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Petit Aperçu Du Livre: Zola-Thérèse Raquin?


Perseverant

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Posté(e)

Moi, je vais avoir un "controle de lecture" sous forme d'écriture d'invention dessus... Mais j'ai été disons... occupé pendant les vacances a cause d'un décès... enfin bref. Une idée de ce que pourrait etre cette écriture afin de savoir comment m'orienter ( sachant que je ne l'ai pas lu )

  • E-Bahut
Posté(e)

Exercice périlleux si tu n'as rien lu de Zola ...

Si tu a tapé le titre sur le net, tu dois savoir que c'est l'histoire d'un crime prémédité qui provoque chez les coupables un tel bouleversement qu'ils sont conduits au suicide .

La 1 ère Préface de Thérèse Raquin(1868) que tu DOIS lire portent sur le but poursuivi par Zola dans son oeuvre :Mon but a été scientifique avant tout. Zola cherche à expliquer les comportements humains, souvent pathologiques, scientifiquement, et non psychologiquement.Il se documente rigoureusement (va sur le terrain) .

Il conçoit l'écriture de la fiction comme une expérience révélatrice et rigoureuse .Ses intentions scientifiques éliminent le problème de moralité ( on a reproché à Zola la dépravation pornographique de son roman).

Zola est donc réaliste, avant d'être le chef de file de l'école naturaliste qu'il a créée:

-la matière du roman est empruntée à la réalité sociologique contemporaine ( toute petite bourgeoisie : Mme Raquin, la tante de Thérèse, tient un petit commerce)

-les êtres ont dominés par leurs instincts, leur hérédité funeste ,(on est alcoolique par exemple, de père en fils),

leur milieu social: son histoire doit servir de vérification "expérimentale" à l'hypothèse scientifique selon laquelle le libre arbitre des êtres est nié au profit d'une explication de leur conduite par des causes sociologiques et biologiques.

-le style se veut naturaliste (vocabulaire "physiologique"), ton neutre, didactique , mais est traversé d'images violentes et même barbares, de l'emploi de pluriels "épiques" qui agrandissent le destin tragique des personnages .

Qu'en penses-tu ?

  • E-Bahut
Posté(e)

Oui, avec Simone Signoret .

Un film est toujours différent d'un livre : un film doit se dérouler en 1h30, donc , il faut choisir certains événements . Mais si tu n'as pas le temps de lire, c'est une bonne approche .

Posté(e)

Bonjour.

Je viens de commencer à lire le livre, je suis rendue à la page 108, soit au chapitre 14. Et avant de commencer de le lire, j'ai regarder le film avec Simone Signoret, et je me suis rendue compte que le livre est totalement différent du film ! Les évènements sont totalement différents !

Par exemple : Dans le film le meurtre de Camille est la suivante : Il se fait jeté d'un train par Laurent.

Et dans le livre : Il se fait jeté d'une barque par Laurent.

Autre exemple : Dans le film, c'est le coud de foudre absolu entre Laurent et Thérèse alors qu'au début du livre, ont dit que Laurent trouvait Thérèse laide, et et au fur et à mesure des pages, il va commencer à l'aimer.

(Je trouve que Zola, décrit beaucoup!!)

-J'ai une petite question à vous poser :

Je n'ai pas très bien compris qui sont : Rimbaud, Grivet, et Olivier.

  • E-Bahut
Posté(e)

Grivet et Les Michaud sont des comparses du crime, qui, par leur vie grise et terne,font repoussoir à la passion exaltée et perverse de Thérèse et laurent:ils servent d'adjuvants involontaires aux manoeuvres tortueues des criminels : leur fonction est plutôt "décorative".

Michaud, fonctionnaire de police, que Laurent est allé chercher juste après le meurtre et qui n'a aucun soupçon, entérine la version de l'accident , et devant l'affliction feinte des deux complices, va même jusqu'à leur suggérer le mariage.

Sur le plan psychologique, ce sont des personnes veules, abruties par la vie mesquine de petits fonctionnaires, travaillés de rancoeurs et d'envies minables , comme Grivet, qui envie les appointements dérisoires de Laurent : leur égoïsme leur fait voir dans la disparition de Camille et dns la paralysie de Mme Raquin une occasion de perturber leurs misérables habitudes personnelles ; Zola est fidèle à son esthétique: les personnages secondaires sont le produit et la projection du milieu.

Quant à Suzanne, la femme d'Olivier Michaud, elle apporte à ce monde sec et sombre une mince lueur d'altruisme et de générosité

ce elle est capable d'affection et de dévouement authentique(une partie de l'histoire échappe donc au rigoureux déterminisme physiologique et sociologique!!)

Posté(e)

Bonsoir.

Je suis maintenant rendue à la page 176, au chapitre 15.

J'ai n'ai pas encore terminé le livre, mais presque. J'ai quelques questions :

Laurent et Thérèse se sont enfin mariés. Ils n'ont plus du tout de sentiments l'un vers l'autre? Ou bien ils n'arrivent pas a les exprimer? En tout cas dans le livre, ils ne les expriment pas et ont l'air de ne plus s'aimer comme auparavant, la mort de Camille n'ont que fait briser l'amour qu'il y avait entre eux.

C'est un peu agaçant, qu'ils voient sans cesse le fantôme de Camille, et je voudrai savoir, si jusqu’à la fin du livre, il vont avoir des hallucinations, au sujet de Camille?

J'ai l'impression que Laurent et Thérèse, se haïssent, mais je n'en suis pas sur car ils ne l'exprime pas alors, se haïssent-il vraiment, ou bien se n'est qu'une impression?

Merci ! smile.png

  • E-Bahut
Posté(e)

Thérèse et laurent ne se sont pas aimés vraiment : ils connaissent la volupté physique. Chacun d'eux est conditionné par sa physiologie et son hérédité.

L'origine exotique de Th. explique la passion latente qui l'habite , étrangère au milieu ensommeillé du petit commerce, qu'elle a refoulée et dissimulée : son tempérament assoupi va se réveiller dans la volupté éprouvée avec Laurent. Apprès le meurtre elle va mener à bien son plan machiavélique= épouser L. et recevoir le capital de Mme Raquin. Mais elle est brisée en fait: sa nature nerveuse , réveillée par la passion, exaspérée par le crime, va l'emmener dans un remords aux confins de la folie .

Quant à L., fait pour une vie végétative, il voit dans sa liaison avec Th. le besoin d'une volupté sans obstacle et une amélioration de son rang social en l'épousant : c'est un égoïste et un avare, paresseux et concupiscent .

A la fin du livre, devant Mme Raquin devenue infirme, ils s'accusent l'un l'autre du crime . La vieille femme se tait, reste murée dans sa haine; Th. et L. se jettent dans une vie dissolue pour oublier leur névrose et finalement ne pensant plus qu'à s'entretuer, s'empoisonnent en présence de Mme Raquin, saoulée de vengeance .

  • E-Bahut
Posté(e)

A ton service . Mais je ne sais plus à qui je m'adresse vraiment ... Persévérant (fille), Baptiste ? ....Un peu déstabilisant !

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