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Rédiger Un Commentaire Littéraire


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salut je te l'ai redigé mais la prochaine fois prepare ton travail

Le surréalisme est un courant qui voit le jour au début du XXe siècle et comme par magie un grand poète nommé Desnos vient au monde lui aussi au début de ce siècle. Il passe 30 ans avant que ce courant et cet homme s’allie dans un même recueil : Corps et biens publié en 1930. C’est d’ailleurs dans ce chef-d’œuvre que j’ai pu puiser le poème sujet à mon analyse. C’est dans la section ténèbres_ que se retrouve le poème Jamais d’autre que toi _écrit en 1927. Cette analyse poétique pas à pas se divise en plusieurs parties : les images, les réseaux de sens, les sons, la ponctuation, le contexte et pour finir une vue d’ensemble qui résume le tout.

M. Desnos utilise peu de figures de styles dans son poème «Jamais d’autre que toi», mais celles dont il se sert sont évidentes et fortes de sens. Le poète exploite deux sortes de figures : celle d’insistance et d’analogie. Celle qui revient le plus souvent est sans doute l’anaphore «jamais d’autre que toi» qu’on retrouve à 7 reprises en début de phrase. Cet acharnement souligne l’obsession du poète envers celle qu’il aime. Il tient absolument à l’assurer qu’elle est la seule pour lui. Par ailleurs, c’est au vers 25, avec l’utilisation d’une répétition anaphorique («Jamais jamais d’autre que toi»), que le poète se montre plus persistant et convaincant que jamais. Puis, vient la répétition «seul seul seul» qu’il accompagne d’une comparaison au lierre qu’il qualifie de fané. Celle-ci met l’accent sur la vulnérabilité de sa solitude, car même étant une plante tenace et très résistante, le lierre (en l’occurrence lui) parvient à faner ce qui en réalité est pratiquement impossible. Ensuite, apparait la comparaison «seul comme le verre» (vers 28) qui peut être perçu comme le côté plus dur du poème (alors que le lierre lui, est plus moue) et interpréter qu’il est seul avec lui-même (avec sa réflexion dans le verre).À la fin, au comble de son désespoir, apparait un renversement de cet anaphore qui laisse voir, pour la première fois et la dernière, le point de vue de sa douce par rapport à cet amour : «Et toi jamais d’autre que toi».

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En second lieu, une grande partie du vocabulaire fait référence à la nature, mais cette nature prend différentes formes pour distinguée plusieurs réseaux de sens. Tout d’abord, ce réseau de sens est mis au service de Desnos pour témoigner d’une multiplicité infini dont il ne tient même pas compte en raison de cet amour plus grand que les étoiles et les solitudes (vers 1 et 2). Puis, lorsqu’il parle de la femme qu’il aime, il l’à désigne comme étant la mer comme si elles deux ne faisaient qu’une. «Jamais d’autre que toi ne saluera la mer à l’aube», «je marcherai ver l’écume» dit-il. Il considérera même son amour comme un navire et précisera que même si elle décide de couper la corde de l’ancre, lui, il restera ancré. On entend ici par ancrage toute cette liberté que laisse le poète à sa dulcinée, même si lui décide de lui rester fidèle. Ensuite, pour traduire les périodes sombres de sa vie passées loin de sa douce, le poète fait usage d’expressions comme «quand fatigué d’errer moi sorti des forêts ténébreuses et des buissons d’orties». Celles-ci sont considérées comme des moments malheureux puisque les termes utilisés sont à connotations péjoratives : ténébreuses et buissons d’orties (plante ordinaire). C’est à ce moment où il marche vers la mer (son amour) et que ces moments noirs s’achèvent. Alors, le poète exploite la nature avec un côté animal lorsqu’il prétend être un aigle prisonnier. L’aigle étant considéré comme un oiseau de grande envergure se voit maintenant, malgré sa force, enfermé, non-seulement dans une cage, mais dans le tourbillon de l’amour qui lui enlève toute liberté. On peut remarquer que son amour est à un tel point fort qu’il accepte le fait d’être lui prisonnier et de renoncer à toute liberté (inévitable), alors qu’elle, est libre comme l’air (il ne veut pas la contraindre). Toujours en liens avec la nature, on note aussi la notion du passage du temps avec cette vie extérieure qui ne cesse de grandir à mesure que le soleil se déplace (le temps passe) :«[…]le chant des rossignols dans les bois d’un vert tendre l’ennui des petites filles en présence d’une cage où s’agite un serin, tandis que dans la rue solitaire le soleil lentement déplace sa ligne mince sur le trottoir chaud».Pour finir, il se considère lui-même comme un végétal (lierre fané) et cela rapporte à l’idée qu’il s’agrippe à cet amour, au dépit d’en mourir. Puis, pour les thèmes bien sur

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s’inscrit celui de l’amour, mais surtout celui de la fatalité l’entourant. Tout comme la nature (le soleil, le lierre, la mer, la végétation) cet amour est incontrôlable. Le poète se laisse guider par cet amour dont il n’est pas le maitre (comme la nature est victime de la température). C’est tout ou rien : si elle est près de lui, il vit, sinon, il meurt.

Ce poème est beaucoup moins chargé en sons qu’en images. On observe la rime du vers 26 et 27 du lierre et du verre qui sont deux réalités qui s’opposent complètement : celle de la flexibilité et la dureté qui caractérise sa personne en réaction à ce douloureux amour. Malgré l’opposition de ces mots rimés, Desnos réussit à les ralliés, à leur donné une même signification (la solitude).

Visuellement parlant, la mise en page de ce poème a été habillement manié. Certains vers ont été isolés comme le quinzième («Jamais d’autre que toi) où le poète vient appuyer le fait qu’il sera fidèle à cette femme toute sa vie alors qu’il vient d’évoquer ceci avec l’image de l’ancre de bateau. Encore une fois il isole la métaphore «Jamais jamais d’autre que toi» (vers 25) où après avoir dénoncé le passage du temps, il précise à nouveau que même si celui-ci passe, elle est encore la seule pour lui et le restera à jamais. Plus loin, au vers 18, Desnos décide d’isolé un vers au moment ou il fait preuve d’ironie : «Quelle évasion!» s’exclame-t-il on suppose découragé. Ce vers, se sépare des autres après que le poète ait parlé de l’aigle prisonnier qui doit, pour se sortir de sa vieille cage (vert-de-grisée : oxydation du cuivre), en gruger lentement chaque barreaux. C’est comme si on disait à un prisonnier qu’il sera libre un jour, mais qu’avant il devra purger une peine de 25 ans. C’est rire au visage de quelqu’un et c’est comme sa que l’amour se pait la tête du poète. L’autre observation qu’il nous est possible de faire est encore au niveau de la mise en page. Lorsqu’on observe les trois derniers vers du poème on peut se rendre compte que ce sont les

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seuls où il le lecteur est vraiment mis au courant de la situation actuelle de cette relation et ce n’est pas pour rien qu’ils sont isolés. Lui est seul, et elle, n’a de yeux que pour sa personne. Tout comme sur le reste de la page, on peut penser que dans la vie du poète, c’est le vide.

La section Ténèbres renferme des textes où l’on retrouve toujours la présence constante de la nature (champs lexicaux, réseaux de sens). Juste dans les titres il est facile de l’observer : Chant du ciel, Paroles des rochers, Désespoir du soleil etc. Aussi, le premier poème de la section s’intitule La voix de Robert Desnos (p.125) ce qui prouve que cette section est assez personnelle. Jamais d’autre que toi semble être la suite du poème précédent : Dans bien longtemps. En effet, car le poème précédent parle d’un amour qui a déjà existé dont le poète se remémore des souvenirs tout en décrivant encore une femme se fondant à la mer : «Et loin les coquillages s’accrochaient désespérément aux rochers de la mer Ton souvenir ou plutôt ta tendre présence était à la même place.» On peut comprendre qu’il parle de la même femme. Puis, il finit son poème sur une note d’espoir : «Dans bien longtemps tu m’as aimé». Comme s’il espérait encore un signe d’amour, mais on se rend bien compte dans Jamais d’autre que toi, encore dans le dernier vers que tout espoir est mort : «Et toi jamais d’autre que toi». C’est assez clair.

Tout compte fait, si nous voulons rassembler tout les pistes d’analyses et en trouver un sens, on pourrait accentuer notre interprétation sur les notions de libertés qu’impose Desnos par le biais du langage et des réseaux que ceux-ci crées. «Jamais d’autre que toi» renferme quelques figues de styles qui apportent comme message que le poète renonce à cette liberté. Puis, les réseaux de sens viennent complètement appuyer cette idée, car sa forêt est ténébreuse, son aigle est prisonnier et son lierre réussit à faner. Le poète est victime de cette nature qui crée

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la fatalité de son amour qui l’emprisonne. Toujours dans la même direction au niveau naturel, cette femme, qui elle se fond à la mer (termes mélioratifs : mer, écume, navire), est totalement libre comme l’air, même Desnos le lui dit : « […] je nie le mensonge et l’infidélité» (vers 12, 13). C’est cette relation à la liberté qu’entretient Desnos avec la nature qui le tue et le désespère : il ne peut rien faire contre cette nature, la mer est plus forte que lui. C’est en s’ancrant comme il le dit qu’il réussit à tenir bon. Cette liberté le fait vivre d’amour mais également le tue ce qui illustre les thèmes de la vie et de la mort face à l’amour. Sinon, Jamais d’autre que toi renferme aussi une notion d’isolement visible avec l’image de l’aigle, du verre et du lierre, mais aussi illustrer par une mise en page où l’ont vient isolé les vers qui confirme l’intuition du lecteur : c’est une histoire à sens unique. Encore une fois, Desnos décide de s’abandonner corps et bien à la nature et à celle qui s’y fond pour quand même sombrer dans une forêt ténébreuse aux échos ténèbres.

Tout compte fait, Jamais d’autre que toi du poète surréaliste Robert Desnos s’avère être un poème noir du point de vue de celui qui vit cet amour que l’on finit par juger perdu, mais qui a une vision au contraire lumineuse impressionnant de celle qu’il chéris dans ses souvenirs. Au dépit de sa liberté, avec l’espoir de la retrouver, il aime d’un profond amour déboussolant. Desnos semble l’aimer la femme plus que sois même et c’est à se demander si sa ne pourrait pas devenir dangereux. N’est-il pas plus sain d’aimer quelqu’un en acceptant de faire des sacrifices sans s’y dévouer corps et biens et en dépit de sa propre santé mental?

Posté(e)

je suis membre sur dissertations gratuite on se partage le travail et de nombreuses fois le travail que j'avais sur ce site à été reprit donc je n'accepte pas la manière dont vous me parler

  • E-Bahut
Posté(e)

Bonsoir Soldier,

Je n'ai rien contre toi. Mais il vaut mieux directement donner le lien de dissertation que de faire un copier coller. Déjà, cela évite la multiplication des sources et surtout, si tu es l'auteur (chose dont je ne suis pas convaincu vu le nombre de fautes de français que tu fais, mais je ne peux bien entendu rien prouver, ça reste juste ma conviction), ça te fait de la pub directement.

Parallèlement à ça, tu ne l'as pas aidé là, tu lui as juste fait son travail. En faisant ça, tu favorises uniquement un comportement paresseux vis à vis de cette matière.

En tout cas, je n'ai aucune rancune. Passe une bonne soirée.

Cordialement,

BS.

Posté(e)

Joe travaille un peut tous seul non ? bon je voulais demander à soldier si il est encore parmi nous, tu pourrais m'expliquer comment tu fait le plan du commentaire ?

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