÉJORATIF « canaille, sotte espèce » L.36 prouve que les moutons sont bêtes. Le berger est encore un prétexte pour faire l’éloge du lion. LA PROPOSITION SUBORDONNÉE RELATIVE « qui sur les animaux se font un chimérique empire » L.41 met en avant la domination homme /animaux. Le renard attaque l'homme qui se croit supérieur aux animaux. Le berger a donc été justement puni en étant mangé par le lion. La flatterie du renard produit l'effet attendu : « Ainsi, dit le renard, et flatteurs d'applaudir » L.43.La nudité de l'infinitif évoque un ensemble de spectateurs louangieux  , comme la claque au théâtre. La cour se range activement (V.44, octosyllabe) , aux côtés du plus fort . La crainte s'empare des coeurs "on n'osa pas trop "  et  on entend , avec le fabuliste , les conversations à mi-voix (V.47-48) : coupes nettes et régulières , rythme sautillant : ce  peuple qui se complaît dans les petites intrigues  dont on l'abuse ne mérite pas  un long développement .

La Fontaine désigne la cour du roi à travers des animaux. Ils sont tous désignés par des NOMS tels que « TIGRE, OURS, Renard » L. 45. Tous ces animaux sont clairement caractérisés et sont tous symboles d'une force soit physique, soit morale (ruse). Ce sont des prédateurs. LE PRONOM « on » L.44, désigne l'ensemble de la cour. Personne ne juge personne « au dire de chacun » L.48 tous les puissants se soutiennent et la justice n'est pas rendue « étaient des petits saint » L.48. Ils sont disculpés par les autres comme l'affirment LES NÉGATIONS « on n'osa trop » L.44, « ni », « ni » L.45. On n'a pas besoin de connaître leurs fautes, ce sont les puissants, ils sont intouchables. Le renard ruse pour sauver sa peau. Il se met aux côtés du  lion quitte à être hypocrite.

 

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  • E-Bahut
Il y a 7 heures, maël - missme a dit :

voici mon troisième et dernier mouvement.

 

Enfin, nous assistons au jugement de l'âne. Il est le troisième à parler. Il se confesse comme le montrent les nombreux PRONOMS PERSONNELS de la première personne « j » V.49, « je » V.51, « me » V.52. Honnêtement , il cherche dans sa mémoire : il ne trouve qu'une faute , en remontant loin dans le passé (j'ai souvenance) Il a commis un péché , mais en voulant atténuer  sa faute , il accumule naïvement les charges contre lui comme le souligne le LEXIQUE DE LA RELIGION « diable » V.52. C'est un péché de gourmandise comme le prouve l' ÉNUMÉRATION « la faim, l'occasion, l'herbe tendre » V.51. Les faits avoués sont sans gravité. Herbivore, il n' a fait que de brouter très peu d'herbe « la largeur de ma langue » V.53. Il l'a fait car il avait faim et il avait envie. Les faits se sont produits qu'une seule fois « j'ai souvenance » V.49. LA PROPOSITION SUBORDONNÉE CIRCONSTANCIELLE DE CAUSE « puisqu'il faut parler net » V.54 montre qu'il avoue sans songer à se protéger comme l'ont fait le lion et le renard. Pourtant, l'aveu de l'âne provoque sa condamnation. LE PRONOM PERSONNEL « on » V.55 représente la cour. Un loup se fait le procureur comme l'atteste LE VOCABULAIRE DE LA JUSTICE « droit » V.54, « harangue » V.56, « jugée » v59, « crime » V.60. L'EXPRESSION JUDICIAIRE « prouva par sa harangue » V.56 montre qu'il accuse l'âne de tout. On remarque l' utilisation DU VOCABULAIRE PÉJORATIF pour désigner l'âne « maudit », « pelé », « galeux » V.57, V.58. Cela renforce l'idée du mépris pour l'âne, qui pourtant parle avec sincérité comme un être qui a confiance en la justice  On note aussi LA NÉGATION « Rien que la mort , n'était capable » V.61 et LES EXCLAMATIVES V.60 qui affirment qu'il n'y a pas d'autre solution pour eux, c'est lui qui sera sacrifié, c'est le plus faible d'entre eux, il est exclu du « on ». Les deux derniers vers sont le morale de cette fable. C'est une morale explicite. Une série de deux ANTITHÈSES « puissant ou misérable » V.63 , « blanc ou noir » V.64 est mise en relief par le parallélisme de construction de deux vers. La Fontaine fait une satire de la cour : plus on est riche et plus on est apprécié par le roi.

 

Le lion et le renard s'exprimaient en distiques  pleins de vigueur et d'assurance , alors que l'âne est plus hésitant et plein de scrupules : son plaidoyer n'a rien d'oratoire et se traîne péniblement , se terminant sur deux vers qui semblent ne s'attacher à rien , ne rimant qu'avec les vers du groupe suivant ; la maladresse du malheureux est soulignée ainsi , et sa condamnation précipitée sera suivie par une rapide exécution .

Merci

 

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Voici ma conclusion

 

Ma problématique était : Comment ce récit condamne la cour et le pouvoir des puissant ?

 

Dans cette fable, La Fontaine condamne la cour et le pouvoir des puissants en mettant en scène l'hypocrisie des courtisans et du roi à travers des animaux personnifiés afin d'éviter la censure. Il parodie le procès car c'est l'âne, le moins coupable et le plus faible qui est condamné.

Cette fable peut nous faire penser à une autre fable de LA Fontaine  La cour du lion dans laquelle le lion invite dans son palais qui pue les animaux. Il ne supporte ni critique ni louange. Seul le renard rusé s'en tire en disant qu'il n'a pas d'odorat.

 

Merci

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Je dois faire ce petit exercice de grammaire sur cette fable

 

Analyser la NÉGATION dans la proposition

"On n'osa trop approfondir"

n' et est-ce que trop fait partie de la négation ? Je pense que non

donc 1 seul adverbe 

 

Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances

ni...ni 

est ce que c'est système corrélatif ?

 

Les moins pardonnables offenses

moins

je ne sais pas quoi dire

 

Je n'en avais nul droit

n' ...nul

système corrélatif / négation partielle

 

Rien que la mort n'était capable

rien...n'

système corrélatif / négation partielle

 

Analyser la proposition suivante 

Même s'il m'est arrivé quelquefois

nature = proposition subordonnée circonstancielle de condition

fonction  = complément circonstanciel de condition

 

Je me dévouerai donc s'il le faut

nature = proposition subordonnée circonstancielle de condition

fonction  = complément circonstanciel de condition

 

Je n'en avait nul droit puisqu'il faut parler net

nature = proposition subordonnée circonstancielle de cause

fonction  = complément circonstanciel de cause

 

Merci

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  • E-Bahut
Il y a 2 heures, maël - missme a dit :

Voici ma conclusion

 

Ma problématique était : Comment ce récit condamne la cour et le pouvoir des puissants ?

 

Dans cette fable, La Fontaine condamne la cour et le pouvoir des puissants en mettant en scène l'hypocrisie des courtisans et du roi à travers des animaux personnifiés afin d'éviter la censure. Il parodie les rouages du  procès ,car c'est l'âne, le moins coupable et le plus faible qui est condamné.Après l'hypocrisie des hauts-placés , La Fontaine vise l'  injustice implacable exercée sur le peuple .

Cette fable peut nous faire penser à une autre fable de LA Fontaine  La cour du lion dans laquelle le lion invite dans son palais malodorant les animaux. Il ne supporte ni critique ni louange. Seul le renard rusé s'en tire en disant qu'il n'a pas d'odorat.

 

Merci

 

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  • E-Bahut
Le 03/03/2021 à 12:33, maël - missme a dit :

Je dois faire ce petit exercice de grammaire sur cette fable

 

Analyser la NÉGATION dans la proposition

"On n'osa trop approfondir"

n' et est-ce que trop fait partie de la négation ? Je pense que non

donc 1 seul adverbe  : ne : OK

 

Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances

ni...ni 

est ce que c'est système corrélatif ? ni... ni ... oui 

 

Les moins pardonnables offenses

moins

je ne sais pas quoi dire: moins est un adverbe de quantité (plus , moins ), pas une négation .

 

Je n'en avais nul droit

n' ...nul

système corrélatif / négation partielle ; plutôt totale .

 

Rien que la mort n'était capable

rien...n'

système corrélatif / négation partielle (seule la mort était capable ) ??

 

Analyser la proposition suivante 

Même s'il m'est arrivé quelquefois

nature = proposition subordonnée circonstancielle de condition : même si = comparaison 

fonction  = complément circonstanciel de condition

 

Je me dévouerai donc (s'il le faut)

nature = proposition subordonnée circonstancielle de condition

fonction  = complément circonstanciel de condition

 

Je n'en avait nul droit( puisqu'il faut parler net)

nature = proposition subordonnée circonstancielle de cause

fonction  = complément circonstanciel de cause

 

Merci

 

Aïe ! Comment peut-on faire un exercice de grammaire sur un texte littéraire , qui plus est une fable du XVIIè s. C'est de l'éclatement !!!! Je reste perplexe . 

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