Shiizukanie Posté(e) le 11 décembre 2011 Signaler Posté(e) le 11 décembre 2011 Bonjour! vous pouvez m'aider S'il Vous Plait? MERCI Voici un extrait de l'éducation sentimentale, Flaubert : Ce fut comme une apparition : Elle était assise, au milieu du banc, toute seule ; ou du moins il ne distingua personne, dans l'éblouissement que lui envoyèrent ses yeux. En même temps qu'il passait, elle leva la tête ; il fléchit involontairement les épaules ; et, quand il se fut mis plus loin, du même côté, il la regarda. Elle avait un large chapeau de paille, avec des rubans roses qui palpitaient au vent derrière elle. Ses bandeaux noirs, contournant la pointe de ses grands sourcils, descendaient très bas et semblaient presser amoureusement l'ovale de sa figure. Sa robe de mousseline claire, tachetée de petits pois, se répandait à plis nombreux. Elle était en train de broder quelque chose ; et son nez droit, son menton, toute sa personne se découpait sur le fond de l'air bleu. Comme elle gardait la même attitude, il fit plusieurs tours de droite et de gauche pour dissimuler sa manoeuvre ; puis il se planta tout près de son ombrelle, posée contre le banc, et il affectait d'observer une chaloupe sur la rivière. Jamais il n'avait vu cette splendeur de sa peau brune, la séduction de sa taille, ni cette finesse des doigts que la lumière traversait. Il considérait son panier à ouvrage avec ébahissement, comme une chose extraordinaire. Quels étaient son nom, sa demeure, sa vie, son passé ? Il souhaitait connaître les meubles de sa chambre, toutes les robes qu'elle avait portées, les gens qu'elle fréquentait ; et le désir de la possession physique même disparaissait sous une envie plus profonde, dans une curiosité douloureuse qui n'avait pas de limites. Une négresse, coiffée d'un foulard, se présenta, en tenant par la main une petite fille, déjà grande. L'enfant, dont les yeux roulaient des larmes, venait de s'éveiller. Elle la prit sur ses genoux. " Mademoiselle n'était pas sage, quoiqu'elle eût sept ans bientôt ; sa mère ne l'aimerait plus ; on lui pardonnait trop ses caprices. " Et Frédéric se réjouissait d'entendre ces choses, comme s'il eût fait une découverte, une acquisition. Il la supposait d'origine andalouse, créole peut-être ; elle avait ramené des îles cette négresse avec elle ? Cependant, un long châle à bandes violettes était placé derrière son dos, sur le bordage de cuivre. Elle avait dû, bien des fois, au milieu de la mer, durant les soirs humides, en envelopper sa taille, s'en couvrir les pieds, dormir dedans ! Mais, entraîné par les franges, il glissait peu à peu, il allait tomber dans l'eau ; Frédéric fit un bond et le rattrapa. Elle lui dit : - " Je vous remercie, monsieur. " Leurs yeux se rencontrèrent. 1) Vous montrerez que cette scène est une description réaliste.
Shiizukanie Posté(e) le 11 décembre 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 11 décembre 2011 je dois faire un commentaire avec un seul annexe qui est de montrez que cette scène est une description réaliste. merci pour votre aide
kataeb Posté(e) le 11 décembre 2011 Signaler Posté(e) le 11 décembre 2011 j'aurai dit: I- une scene de rencontre aux clichés romantiques a) le lieu b) fusion symbolique c) rencontre par le regard II- peinture aux clichés romantiques a) peinture precise de la femme b) marie: une icone, divinité clichés romantiques = réalisme puisque Flaubert critique dans l'Education Sentimentale le mouvement qui le précede: le Romantique
E-Bahut moîravita Posté(e) le 12 décembre 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 12 décembre 2011 Je me penche sur ce travail demain . Cela te convient ? Bonne soirée .
Shiizukanie Posté(e) le 13 décembre 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 13 décembre 2011 ok merci! ( c'est pour vendredi le devoir)
Riizruz Posté(e) le 13 décembre 2011 Signaler Posté(e) le 13 décembre 2011 Euuhh par simple curiosité... Tu serais pas une élève du lycée Marie Curie à Marseille ?! Parce que j'ai exactement le même devoir a rendre pour vendredi aussi ...
E-Bahut moîravita Posté(e) le 13 décembre 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 13 décembre 2011 -Flaubert se documente scrupuleusement sur les coutumes , l'histoire, les costumes et coiffures de l'époque ( description objective de Mme Arnoux,sesbadeaux, etc.) -la description est impersonnelle: il se défend d'utiliser directement expériences et sentiments autobiographiques pour en étoffer l'oeuvre (Frédéric= Gustave, Mme Arnoux= Elisa Schlesinger:il s'agit de la transposition d'un vécu) -il reste impartial, ne conclut pas. -il reste impassible, il ne déverse ni opinions ni parti-pris dans ses écrits .(mais l'auteur doit être présent partout et visible nulle part: les personnages une fois créés suivront leur cours, indépendamment de l'auteur.) dans la rencontre sur le bateau avec Mme Arnoux, il faut noter le rôle capital du regard et la manoeuvre (sorte de mise en scène) à laquelle se livre Frédéric pour observer cette "apparition". Mise en valeur de la personne et de l'attitude de la jeune femme qu'on peut remarquer presque une "disparition" de Frédéric. mais : opposition réalisme (description minutieuse de la jeune femme) et romantisme (coup de foudre, nature de la souffrance que celui-ci éveille et rêverie dans laquelle se jette Frédéric à partir des éléments recueillis sur cette belle inconnue .
Shiizukanie Posté(e) le 13 décembre 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 13 décembre 2011 MERCI BEAUCOUP POUR TON AIDE
Shiizukanie Posté(e) le 14 décembre 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 14 décembre 2011 -Flaubert se documente scrupuleusement sur les coutumes , l'histoire, les costumes et coiffures de l'époque ( description objective de Mme Arnoux,sesbadeaux, etc.) -la description est impersonnelle: il se défend d'utiliser directement expériences et sentiments autobiographiques pour en étoffer l'oeuvre (Frédéric= Gustave, Mme Arnoux= Elisa Schlesinger:il s'agit de la transposition d'un vécu) -il reste impartial, ne conclut pas. -il reste impassible, il ne déverse ni opinions ni parti-pris dans ses écrits .(mais l'auteur doit être présent partout et visible nulle part: les personnages une fois créés suivront leur cours, indépendamment de l'auteur.) dans la rencontre sur le bateau avec Mme Arnoux, il faut noter le rôle capital du regard et la manoeuvre (sorte de mise en scène) à laquelle se livre Frédéric pour observer cette "apparition". Mise en valeur de la personne et de l'attitude de la jeune femme qu'on peut remarquer presque une "disparition" de Frédéric. mais : opposition réalisme (description minutieuse de la jeune femme) et romantisme (coup de foudre, nature de la souffrance que celui-ci éveille et rêverie dans laquelle se jette Frédéric à partir des éléments recueillis sur cette belle inconnue .
E-Bahut moîravita Posté(e) le 14 décembre 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 14 décembre 2011 Je ne vois que la question 1 sur le réalisme de la scène .
Shiizukanie Posté(e) le 14 décembre 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 14 décembre 2011 Je ne vois que la question 1 sur le réalisme de la scène .
E-Bahut moîravita Posté(e) le 14 décembre 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 14 décembre 2011 La description de Mme Arnoux, certainement : Flaubert décrit sa robe, sa coiffure telles que les femmes les portaient à l'époque . Mais on voit Mme Arnoux à travers le regard d'un jeune qui a un "flash" pour elle : c'est psychologiquement réaliste aussi . Relis mes notes.
Shiizukanie Posté(e) le 14 décembre 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 14 décembre 2011 La description de Mme Arnoux, certainement : Flaubert décrit sa robe, sa coiffure telles que les femmes les portaient à l'époque . Mais on voit Mme Arnoux à travers le regard d'un jeune qui a un "flash" pour elle : c'est psychologiquement réaliste aussi . Relis mes notes.
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