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Plan D'un Commentaire Sur Refus D'obéissance Giono


antho19

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Posté(e)

Bonsoir,

Comme je l'ai dit dans le titre il faut que je fasse un plan pour le deuxième axe de ce texte.

Je ne peux pas oublier la guerre. Je le voudrais. Je passe des fois deux jours ou trois sans y penser et brusquement, je la revois, je la sens, je l'entends, je la subis encore. Et j'ai peur. Ce soir est la fin d'un beau jour de juillet. La plaine sous moi est devenue toute rousse. On va couper les blés. L'air, le ciel, la terre sont immobiles et calmes. Vingt ans ont passé. Et depuis vingt ans, malgré la vie, les douleurs et les bonheurs, je ne me suis pas lavé de la guerre. L'horreur de ces quatre ans est toujours en moi. Je porte la marque. Tous les survivants portent la marquent.

J'ai été soldat de deuxième classe dans l'infanterie pendant quatre ans, dans des régiments de montagnards. Avec M. V., qui était mon capitaine, nous sommes à peu prés les seuls survivants de la 6ème compagnie. Nous avons fait les Epargnes, Verdun-Vaux, Noyons-Saint-Quentin, le Chemin des Dames, l'attaque de Pinon, Chevrillon, le Kemmel. La 6ème compagnie a été remplie cent fois et cent fois d'hommes. La 6ème compagnie était un petit récipient de la 27ème division comme un boisseau à blé. Quand le boisseau était vide d'hommes, enfin quand il n'en restait plus que quelques-uns au fond, comme des grains collés dans les rainures, on le remplissait de nouveau avec des hommes frais. On ainsi rempli la 6ème compagnie cent fois et cent fois d'hommes. Et cent fois on est allé la vider sous la meule. Nous sommes de tout ça les derniers vivants, V. et moi. J'aimerais qu'il lise ces lignes. Il doit faire comme moi le soir : essayer d'oublier. Il doit s'asseoir au bord de sa terrasse, et lui, il doit regarder le fleuve vert et gras qui coule en se balançant dans des bosquets de peupliers. Mais, tous les deux ou trois jours, il doit subir comme moi, comme tous. Et nous subirons jusqu'à la fin.

J'ai déjà trouvé le premier axe et le plan, j'ai aussi le deuxième axe mais il faut que je trouve le plan pour demain sans le développer et je n'y arrive pas, j'ai trouvé quelques citations, seulement 2 procédés (gradation et métaphore) mais je n'arrive pas à les analyser.

Axes: I/ L'horreur des combats

1) Combats meurtriers

2) Déshumanisation des soldats

II/ Le traumatisme des survivants

Pouvez vous m'aider svp, merci d'avance biggrin.png

  • E-Bahut
Posté(e)

La comparaison des combattants qui se souviennent et des grains, meules , boisseaux., les hommes n'étant pas plus importants qu'un grain de blé . Idée sous-jacente que la guerre est une ogresse qui se nourrit des soldats comme ceux-ci se nourrissent du blé ?

Souvenir atroce et impérissable de quatre années de guerre. Oubli impossible dû au spectacle de la nature toujours présente qui recèle des centaines de morts (ruisseau gras,champs de blés= champs de bataille).

Pour les procédés stylistiques , tu tapes gradation, métaphore,(vider la compagnie sous la meule s/e "comme on vide un boisseau") comparaison,(comme des grains...) répétition (cent, subir...) sur ton moteur de recherche.

Encore des questions ?

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