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Commentaire littéraire sur "Le Livre de ma mère" d'Albert Cohen


La dévoreuse de livres

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Bonjour à tous!

Je suis en seconde et je dois rendre le plus rapidement possible mon commentaire littéraire sur Le Livre de ma mère d'Albert Cohen... Le problème c'est que je n'arrive pas à trouver le troisième axe! 

Voici le texte:

Je fus méchant avec elle, une fois, et elle ne le méritait pas. Cruauté des fils. Cruauté de cette absurde scène que je fis. Et pourquoi? Parce que, inquiète de ne pas me voir rentrer, ne pouvant jamais s'endormir avant que son fils ne fût rentré, elle avait téléphoné, à quatre heures du matin, à mes mondains inviteurs qui ne la valaient certes pas. Elle avait téléphoné pour être rassurée, pour être sûre que rien de mal ne m'était arrivé. De retour chez moi, je lui avais fait cette affreuse scène. Elle est tatouée sur mon coeur, cette scène. Je la revois, si humble, ma sainte, devant mes stupides reproches, bouleversante d'humilité, si consciente de sa faute, de ce qu'elle était persuadée d'être une faute. Si convaincue de sa culpabilité, la pauvre qui n'avait rien fait de mal. Elle sanglotait, ma petite enfant. Oh, ses pleurs que je ne pourrai jamais n'avoir pas fait couler. Oh, ses petites mains, désespérées, où des tâches bleues étaient apparues. Chérie, tu vois, je tâche de me racheter en avouant. Combien nous pouvons faire souffrir ceux qui nous aiment et quel affreux pouvoir de mal nous avons sur eux. Et comme nous faisons usage de ce pouvoir. Et pourquoi cette indigne colère? Peut-être parce que son accent étranger et ses fautes de français en téléphonant à ces crétins cultivés m'avaient gêné. Je ne les entendrai plus jamais, ses fautes de français et son accent étranger.

Pour le premier axe j'ai mis: Un événement bouleversant et en sous-parties j'ai mis "Une mère aimante mais possessive et angoissée", "La colère du fils" et "Les répercussions sur la mère". Pour le deuxième axe j'ai mis "Une relecture de la scène: le poids du remord", et en sous-parties, "La justification de la conduite maternelle", "L'autoaccusation du fils: Le sentiment de culpabilité" et "Le châtiment: la souffrance du narrateur".

Pour chaque sous-parties que j'ai faite, j'ai introduit des citations et ai parlé des procédés et des figures de style mais pour le troisième axe je ne sais pas du tout quoi mettre: j'ai l'impression d'avoir tout dit! Si l'un d'entre vous a une idée qu'il n'hésite pas, cela serait super!

Merci d'avance,

Valentine.

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  • E-Bahut

A la fin , le narrateur se reproche la honte qu'il avait  nourrie à l'égard de sa mère inculte , au vocabulaire pauvre, à l'accent juif , face  à ses amis riches et bourgeois  dont il s'est maintenant séparé , faute de liens sincères . Il ne lui reste que ses regrets , après ses remords ( attention : remords prend "S" aussi au singulier car "un remords ne viens jamais seul" disait untel dont je n'ai plus souvenance ! 

Donc en 3 : une honte de ses origines , un aveuglement coupable , peut-être , et l 'impossibilité de réparer le mal qu'il a fait à sa mère , décédée . 

Tout est pesant dans ce texte , expression d'un irréparable "mea culpa" .

On peut en reparler . 

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Bonjour,

Merci beaucoup pour cette réponse constructive!

En effet j'oublie souvent le "s" à remords :) 

J'ai entre temps trouvé des idées mais ce dont vous avez parlé en fait parti, alors merci beaucoup! Je comptais mettre dans une première sous-partie le lien mère/fils car il me paraît essentiel, ainsi que la prise de conscience des actes que le personnage principal a commis et la complexité de l'intégration. Dans la deuxième sous-partie, je voulais parler de l'humilité de la mère car elle est toujours restée digne face aux accusations de son fils, ("Je la revois, si humble, ma sainte, devant mes stupides reproches [...]" et aussi du fait que sa mère a en définitive repris sa place dans le coeur de son fils alors que ses "amis" sont décris de manière péjorative (au début du texte il est en colère contre elle et qualifie ses amis de "mondains inviteurs" alors qu'à la fin du texte, le contraire s'opère, Albert Cohen regrette de s'être emporté contre sa génitrice et désigne ses amis comme étant des "crétins cultivés".). Pour la dernière sous-partie, je vais parler du fait que même si sa mère est morte elle est toujours présente dans son coeur car il parle au présent de narration et au présent de narration et lui dédie même son oeuvre. En conclusion, je dirai que ce livre a un effet thérapeutique sur l'auteur, c'est comme sa rédemption. 

Qu'en pensez-vous?

Merci encore d'avoir prit le temps de me répondre!

Valentine.

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