dimiser44 Posté(e) le 20 novembre 2015 Signaler Posté(e) le 20 novembre 2015 Bonjour à tous, Je suis en L1 anglais, et j'ai une dissertation à faire (en littérature française bien entendu) sur le sujet suivant: "Le romancier est l'historien du présent." - Georges Duhamel Étant donné que j'ai passé mon bac il y a deux ans, (un bac non littéraire), ça fait un bout de temps que je n'ai pas travaillé cet exercice. Alors je connais très bien la méthodologie que j'ai révisé, mais auriez-vous éventuellement quelques pistes pour me guider un peu sur le fond, s'il vous plaît ? Je vous remercie d'avance.
dimiser44 Posté(e) le 20 novembre 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 20 novembre 2015 Excusez-moi pour le double-post, je n'arrive pas à éditer mon premier message. Pour préciser mon problème, j'aurais en fait besoin d'être guider notamment sur la problématique et le plan qui ont tendance à me saborder dans mes devoirs..
E-Bahut moîravita Posté(e) le 21 novembre 2015 E-Bahut Signaler Posté(e) le 21 novembre 2015 On ne peut pas argumenter avec nos idées personnelles pour ta dissertation : ce serait malhonnête . Tu peux chercher sur le net "romancier", "roman" , "Histoire"pour commencer . Dans la phrase de Duhamel , il y a une contradiction entre "historien" (qui écrit le passé) et "présent" : le romancier serait donc le témoin de son temps ? Sa tâche serait donc de laisser une trace de son époque ? Ceci exclut bien des démarches d'écriture romanesque , fiction par excellence , utopie, fantastique, policière, psychologique, sentimentale … En quoi "Le Petit Prince" serait-il témoin de son temps ? Au contraire, un bon roman est celui qui traverse le temps . (D'ailleurs, qui lit encore Duhamel ? )
dimiser44 Posté(e) le 22 novembre 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 22 novembre 2015 Merci pour ces pistes ! Donc je pourrais partir de la problématique: "Le romancier témoigne-t-il de son époque ?" En première partie, "Le roman réaliste souvent témoin d'une époque." (je pourrais évoquer balzac ou bien flaubert) en deuxième partie "Un témoignage plus rare dans les romans fictifs" et en dernière partie je pourrais parler de la volonté de l'auteur de laisser une empreinte de son temps. Cela vous semble-t-il acceptable ?
E-Bahut moîravita Posté(e) le 22 novembre 2015 E-Bahut Signaler Posté(e) le 22 novembre 2015 Pour la première partie : Balzac, Flaubert et surtout Zola ( réaliste qui créa le naturalisme).Souci de rendre la réalité la plus véridique possible .(Tout comme l'historien ,il se base sur des faits précis, des faits divers parfois,(Flaubert) vérifiables ):ils donnent par là une dimension scientifique à leur oeuvre (Zola) mais l'intrigue qu'ils donnent à lire est souvent le produit de leur imagination . Transition : ce n'est pas pour cette raison que le romancier est un historien . Loin de se pencher sur l'histoire de son époque, certains écrivains s'en détournent de multiples façons : Et d'abord, Ensuite, Enfin, Continue : tu es sur la bonne voie !
dimiser44 Posté(e) le 22 novembre 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 22 novembre 2015 Je prends minutieusement note de ces idées, merci beaucoup ! Pourriez-vous éventuellement me dire ce que vous pensez de mon introduction ? Si celle-ci est bonne, je pense du coup pouvoir me débrouiller pour les développements en me servant évidemment de vos précieuses idées. " A partir du XIXe siècle, le roman s'est voulu de plus en plus fidèle à la réalité, en se nourrissant de faits historiques, et cette constante recherche de la vraisemblance a donné naissance au courant réaliste, notamment marqué par Balzac, connue pour sa Comédie Humaine, oeuvre colossale dépeignant les moeurs et ainsi l'histoire de son époque. A cet égard, George Duhamel semble pertinent en déclarant le romancier comme étant "l'historien de son présent". Un tel postulat nous pousse à nous demander si le romancier témoigne réellement de son époque, et dans quelle mesure. Pour cela, nous étudierons d'abord la recherche de la vraisemblance chez les auteurs réalistes, puis nous verrons que ce souci de la vérité est absent chez certains écrivains, puis nous terminerons en explorant la volonté du romancier de laisser une trace de son temps." Ca me paraît plutôt correct, mais je peux me fourvoyer à certains égards. Qu'en pensez-vous ? :)
E-Bahut moîravita Posté(e) le 22 novembre 2015 E-Bahut Signaler Posté(e) le 22 novembre 2015 Je ne crois pas que le retour à la volonté du romancier de laisser une trace de son temps soit judicieuse . Il me semble que l'Histoire , avec un grand H , n'est le sujet principal du roman que chez quelques écrivains qui écrivent alors des "romans historiques" , comme Dumas , etc. Chez d'autres, elle est la toile de fond, ou le prétexte à un parallèle avec l'intrigue principale (comme chez Marguerite Duras dans "Hiroshima , mon amour", dialogue et relation amoureuse,entre un Japonais qui a vécu la bombe atomique et une Française, qui a été tondue après la guerre de 40-45 , pour avoir aimé un Allemand. Comme dans "Le Hussard sur le toit" , de Giono ... Les autres romanciers écrivent la petite histoire ( inspirée de faits divers ), ou leur histoire personnelle (roman autobiographique, journal intime, autobiographie romancée , comme Annie Ernaux (la Place) . D'autres se détournent de leur temps pour inventer une fiction probable (roman policier), sentimentale et /ou morale (la symphonie pastorale de Gide) , utopique ( Le meilleur des mondes, de Huxley, 1984 de Orwell), ou fantastique ( Contes fantastiques de Maupassant, La peau de chagrin de Balzac). Dans "Le nouveau roman" , les personnages , réduits à leurs gestes, à une lettre de l'alphabet (Robbe-Grillet) , l'écrivain ne raconte même plus une histoire . Il laisse au lecteur un puzzle qu'il doit lui-même recomposer et par là créer le roman au même titre que l'auteur .
dimiser44 Posté(e) le 23 novembre 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 23 novembre 2015 Mais tout ça rentre dans le cadre d'une deuxième partie visant à dire que certains écrivains se détournent de cette recherche de la vérité de multiples façons, non ? Du coup, la troisième partie ne me paraît pas claire. Le plan serait donc grossièrement, "Certes, les auteurs réalistes recherchent la vraisemblance, toutefois d'autres auteurs s'en détournent de multiples façons. En définitive... ?"
E-Bahut moîravita Posté(e) le 23 novembre 2015 E-Bahut Signaler Posté(e) le 23 novembre 2015 Oui . Parce que le roman est par excellence fiction et ne prétend pas s'aventurer sur les plates-bandes d'un historien , qui agit tel un scientifique, un détective du passé .
dimiser44 Posté(e) le 23 novembre 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 23 novembre 2015 Je vois. Du coup en troisième partie, serait-il pertinent d'évoquer le roman historique en disant, en fait, que certains écrivains se spécialisent justement dans cette recherche historique ?
dimiser44 Posté(e) le 23 novembre 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 23 novembre 2015 (Encore désole pour le double-post) Alors en fait, je crois que je me retrouve. J'ai donc fait une première partie sur realisme-naturalisme / recherche de la vraisemblance, de la vérité, une deuxième sur l'absence de cette recherche chez certains écrivains / fiction / nouveau-roman / Histoire comme toile de fond de l'intrigue, et une troisième sur l'Histoire comme seule réalité / romans historiques / autobiographies... :)
E-Bahut moîravita Posté(e) le 23 novembre 2015 E-Bahut Signaler Posté(e) le 23 novembre 2015 Cela me semble plus cohérent . Je te souhaite bon courage et bonne chance . A bientôt ?
dimiser44 Posté(e) le 23 novembre 2015 Auteur Signaler Posté(e) le 23 novembre 2015 Merci pour tout, vous m'avez été d'une grande aide ! A très bientôt, sans aucun doute !
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