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Pensez Vous Qu'éduquer Ses Enfants Consiste À Toujours Les Protéger Des Dangers Extérieurs ?


Noramouille

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Posté(e)

Bonjour,

ayant été très malade pendant toutes les vacances, je n'ai pas eu de moments pour commencer mon devoir, j'aurai donc aimé un peu d'aide. Ce que j'ai pu commencé est écrit en bleu. Pour l'analyse du sujet, je n'ai pas encore scanné le sujet je le mettrai dans la soirée

Développer sa réflexion pour la rédaction au brevet.

Sujet : Pensez vous qu'éduquer ses enfatns consiste à les protéger des dangers du monde extérieur ? Vous donnerez votre réponse dans un développement argumenté et organisé. Votre texte fera au moins deux pages.

Analyse du sujet

1) quel est le thème ?

2) recopiez les groupes à l'infinitif.

3) reformulez la question posée comme si vous évoquiez ce sujet à un camarade.

4) que vous demande-t-on de faire ?

1) Le thème est l'éducation, la violence extérieure qui est comparée au confort intérieur.

2) "chercher à percer" "de la faire rentrer"

3) Crois-tu que garder son enfant à la maison, à l'abris de tout est une bonne éducation ?

4) On nous demande d'exprimer notre point de vue sur la question, en commentant et expliquant notre avis dans un texte de 2 pages.

Définitions

1) Pour moi, éduquer un enfant c'est le...

c'est lui....

Dans quel but ?

Pour moi les dangers du monde extérieurs sont...

2) Lisez cet article du dictionnaire et entourez les mots clés.

Education- n.f (lat. educatio). 1. Action de former d'instruire quelqu'un, manière de mettre en oeuvre cette formation. 2. action de développer une faculté particulière. 3. initiation à un domaine particulier de connaissances.4 Connaissance et pratique des bons usages d'une société.

Larousse, 2013.

Prolongement de la réflextion

1) Développer sa réflexion à partir des mots clés. Quelles nouvelles idées ou questions vous viennent à la lecture de cette définition du mot éducation ?

2) Développer sa réflexion à partir d'exemples concret (expérience personnelle, choses vues, entendues). Cherchez dans ce que les parents aprennent habituellement à leurs enfants, ce qui les protège. Ce qui a une autre finalité que la protection.

En leur apprenant les choses suivantes, les parents protègent ils leur enfant ? De quels dangers ? Si non, que cherchent ils ?

A faire leurs lacets

A gerer leur forfait de téléphone

A etre polis...

Selon moi éduquer c'est donc...

Mais aussi...

3) Développer sa réflexion à partir d'exemples culturels. Cherchez dans les livres/films/expositions ... que vous avez lus/vus... des modèles ou des contre-modèles d'education.

Organisation des idées

1) Mettez maintenant vos idées en ordre par rapport à la question posée. Pensez à accompagner chaque idée d'un exemple.

Oui, on peut dire qu'éduquer ses enfants consiste à toujours les protéger des dangers du monde extérieur parce que...

Non, on peut dire qu'éduquer ses enfants consiste plutôt à...

3) Finalement, quelle est votre réponse personnelle à la question ?

Posté(e)

Voici le sujet :

Après le dîner, hélas, j'étais bientôt obligé de quitter maman qui restait à causer avec les autres, au jardin s'il faisait beau, dans le petit salon où tout le monde se retirait s'il faisait mauvais. Tout le monde, sauf ma grand'mère qui trouvait que " c'est une pitié de rester enfermé à la campagne " et qui avait d'incessantes discussions avec mon père, les jours de trop grande pluie, parce qu'il m'envoyait lire dans ma chambre au lieu de rester dehors. " Ce n'est pas comme cela que vous le rendrez robuste et énergique, disait-elle tristement, surtout ce petit qui a tant besoin de prendre des forces et de la volonté " Mon père haussait les épaules et il examinait le baromètre, car il aimait la météorologie, pendant que ma mère, évitant de faire du bruit pour ne pas le troubler, le regardait avec un respect attendri, mais pas trop fixement pour ne pas chercher à percer le mystère de ses supériorités. Mais ma grand'mère, elle, par tous les temps, même quand la pluie faisait rage et que Françoise avait précipitamment rentré les précieux fauteuils d'osier de peur qu'ils ne fussent mouillés, on la voyait dans le jardin vide et fouetté par l'averse, relevant ses mèches désordonnées et grises pour que son front s'imbibât mieux de la salubrité du vent et de la pluie. Elle disait: " Enfin, on respire! " et parcourait les allées détrempées - trop symétriquement alignées à son gré par le nouveau jardinier dépourvu du sentiment de la nature et auquel mon père avait demandé depuis le matin si le temps s'arrangerait - de son petit pas enthousiaste et saccadé, réglé sur les mouvements divers qu'excitaient dans son âme l'ivresse de l'orage, la puissance de l'hygiène, la stupidité de mon éducation et la symétrie des jardins, plutôt que sur le désir, inconnu d'elle, d'éviter à sa jupe prune les taches de boue sous lesquelles elle disparaissait jusqu'à une hauteur qui était toujours pour sa femme de chambre un désespoir et un problème.

Quand ces tours de jardin de ma grand'mère avaient lieu après dîner, une chose avait le pouvoir de la faire rentrer: c'était - à un des moments où la révolution de sa promenade la ramenait périodiquement, comme un insecte, en face des lumières du petit salon où les liqueurs étaient servies sur la table à jeu - si ma grand'tante lui criait: " Bathilde! viens donc empêcher ton mari de boire du cognac! " Pour la taquiner, en effet (elle avait apporté dans la famille de mon père un esprit si différent que tout le monde la plaisantait et la tourmentait), comme les liqueurs étaient défendues à mon grand-père, ma grand'tante lui en faisait boire quelques gouttes. Ma pauvre grand'mère entrait, priait ardemment son mari de ne pas goûter au cognac; il se fâchait, buvait tout de même sa gorgée, et ma grand'mère repartait, triste, découragée, souriante pourtant, car elle était si humble de cœur et si douce que sa tendresse pour les autres et le peu de cas qu'elle faisait de sa propre personne et de ses souffrances se conciliaient dans son regard en un sourire où, contrairement à ce qu'on voit dans le visage de beaucoup d'humains, il n'y avait d'ironie que pour elle-même, et pour nous tous comme un baiser de ses yeux qui ne pouvaient voir ceux qu'elle chérissait sans les caresser passionnément du regard.

Marcel Proust, Du côté de chez Swann, 1913.

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