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Sujet d’invention


Lilou90

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Posté(e)

Bonjour, je dois rédiger les 15 premières lignes d’un sujet d’invention.

La consigne : Avant d’envoyer son poème à la DuParc, Corneille le relit une dernière fois. Vous imaginerez sous forme d’un monologue intérieur les réflexions que lui inspire son texte et les effets qu’il pense obtenir sur sa destinataire. 

( Le texte )

 Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu’à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.

Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront :
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.

Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits :
On m’a vu ce que vous êtes ;
Vous serez ce que je suis.

Cependant j’ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants

Pour n’avoir pas trop d’alarmes
De ces ravages du temps.

Vous en avez qu’on adore ;
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.

Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux,
Et dans mille ans faire croire
Ce qui me plaira de vous.

Chez cette race nouvelle,
Où j’aurai quelque crédit ,
Vous ne passerez pour belle
Qu’autant que je l’aurai dit.

Pensez-y, belle Marquise :
Quoi qu’un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu’on le courtise
Quand il est fait comme moi.

 
 

 

Je n’ai jamais fait de monologue intérieur, je ne sais donc pas par où commencer et comment m’y prendre, alors est ce que quelqu’un pourrais m’aider à commencer ?  

( ce que j’ai fait  : voici quelques temps que je travailler sur ces stances. Celle-ci vont-elles lui plaire ? ) 

  • E-Bahut
Posté(e)

C'est un bon début . Dans un monologue intérieur, le sujet se parle à lui-même .

Ici , Corneille est un peu maladroit car il croit séduire Marquise en lui parlant  dans ses vers de sa vieillesse future et en lui recommandant donc de l'aimer, lui, qui a un certain âge , en profitant du présent  ; en retour, Corneille l'aura éternisée dans ses vers, car son talent a des chances de durer davantage que les charmes physiques de la Marquise  .

Un poème sur le même thème : Ronsard, à Hélène : "Quand vous serez bien vieille ...." , Et un autre : "Si tu t'imagines, fillette, fillette ...." de Raymond Queneau .

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