bouquetfleuri Posté(e) le 4 mai 2012 Signaler Posté(e) le 4 mai 2012 Bonsoir, j'ai à rédiger un commentaire sur un extrait de L'Oeuvre de Zola, allant de "Eh bien! Non, je ne te foutrai pas la paix!..." jusqu'à " ah la vie, la vie..." Et je sèche complétement au niveau du plan, je ne vois pas comment organiser mon commentaire... Pourriez-vous me donner un petit coup de pouce? Merci d'avance, bonne soirée à vous ! * Sachant que je n'ai ni problématique, ni plan.... Seulement l'extrait ! Merci ! :-)
bouquetfleuri Posté(e) le 4 mai 2012 Auteur Signaler Posté(e) le 4 mai 2012 Voici l'extrait. En attente d'un coup de pouce qui me débloque, bonne soirée ! " "Eh bien! non, je ne te foutrai pas la la paix !... En voilà assez, je te dirai ce qui m'étouffe, ce qui me tue, depuis que je te connais... Ah ! cette peinture oui ! ta peinture, c'est elle, l'assasine, qui a empoisonné ma vie. Je l'avais pressenti, le premier jour; j'en avais eu peur comme d'un monstre, je la trouvais abominable, exécrable; et puis, on est lâche, je t'aimais trop pour ne pas l'aimer, j'ai fini par m'y faire, à cette criminelle... Mais, plus tard, que j'en ai souffert, comme elle m'a torturée ! En dix ans, je ne me souviens pas d'avoir vécu une journée sans larmes... Non, laisse-moi, je me soulage, il faut que je parle, puisque j'en ai trouvé la force... Dix années d'abandon, d'écrasement quotidien; ne plus rien être pour toi, se sentir de plus en plus jetée à l'écart, en arriver à un rôle de servante; et l'autre, la voleuse, la voir s'installer entre toi et moi, et te prendre, et triompher, et m'insulter... Car ose donc dire qu'elle ne t'a pas envahi membre à membre, le cerveau, le coeur, la chair, tout ! Elle te tient comme un vice, elle te mange. Enfin, elle est ta femme, n'est-ce-pas? Ce n'est plus moi, c'est elle qui couche avec toi... Ah maudite ! ah gueuse ! " Maintenant, Claude l'écoutait, dans l'étonnement de ce grand cri de souffrance, mal éveillé de son rêve exaspéré de créateur, ne comprenant pas bien encore pourquoi elle lui parlait ainsi. Et, devant cet hébétement, ce frissonnement d'homme surpris et dérangé dans sa débauche, elle s'emporta davantage, elle monta sur l'échelle, lui arracha la bougie du poing, la promena à son tour devant le tableau. "Mais regarde donc ! mais dis-toi donc où tu en es ! C'est hideux, c'est lamentable et grotesque, il faut que tu t'en apreçoives à la fin ! Hein? est-ce laid, est-ce imbécile?... Tu vois bien que tu es vaincu, pourquoi t'obstiner encore? Ca n'a pas de bon sens, voilà ce qui me révolte... Si tu ne peux être un grand peintre, la vie nous reste, ah ! la vie, la vie..." "
E-Bahut moîravita Posté(e) le 5 mai 2012 E-Bahut Signaler Posté(e) le 5 mai 2012 Tu n'as pas une idée pour ce monologue paroxystique d'une femme abandonnée dont les mots , seule défense, éclatent de douleur ? Regarde les exclamations, les interrogations , les points de suspension: la ponctuation a une formidable importance aussi , ainsi que le vocabulaire de la souffrance , la personnification de la peinture?
bouquetfleuri Posté(e) le 5 mai 2012 Auteur Signaler Posté(e) le 5 mai 2012 Oui, je ne vois juste pas comment l'organiser.. Puis-je par exemple dans un premier temps dire que l'auteur vise à nous persuader en faisant appel aux émotions (douleur, colère...), et ensuite analyser les moyens qu'il emploie (vocabulaire, ponctuation...) ? Merci beaucoup, bonne fin d'après-midi !
E-Bahut moîravita Posté(e) le 5 mai 2012 E-Bahut Signaler Posté(e) le 5 mai 2012 Bonsoir . Tu peux me dire quand tu dois rendre l'analyse de ce monologue quasi -théâtral ?
bouquetfleuri Posté(e) le 6 mai 2012 Auteur Signaler Posté(e) le 6 mai 2012 Bonjour, il est à rendre pour Jeudi.
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