Ines... Posté(e) le 22 mars 2015 Signaler Posté(e) le 22 mars 2015 Bonjour, Je dois faire un commentaire de texte sur le texte de rousseau : discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes mais je ne trouve pas de problématique. J'ai déjà le plan: I. Une vision idyllique de la société primitive. II. Une démonstration raisonnée III. Une définition paradoxale du progrès Pouvez-vous,non pas me donner la problématique mais juste m'aider à la trouver s'il-vous-plâit? Merci d'avance
E-Bahut moîravita Posté(e) le 23 mars 2015 E-Bahut Signaler Posté(e) le 23 mars 2015 Peut-être : 1. Bonheur de l'homme primitif. La nature ne destinait pas l'homme primitif à la vie en société: il a d'abord vécu solitaire, ensuite indépendant , et c'est ce qui le rendait heureux. libre et non soumis, se perfectionnant, différencié des animaux seulement par l'intelligence plus développée, il a connu des circonstances qui l'ont finalement redu "méchant en le rendant sociable" . 2. Les trois étapes de l'inégalité. C'est la propriété qui a corrompu les hommes en donnant naissance à la société et en développant l'inégalité . a) La propriété a établi des différences entre riches et pauvres : les riches fondent des lois qui légitiment la propriété et fondent la société civile . b) Election de magistrats pour faire respecter ces lois et établir par là l'inégalité dans la hiérarchie sociale . c)Transformation du pouvoir légitime en pouvoir arbitraire : les magistrats , élus, se déclarent héréditaires et établissent par là le despotisme . (D'après des notes issues d'une encyclopédie littéraire) Si tu pouvais poster le texte à étudier, ce serait plus simple .(Que veux-tu dire par définition paradoxale du progrès ?)
Ines... Posté(e) le 23 mars 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 23 mars 2015 Bonjour, Voila le texte : Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : Gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne. Mais il y a grande apparence, qu'alors les choses en étaient déjà venues au point de ne pouvoir plus durer comme elles étaient ; car cette idée de propriété, dépendant de beaucoup d'idées antérieures qui n'ont pu naître que successivement, ne se forma pas tout d'un coup dans l'esprit humain. Il fallut faire bien des progrès, acquérir bien de l'industrie et des lumières, les transmettre et les augmenter d'âge en âge, avant que d'arriver à ce dernier terme de l'état de nature. Reprenons donc les choses de plus haut et tâchons de rassembler sous un seul point de vue cette lente succession d'événements et de connaissance, dans leur ordre le plus naturel. [...] Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu'ils ne s'appliquèrent qu'à des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et qu'à des arts qui n'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d'un commerce indépendant : mais dès l'instant qu'un homme eut besoin du secours d'un autre ; dès qu'on s'aperçut qu'il était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité disparut, la propriété s'introduisit, le travail devint nécessaire et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu'il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt l'esclavage et la misère germer et croître avec les moissons. La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain ; aussi l'un et l'autre étaient-ils inconnus aux sauvages de l'Amérique qui pour cela sont toujours demeurés tels ; les autres peuples semblent même être restés barbares tant qu'ils ont pratiqué l'un de ces arts sans l'autre ; et l'une des meilleures raisons peut-être pourquoi l'Europe a été, sinon plus tôt, du moins plus constamment et mieux policée que les autres parties du monde, c'est qu'elle est à la fois la plus abondante en fer et la plus fertile en blé. Voilà et dans notre livre on nous donne les trois axes de lecture qui sont ceux que j'ai cités. J'ai déja une problématique : En quoi le texte de jj rousseau , bien que, au premier abord, est illustré et convaincant pour le lecteur, est lacunaire et parfois illogique? Je voudrais que vous m'aidiez pour les sous parties du grand I et grand trois et me corriger celles du grand II qui sont : a) Une suite logique et b) des arguments convaincants (sachant que le grand II est une démonstration raisonnée. Voilà et merci pour tout.
E-Bahut moîravita Posté(e) le 24 mars 2015 E-Bahut Signaler Posté(e) le 24 mars 2015 I. "Le premier …. état de nature".PRESENTATION SYMBOLIQUE. court récit , sorte d'apologue expressif et symbolique mettant en scène un homme seul face à la foule, homme seul qui eut une idée perverse(s'avisa) et eut l'audace de la réaliser , face à la naïveté des autres. Il imagine un philosophe qui aurait pu faire obstacle à l'audace de "l'imposteur" . II. LA VRAIE JEUNESSE DU MONDE : R. reconstruit hypothétiquement ce qui fut le bonheur de l'état qui précéda la propriété et la société civile . III. DE L'INDEPENDANCE A LA SUBORDINATION : ;(Tant que …fin): R. montre comment les hommes sont passés de l'indépendance à l'entraide, puis à la subordination liée à la propriété . -Le texte n'aborde pas les changements moraux que subissent les hommes après l'établissement de la propriété et l'inégalité des conditions matérielles (mais il en parle plus tard) : ambition, envie, jalousie, avarice , tromperie, lutte constante entre riches et pauvres entre forts et faibles , origine des guerres et des injustices sociales , esclavage, servitude des uns au profit des autres etc .Naissance de tous les vices . -L'agriculture est davantage abordée que la métallurgie .
Ines... Posté(e) le 24 mars 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 24 mars 2015 Merci beaucoup mais je n'ai pas compris pourquoi en grand II tu as mis cela.... le grand II étant une démonstration raisonnée. Sinon merci pour tout
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