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Plans en philosphie


couscous22

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  • E-Bahut

Bonjour, 

Ta demande est vague. De ce fait, il est difficile d'y répondre.

Pour parvenir à dégager le plan d'une dissertation, il faut avoir fait tout un travail préalable. 

1. Il faut d'abord avoir défini les termes du sujet c'est-à-dire trouver les différentes significations que peut avoir un même mot, distinguer les mots du sujet de synonyme pour essayer de saisir les nuances entre les termes. 

2. Ce premier travail doit pouvoir te permettre de voir apparaître un paradoxe : le paradoxe apparaît lorsque tu peux répondre oui ET non à la question qui t'est posée sans te contredire. Tu peux répondre oui et non en fonction d'un sens différent donné à un même mot du sujet.

Exemple : la liberté est-ce l'absence de règles ?  Si je définis la liberté comme absence de contraintes sociales (d'interdits) et si je définis les règles comme des limites que l'on m'impose alors je peux soutenir l'idée que la liberté (faire ce que je veux, comme je veux) est liée à l'absence de règles. Mais SI je définis la liberté comme capacité de vivre avec autrui et SI la règle est définie comme une protection contre l'arbitraire d'autrui et l'usage de sa force contre moi ALORS je peux soutenir la thèse inverse à savoir que l'existence de règles me rend libre car elle me préserve de l'arbitraire. 

3. Ces significations vont être le support de tes différentes parties. Sur le modèle : oui... Mais... Enfin... Souvent, on part pour la première partie de l'opinion la plus courante, la plus commune, la plus spontanée. Puis on la nuance dans la seconde partie et enfin on cherche dépasser le paradoxe entre les deux premières parties.

Voilà comment  personnellement je procède pour construire des plans et plus largement une réfléxion sur un sujet.

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  • E-Bahut

J'espère aussi que ça t'aidera. En complément, tu peux lire également ceci 

 

Un truc pour problématiser en philo : « vraiment » et « au contraire »

Publié le mai 15, 2007 par François Jourde

La dissertation de philosophie n’est pas la réponse directe à la question posée par le sujet, mais la réflexion sur le problème ouvert par cette question.
Autrement dit, une dissertation de philosophie pose (introduction), traite (développement) et tente de résoudre (conclusion) un problème philosophique.

La difficulté est alors de transformer le sujet (question posée) en un problème philosophique.

Je vous propose un « truc ».

 

1) Introduisez l’adverbe « vraiment » dans la question.
2) En utilisant « au contraire« , formulez une thèse opposée ou différente.
3) Reformulez le problème.

Exemple 1 :

  • Sujet (bac) : L’ignorance est-elle parfois un bien ?
  • Ajout de l’adverbe : L’ignorance est-elle vraiment parfois un bien ?
  • Fomulation de l’opposition : L’ignorance n’est-elle pas au contrairetoujours un mal ?
  • Reformulation du problème : Autrement dit, l’ignorance (ne pas connaître la vérité) peut-elle être un bien (une chose juste et désirable), ou est-ce au contraire toujours un mal ? L’ignorance peut-elle vraiment parfois être désirée, ou doit-elle toujours être pourchassée ?

Exemple 2 :

  • Sujet (bac) : La tradition est-elle la soumission à un passé révolu ?
  • Ajout de l’adverbe : La tradition est-elle vraiment la soumission à un passé révolu ?
  • Fomulation de l’opposition : La tradition n’est-elle pas au contraireun autre rapport au passé ? N’est-elle pas au contraire une liberté ?
  • Reformulation qui pose le problème : Autrement dit, la tradition (la transmission et la répétition des pratiques et des pensées de nos ancêtres) est-elle vraiment la soumission à un temps ne correspondant plus à notre présent ? la tradition n’est-elle pas au contraire une forme de liberté ? La perpétuation du passé ne permet-elle pas de mieux vivre le présent ?

Exemple 3 :

  • Sujet (bac) : La persuasion est-elle l’ennemie de la raison ?
  • Ajout de l’adverbe : La persuasion est-elle vraiment l’ennemie de la raison ?
  • Fomulation de l’opposition : La persuasion n’est-elle pas au contrairel’alliée de la raison ?
  • Reformulation qui pose le problème : Autrement dit, le fait de provoquer un sentiment de certitude est-il opposé à l’exercice de la pensée rationnelle ? Il y a sans doute de bonnes raisons de le penser. Mais n’y a-t-il pas aussi de bonnes raisons d’affirmer que la persuasion peut être rationnelle ?
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