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Commentaire De Texte : Le Roman Et Ses Personnages


lopopo

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Posté(e)

Bonjour, j'aurais besoin d'aide pour un travail de Fraçais, je dois faire un commentaire de texte sur le texte suivant: Rue cases nègres de Joseph Zobel.

(L'incipit:)

"Dans la rue cases nègres l'auteur joseph zobel fait le récit romancé de sa propre enfance. Il évoque la Martinique des années 30, sa vie dans une petite bourgade pauvre. Le roman se clôt par le récit de la mort de la grand-mère du narrateur, M'man Tine, qui a élevé l'enfant jusqu'à son départ pour le lycée. Toute sa vie elle a travaillé dans un champ de cannes à sucre, exploitée par les "békés" c'est à dire les colons venus de France métropolitaine.

Revenu à moi, je m'obstinais encore à me représenter le visage de m'man Tine morte. Toujours cette image se refusait.

Certainement, son grabat avait été somptueusement recouvert de ce drap, et elle avait été allongée au milieu de sa robe de satinette noire, celle qu'elle ne portait que 2 ou 3 fois l'an, pour les cérémonies d'église. Mais pas sa figure, ni le creux de sa joue ou je l'aurais embrassée.

Ses mains.

C'étaient ses mains qui m'apparaissaient sur la blancheur du drap. Ses mains noires, gonflées, durcies, craquelées à chaque repli, et chaque craquelure incrustée d'une boue indélébile. Des doigts encroûtés, déviés en tous sens ; aux bouts usés et renforcés par des ongles plus épais, plus durs, plus informes que des sabots de je ne sais quelle bête ayant galopé sur des rochers, dans de la ferraille, du fumier, de la vase.

... Ces mains, que m'man Tine lavait soigneusement chaque soir et plus méticuleusement encore le dimanche matin, mais qui semblaient plutôt avoir été passées au feu, battues au marteau sur une pierre, enterrées puis arrachées avec toute la terre y adhérant ; puis trempées dans l'eau sale, longuement séchées au soleil, et enfin jetées là, avec une désinvolture sacrilège, sur la blancheur de ce drap, au fond de cet obscur taudis.

... Ces mains, aussi familières que la voix de m'man Tine; m'avaient tendu mes platées de racines pilées, débarbouillé avec une tendresse qui n'en atténuait pas la rugosité, habillé ; avaient frotté et tapoté mes vêtement sur les pierres de la rivière.

Une de ces mains avait étreint un jour ma petite main pour me conduire à l'école : j'en gardais encore la sensation.

Elles n'avaient jamais été belles, évidemment ; elles n'avaient essuyé tant de macules, tiré et soulevé tant de fardeaux. Et quotidiennement pincées, éraflées, et cramponnées au manche de la houe, en proie aux morsures féroces des feuilles de canne, pour créer la Route Didier."

J'ai commencé par faire les grands axes (j'en ai trouver 2), les voici:

I. Qui est M'man Tine

II. La vie de cette dernière à travers ses mains.

Pourriez-vous, s'il vous plaît, m'aider en me donnant des pistes pour commencer à rédiger car les commentaires de textes c'est malheureusement, mon gros point faible. J'en vous remercie (:

  • E-Bahut
Posté(e)

Les mains de Tine , stigmates inanimées d'un dur labeur quotidien.

Les mains de Tine, réceptacles des souvenirs d'enfance du narrateur.

Les mains de Tine, à jamais symboles de tendresse et de sollicitude infinies.

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