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Polio444

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Posté(e)

Je ne trouve pas les informations suivantes sur chaque poème:

le vers et la strophe ; les rimes ; la ponctuation;les rythmes ; le langage ; les images ; le regard du poète

Texte 1:Victor Hugo, « Quand nous habitions tous ensemble », Les Contemplations, début (1856)

Quand nous habitions tous ensemble
Sur nos collines d’autrefois,
Où l’eau court, où le buisson tremble,
Dans la maison qui touche aux bois,

Elle avait dix ans, et moi trente ;
J’étais pour elle l’univers.
Oh ! comme l’herbe est odorante
Sous les arbres profonds et verts !

Elle faisait mon sort prospère,
Mon travail léger, mon ciel bleu.
Lorsqu’elle me disait : Mon père,
Tout mon cœur s’écriait : Mon Dieu !

À travers mes songes sans nombre,
J’écoutais son parler joyeux,
Et mon front s’éclairait dans l’ombre
À la lumière de ses yeux.

Elle avait l’air d’une princesse
Quand je la tenais par la main.
Elle cherchait des fleurs sans cesse
Et des pauvres dans le chemin.

Elle donnait comme on dérobe,
En se cachant aux yeux de tous.
Oh ! la belle petite robe
Qu’elle avait, vous rappelez-vous ?

Le soir, auprès de ma bougie,
Elle jasait à petit bruit,
Tandis qu’à la vitre rougie
Heurtaient les papillons de nuit.

Les anges se miraient en elle.
Que son bonjour était charmant !
Le ciel mettait dans sa prunelle
Ce regard qui jamais ne ment.

Oh ! je l’avais, si jeune encore,
Vue apparaître en mon destin !
C’était l’enfant de mon aurore,
Et mon étoile du matin !

 

Texte 2:

Charles Baudelaire, « Une charogne », Les Fleurs du malLes Fleurs du mal (1857)

XXVII
(XXIX dans l’édition de 1861)
Une charogne

Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d’été si doux :
Au détour d’un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l’air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d’une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d’exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu’ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s’épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l’herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D’où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s’élançait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d’un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l’eau courante et le vent,
Ou le grain qu’un vanneur d’un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s’effaçaient et n’étaient plus qu’un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l’artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d’un œil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu’elle avait lâché.

- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
À cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j’ai gardé la forme et l’essence divine
De mes amours décomposés !

Texte 3:

Guillaume Apollinaire, « Le Pont Mirabeau », Texte C : Guillaume Apollinaire, « Le Pont Mirabeau », Alcools (1913)
Le Pont Mirabeau


Sous le pont Mirabeau coule la Seine
           Et nos amours
      Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
           Tandis que sous
      Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
           L’amour s’en va
      Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
           Ni temps passé
      Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

    Vienne la nuit sonne l’heure
    Les jours s’en vont je demeure

 

 

Texte 4:

Francis Ponge, « L’Huître », Le Parti pris des choses (1942)


L’huître
     L’huître, de la grosseur d’un galet moyen, est d’une apparence plus rugueuse, d’une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C’est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l’ouvrir : il faut alors la tenir au creux d’un torchon, se servir d’un couteau ébréché et peu franc, s’y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s’y coupent, s’y cassent les ongles : c’est un travail grossier. Les coups qu’on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d’une sorte de halos.
     A l’intérieur l’on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d’en dessus s’affaissent sur les cieux d’en dessous, pour ne plus former qu’une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l’odeur et à la vue, frangé d’une dentelle noirâtre sur les bords.
     Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d’où l’on trouve aussitôt à s’orner.

  • E-Bahut
Posté(e)

Alors, cherche  dans ton cours , ou  sur internet qui regorge d'analyses et d'informations. Nous ne faisons pas les devoirs à la place des membres

  • E-Bahut
Posté(e)

Cela ne t'empêche pas de comprendre le sens de chaque poème (Hugo/ Baudelaire écrivent au XIX è s. ? Apollinaire, au XX ès et Francis Ponge est le spécialiste du poème en prose au XX è s.) 

Tape les titres des poèmes sur ton moteur de recherche .

  • E-Bahut
Posté(e)

Si tu comprends le français , tu peux répondre aux questions sur la versification ( voir internet)

- les strophes : quatrain , quintal, huitain, dizain, ....

- le rythme le nombre de pieds : alexandrin(12 p), octamètre(8p), décamètre (10) ...

-disposition des rimes (AA/BB  = rimes suivies ;   AB/AB = rimes alternées ; ABBA = rimes embrassées)

-valeur des rimes : pauvres , suffisantes ,  riches, très riches

pour le rythme remarquer aussi :

                -la répétition de certains sons ( allitérations : répétition de consonnes ; assonances : répétition de voyelles)

              - les enjambements , les rejets 

Pour les figures de style (images) , consulte TEIKOS , tout en haut du forum français , ou le net . 

J'attends un petit effort de ta part . Poste ce que tu as fait et on en reparle . 
Sache que la poésie touche chacun différemment , son sens est inépuisable , elle provoque des émotions et parle à l'âme du lecteur . Pour cette raison , je ne puis "comprendre" à ta place . 

  • E-Bahut
Posté(e)

Ah la la ! Que c'est confus ! Mais il y a déjà  de la matière . Trouve la valeur des rimes, maintenant . Pour le sens ,je suis certaine que le net peut t'aider car ce sont des poèmes très connus .

Si j'ai le temps de revoir tout cela, je te préviens en MP . 

 

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