lili32 Posté(e) le 27 septembre 2011 Signaler Posté(e) le 27 septembre 2011 Question : En quoi le dernier portrait de Nana dépasse-t-il le traitement naturaliste ? Il faut faire un développement en deux axes. Extrait : Fille de Gervaise et de Coupeau, Nana a connu une brève carrière de comédienne et de prostituée de luxe. Elle ruine et humilie de nombreux amants. Puis, elle les quitte peu à peu et disparaît. Elle part sans doute en Russie d'où elle revient pour voir son fils. Atteinte par la syphilis, elle meurt, dans d'atroces souffrances, dans un hôtel situé dans le quartier des grands boulevards. Elle a été veillée par quelques amies, à la fois fidèles et curieuses de voir à quoi ressemble le cadavre de celle qui fut l'une des plus jolies femmes de Paris. Au même moment, Napoléon III déclare la guerre à la Prusse. Le cadavre commençais à empoisonner la chambre. ce fut une panique après une longue insouciance. - Filon, filons,mes petites chattes, répétait Gage. Ce n'est pas sain. Elles sortaient vivement, en jetant un regard sur le lit. Mais, comme Lucy Blanche et Carole étaient encore là, Rose donna un dernier coup d'oeil pour laisser la pièce en ordre. Elle tire un rideau devant la fenêtre ; puis elle songea que cette lampe n'était pas convenable, il fallait un cierge , et, après avoir allumé l'un des flambeaux de cuivre de la cheminée, elle le posa sur la table de nuit, à côté du corps. Une lumière vive éclaira brusquement le visage de la morte. Ce fut une horreur? Toutes frémirent et se sauvèrent. - Ah ! elle est changée, elle est changée, murmurait Rose Mignon, demeurée la dernière. Elle partit, elle ferma la porte. Nana restée seule, la face en l'air, dans la clarté de la bougie. C'était un charnier, un tas d'humeur et de sang, une pelletée de chair corrompue, jetée là, sur un coussin. Les pustules avaient envahi la figure entière, un bouton touchant l'autre , et, flétrie, affaissées, d'un aspect grisâtre de boue, elles semblaient déjà une moisissure de la terre, sur cette bouillie informe, où l'on ne retrouvait plus les traits. Un oeil , celui de gauche, avait complètement sombré dans le bouillonnement de la purulence ; l'autre, à demi ouvert, s'enfonçait comme un trou noir et gâté. Le nez suppurait encore. Toute une croûte rougeâtre partait d'une joue, envahissait la bouche, qu'elle tirait dans un rire abominable. Et, sur ce masque horrible et grotesque du néant, les cheveux, les beaux cheveux, gardant leur flambée de soleil, coulaient en un ruissellement d'or. Vénus se décomposait. Il semblait que le virus pris par elle dans les ruisseaux, sur les charognes tolérées, se ferment dont elle avait empoisonné un peuple, venait de lui remonter au visage et l'avait pourri. La chambre était vide. Un grand souffle désespéré monta du boulevard et gonfla le rideau. - A Berlin ! à Berlin ! à Berlin ! Je ne sais vraiment pas comment faire . J'ai vraiment besoin d'aide!!!
E-Bahut moîravita Posté(e) le 27 septembre 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 27 septembre 2011 Le naturalisme est une doctrine littéraire qui s'attache à peindre la réalité (voir le net) . A partir de " C'était un charnier...", on a une description subjective du cadavre de Nana, qui dépasse l'horreur de la réalité .Et qui n'a donc plus rien à voir avec la doctrine naturaliste qui prétend que l'homme est tributaire de son hérédité, de son milieu social.
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