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La poesie premiere es


mimi-45

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Posté(e)

Coucou vous pouvez m aidez a mon devoir de français sur l objet d étude : La poésie je suis en première es svp

 

1) Quelles qualités des techniques modernes sources d inspiration les poètes célèbrent-ils dans le document A et B

 

2) Comment se marquent sur l ensemble du corpus la diversité et la modernité des formes d écriture poétique?

 

Ecriture d invention

Un lecteur a écrit a l un des poètes du corpus en s indignant que l écriture poétique prenne comme sujet d inspiration des objets du quotidien ou des techniques nouvelles.

Imaginez la réponse de ce poète au lecteur sous la forme d une lettre dans laquelle l auteur justifie sa démarche poétique.

corpus:

A. L ode de Valéry Larbaud

B. L avion de Guillaume Apollinaire

C. Paquebot de Jules Supervielle

D. La valise de Francis Ponge

Posté(e)

voila je te les envoye

Document A: L ode

Prête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce,
Ton glissement nocturne à travers l'Europe illuminée,
Ô train de luxe ! et l'angoissante musique
Qui bruit le long de tes couloirs de cuir doré,
Tandis que derrière les portes laquées, aux loquets de cuivre lourd,
Dorment les millionnaires.
Je parcours en chantonnant tes couloirs
Et je suis ta course vers Vienne et Budapest,
Mêlant ma voix à tes cent mille voix,
Ô Harmonika-Zug !

J’ai senti pour la première fois toute la douceur de vivre,
Dans une cabine du Nord-Express, entre Wirballen et Pskow.
On glissait à travers des prairies où des bergers,
Au pied de groupes de grands arbres pareils à des collines,
Étaient vêtus de peaux de moutons crues et sales…
(Huit heures du matin en automne, et la belle cantatrice
Aux yeux violets chantait dans la cabine à côté.)
Et vous, grandes places à travers lesquelles j’ai vu passer la Sibérie et les
Monts du Samnium,
La Castille âpre et sans fleurs, et la mer de Marmara sous une pluie tiède !

Prêtez-moi, ô Orient-Express, Sud-Brenner-Bahn, prêtez-moi
Vos miraculeux bruits sourds et
Vos vibrantes voix de chanterelle ;
Prêtez-moi la respiration légère et facile
Des locomotives hautes et minces, aux mouvements
Si aisés, les locomotives des rapides,
Précédant sans effort quatre wagons jaunes à lettre d’or
Dans la solitudes montagnardes de la Serbie,
Et, plus loin, à travers la Bulgarie pleine de roses…

Ah ! Il faut que ces bruits et que ce mouvement
Entrent dans mes poèmes et disent
Pour moi ma vie indicible, ma vie
D’enfant qui ne veut rien savoir, sinon
Espérer éternellement des choses vagues.

Valery Larbaud

 

Posté(e)

Document B: L’avion

    Français, qu’avez-vous fait d’Ader l’aérien ?
    Il lui restait un mot, il n’en reste plus rien.

    Quand il eut assemblé les membres de l’ascèse
    Comme ils étaient sans nom dans la langue française
    Ader devint poète et nomma l’avion.

    O peuple de Paris, vous, Marseille et Lyon,
    Vous tous fleuves français, vous françaises montagnes,
    Habitants des cités et vous, gens des campagnes,
    L’instrument à voler se nomme l’avion.

    Cette douce parole eût enchanté Villon,
    Les poètes prochains la mettront dans leurs rimes.

    Non, tes ailes, Ader, n’étaient pas anonymes.
    Lorsque pour les nommer vint le grammairien
    Forger un mot savant sans rien d’aérien,
    Où le sourd hiatus, l’âne qui l’accompagne
    Font ensemble un mot long comme un mot d’Allemagne.

    Il fallait un murmure et la voix d’Ariel
    Pour nommer l’instrument qui nous emporte au ciel.
    La plainte de la brise, un oiseau dans l’espace
    Et c’est un mot français qui dans nos bouches passe.

    L’avion ! l’avion ! qu’il monte dans les airs,
    Qu’il plane sur les monts, qu’il traverse les mers,
    Qu’il aille regarder le soleil comme Icare
    Et que plus loin encore un avion s’égare
    Et trace dans l’éther un éternel sillon
    Mais gardons-lui le nom suave d’avion
    Car du magique mot les cinq lettres habiles
    Eurent cette vertu d’ouvrir les ciels mobiles.

    Français qu’avez-vous fait d’Ader l’aérien ?
    Il lui restait un mot, il n’en reste plus rien.

    Guillaume Apollinaire

Posté(e)

Document C: Paquebot

L'Atlantique est là qui, de toutes parts, s'est généralisé depuis quinze jours, avec son sel et son odeur vieille comme le monde, qui couve, marque les choses du bord, s'allonge dans la chambre de chauffe, rôde dans

 la soute au charbon, enveloppe ce bruit de forge, s'annexe sa flamme

 si terrestre, entre dans toutes les cabines,

 monte au fumoir, se mêlant aux jeux de cartes, se faufilant entre chaque carte, si bien que tout le navire, et même les lettres qui sont dans les enveloppes

 cinq fois cachetées de rouge au fond des sacs

 postaux, tout baigne dans une buée, dans une confirmation

 marine, comme ce petit oiseau des îles dans sa cage des îles.

 La voici la face de l'Atlantique dans cette grande pièce carrée si fière de ses angles en pleine mer,

 ce salon où tout feint l'aplomb et l'air solidement attaché

de graves meubles sur le continent,

 mais souffre d'un tremblement maritime

 ou d'une quiétude suspecte,

 même la lourde cheminée avec ses fausses bûches

 éclairées à l'électricité qui joue la cheminée de château assise en terre depuis

 des siècles.

 Que prétend ce calendrier, fixé, encadré, et qui sévèrement annonce samedi 17 juillet,

 ce journal acheté à la dernière escale et qui donne des nouvelles des peuples,

 ce vieux billet de tramway retrouvé dans ma poche et qui me propose de renouer avec la
Ville?

 Que témoignent toutes ces têtes autour de moi,

 tous ces agglomérés humains, qui vont et viennent sur le pont de bois mouvant

 entre ciel et vagues, promenant leur bilan mortel,

 leurs chansons qui font ici des couacs aigrelets, et prétendent qu'il faudrait à cette mer qui prend toujours et se refuse, quelques cubes en pierre de taille avec fenêtres et pots de géranium, un coteau dominé par la gare d'un funiculaire et un drapeau tandis que sur le côté,

 des recrues marcheraient une, deux, une, deux, sur un terrain de manœuvre.

 Mais sait-elle même qu'il existe l'homme qui fume ces cigares  accoudé au bastingage,

 le sait-elle, la mer, cette aveugle de naissance,

qui n'a pas compris encore ce que c'est qu'un noyé et le tourne et le retourne sous ses interrogations?

Jules Supervielle

Posté(e)

Document D: La valise

Ma valise m’accompagne au massif de la Vanoise , et déjà ses nickels brillent et son cuir épais embaume . Je l’empaume , je lui flatte le dos l’encolure et le plat . Car ce coffre comme un livre plein d’un trésor de plis blancs : ma vêture singulière , ma lecture familière et mon plus simple attirail , oui , ce coffre comme un livre aussi comme un cheval , fidèle contre mes jambes , que je selle , je harnache , pose sur un petit banc , selle et bride , bride et sangle ou dessangle dans la chambre de l’hôtel proverbial .

Oui, au voyageur moderne sa valise en somme reste comme un reste de cheval .

Francis Ponge

  • E-Bahut
Posté(e)

Non. Ton messager personnel sur e-bahut , en haut,petite enveloppe à gauche  de ton nom .

Puisque tu n'y es pas, je réponds ici .

1. Ode , de Valéry Larbaud : hommage au train , en particulier au trains qui parcourent la planète , permettant l'exploration visuelle des contrées diverses traversées, des haltes dans les gares aux noms de villes évocateurs d'exotisme . Le bruit de la locomotives sur les rails et le mouvement cadencé des wagons se retrouvent dans les sonorités de mots et le rythme des phrases .

2.l'avion ,de Apollinaire : mise en exergue de son inventeur disparu , au point de vue technique et concret  (l'appareil volant qu'il a inventé) et lexical et abstrait (le mot avion , forgé de toutes pièces sur avis-oiseau en latin) ; évocation mythologique de Icare (regarde sa légende sur le net) .

Puissance quasi magique de l'avion, maître des airs, des espaces géographiques (terre, mer, montagnes), du feu (volcans) et du temps (éternité  cfr les décalages horaires) ; ainsi i'avion domine les quatre éléments .

3.Paquebot, de Jules Supervielle . Hommage au navire

4. La valise, de Ponge : ici, pas de moyen de transport évoqué, mais  l'  objet qu'on emporte .

Pour le style : 

-Vers libres , vers blancs (voir la différence sur le net): abandon du vers régulier avec rimes et pieds réguliers , mais assonances, allitérations, figures de style.

-Nombreux rejets et enjambements(dans ….la soute au vers suivant / sacs …postaux) qui , dans Paquebot, expriment  les mouvements du navire dus à la houle , au roulis , et le basculement de son contenu .

pour le thème :

Abandon des lieux communs poétiques : amour, souvenir, mort, enfance , mélancolie , sentiments personnels ,… et mise en valeur du présent de l'indicatif, de l'objet qui semble submerger le "je" du poète pourtant toujours présent : c'est l'objet qui exprime les sensations de l'auteur .

Pour le travail d'invention, je ne puis me substituer à toi .

 

Bon courage .

 

 

-

 

  • E-Bahut
Posté(e)

C'est à toi de faire la part des choses . J'estime t'avoir aidée plus que suffisamment . Si tu ne comprends pas (aïe , l'orthographe!), il faudra te faire aider par un professeur particulier , qui t'enseignera le français fondamental .

Courage . Nous ne sommes pas tous des surdoués ! 

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