Polio444 Posté(e) le 14 octobre 2018 Signaler Posté(e) le 14 octobre 2018 Je ne trouve pas les informations suivantes sur chaque poème: le vers et la strophe ; les rimes ; la ponctuation;les rythmes ; le langage ; les images ; le regard du poète Texte 1:Victor Hugo, « Quand nous habitions tous ensemble », Les Contemplations, début (1856)Quand nous habitions tous ensembleSur nos collines d’autrefois,Où l’eau court, où le buisson tremble,Dans la maison qui touche aux bois,Elle avait dix ans, et moi trente ;J’étais pour elle l’univers.Oh ! comme l’herbe est odoranteSous les arbres profonds et verts !Elle faisait mon sort prospère,Mon travail léger, mon ciel bleu.Lorsqu’elle me disait : Mon père,Tout mon cœur s’écriait : Mon Dieu !À travers mes songes sans nombre,J’écoutais son parler joyeux,Et mon front s’éclairait dans l’ombreÀ la lumière de ses yeux.Elle avait l’air d’une princesseQuand je la tenais par la main.Elle cherchait des fleurs sans cesseEt des pauvres dans le chemin.Elle donnait comme on dérobe,En se cachant aux yeux de tous.Oh ! la belle petite robeQu’elle avait, vous rappelez-vous ?Le soir, auprès de ma bougie,Elle jasait à petit bruit,Tandis qu’à la vitre rougieHeurtaient les papillons de nuit.Les anges se miraient en elle.Que son bonjour était charmant !Le ciel mettait dans sa prunelleCe regard qui jamais ne ment.Oh ! je l’avais, si jeune encore,Vue apparaître en mon destin !C’était l’enfant de mon aurore,Et mon étoile du matin ! Texte 2: Charles Baudelaire, « Une charogne », Les Fleurs du malLes Fleurs du mal (1857)XXVII(XXIX dans l’édition de 1861)Une charogneRappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,Ce beau matin d’été si doux :Au détour d’un sentier une charogne infâmeSur un lit semé de cailloux,Les jambes en l’air, comme une femme lubrique,Brûlante et suant les poisons,Ouvrait d’une façon nonchalante et cyniqueSon ventre plein d’exhalaisons.Le soleil rayonnait sur cette pourriture,Comme afin de la cuire à point,Et de rendre au centuple à la grande NatureTout ce qu’ensemble elle avait joint ;Et le ciel regardait la carcasse superbeComme une fleur s’épanouir.La puanteur était si forte, que sur l’herbeVous crûtes vous évanouir.Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,D’où sortaient de noirs bataillonsDe larves, qui coulaient comme un épais liquideLe long de ces vivants haillons.Tout cela descendait, montait comme une vague,Ou s’élançait en pétillant ;On eût dit que le corps, enflé d’un souffle vague,Vivait en se multipliant.Et ce monde rendait une étrange musique,Comme l’eau courante et le vent,Ou le grain qu’un vanneur d’un mouvement rythmiqueAgite et tourne dans son van.Les formes s’effaçaient et n’étaient plus qu’un rêve,Une ébauche lente à venir,Sur la toile oubliée, et que l’artiste achèveSeulement par le souvenir.Derrière les rochers une chienne inquièteNous regardait d’un œil fâché,Epiant le moment de reprendre au squeletteLe morceau qu’elle avait lâché.- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,À cette horrible infection,Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,Vous, mon ange et ma passion !Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces,Après les derniers sacrements,Quand vous irez, sous l’herbe et les floraisons grasses,Moisir parmi les ossements.Alors, ô ma beauté ! dites à la vermineQui vous mangera de baisers,Que j’ai gardé la forme et l’essence divineDe mes amours décomposés ! Texte 3: Guillaume Apollinaire, « Le Pont Mirabeau », Texte C : Guillaume Apollinaire, « Le Pont Mirabeau », Alcools (1913)Le Pont Mirabeau Sous le pont Mirabeau coule la Seine Et nos amours Faut-il qu’il m’en souvienneLa joie venait toujours après la peine Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeureLes mains dans les mains restons face à face Tandis que sous Le pont de nos bras passeDes éternels regards l’onde si lasse Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeureL’amour s’en va comme cette eau courante L’amour s’en va Comme la vie est lenteEt comme l’Espérance est violente Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeurePassent les jours et passent les semaines Ni temps passé Ni les amours reviennentSous le pont Mirabeau coule la Seine Vienne la nuit sonne l’heure Les jours s’en vont je demeure Texte 4: Francis Ponge, « L’Huître », Le Parti pris des choses (1942) L’huître L’huître, de la grosseur d’un galet moyen, est d’une apparence plus rugueuse, d’une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C’est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l’ouvrir : il faut alors la tenir au creux d’un torchon, se servir d’un couteau ébréché et peu franc, s’y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s’y coupent, s’y cassent les ongles : c’est un travail grossier. Les coups qu’on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d’une sorte de halos. A l’intérieur l’on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d’en dessus s’affaissent sur les cieux d’en dessous, pour ne plus former qu’une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l’odeur et à la vue, frangé d’une dentelle noirâtre sur les bords. Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d’où l’on trouve aussitôt à s’orner.
E-Bahut moîravita Posté(e) le 14 octobre 2018 E-Bahut Signaler Posté(e) le 14 octobre 2018 Alors, cherche dans ton cours , ou sur internet qui regorge d'analyses et d'informations. Nous ne faisons pas les devoirs à la place des membres
Polio444 Posté(e) le 14 octobre 2018 Auteur Signaler Posté(e) le 14 octobre 2018 Le problème c'est que nous avons pas encore fait le cours et.
E-Bahut moîravita Posté(e) le 14 octobre 2018 E-Bahut Signaler Posté(e) le 14 octobre 2018 Cela ne t'empêche pas de comprendre le sens de chaque poème (Hugo/ Baudelaire écrivent au XIX è s. ? Apollinaire, au XX ès et Francis Ponge est le spécialiste du poème en prose au XX è s.) Tape les titres des poèmes sur ton moteur de recherche .
Polio444 Posté(e) le 14 octobre 2018 Auteur Signaler Posté(e) le 14 octobre 2018 Je trouve pas pouvez vous m'aider car je ne comprends pas la poésie
E-Bahut moîravita Posté(e) le 15 octobre 2018 E-Bahut Signaler Posté(e) le 15 octobre 2018 Si tu comprends le français , tu peux répondre aux questions sur la versification ( voir internet) : - les strophes : quatrain , quintal, huitain, dizain, .... - le rythme : le nombre de pieds : alexandrin(12 p), octamètre(8p), décamètre (10) ... -disposition des rimes (AA/BB = rimes suivies ; AB/AB = rimes alternées ; ABBA = rimes embrassées) -valeur des rimes : pauvres , suffisantes , riches, très riches pour le rythme remarquer aussi : -la répétition de certains sons ( allitérations : répétition de consonnes ; assonances : répétition de voyelles) - les enjambements , les rejets Pour les figures de style (images) , consulte TEIKOS , tout en haut du forum français , ou le net . J'attends un petit effort de ta part . Poste ce que tu as fait et on en reparle . Sache que la poésie touche chacun différemment , son sens est inépuisable , elle provoque des émotions et parle à l'âme du lecteur . Pour cette raison , je ne puis "comprendre" à ta place .
E-Bahut moîravita Posté(e) le 15 octobre 2018 E-Bahut Signaler Posté(e) le 15 octobre 2018 Ah la la ! Que c'est confus ! Mais il y a déjà de la matière . Trouve la valeur des rimes, maintenant . Pour le sens ,je suis certaine que le net peut t'aider car ce sont des poèmes très connus . Si j'ai le temps de revoir tout cela, je te préviens en MP .
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