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Enfance, Nathalie Sarraute


Victoire75

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Posté(e)

Bonjour,

Nous voilà a quelques jours du bac désormais et je me retrouvre confronté à un gros problème... J'ai déménagée durant mon premier trimestre de première et mon classeur de français a été égaré... il me manque donc 4 lectures analytiques sur l'autobiographie... Je me retrouve ainsi completement bloquée pour l'une d'entre elle. . .

Quelqu'un pourrait m'éclairer... me dire comment analyser ce texte, quel plan adopter... ?

Nathalie Sarraute , 1983 , Enfance

« vous raconterez votre premier chagrin . ‘Mon premier chagrin’ sera le titre de votre prochain devoir de français. »

- N’est-ce-pas plutôt rédaction qu’on disait à l’école communale ?

- Peut-être… en tout cas, cette rédaction-là ou ce devoir de français ressort parmi les autres. Dès que la maitresse nous adit d’inscrire sur nos carnets « mon premier chagrin », il n’est pas possible que je n’ai pas ressenti…je me trompais rarement … que c’était un « un sujet en or » … j’ai dû voir étinceler dans une brume lointaine des pépites … les promesses de trésors...

J’imagine qu’aussitôt que je l’ai pu, je me suis mise à leur recherche. Je n’avais pas besoin de me presser, j’avais du temps devant moi , mais j’avais hâte de trouver… c’est de cela que tout allait dépendre … Quel chagrin ?...

-Tu n’as pas commencé par essayer, en scrutant parmi tes chagrins…

-De retrouver un de mes chagrins ? Mais non, voyons, à quoi penses-tu ? Un vrai chagrin à moi ? vécu par moi pour de bon… et d’ailleurs, qu’est-ce-que je pouvais appeler de ce nom ? Et quel avait été le premier ? Je n’avais aucune envie de me le demander …ce qu’il me fallait , c’était un chagrin qui serait hors de ma propre vie , que je pourrais considérer en m’en tenant à bonne distance… cela me donnerait une sensation que je ne pouvais pas nommer , mais je la ressens maintenant telle que je l’éprouvais … un sentiment…

-De dignité peut-être … c’est ainsi qu’aujourd’hui on pourrait l’appeler … et aussi de domination , de puissance…

-Et de liberté …Je me tiens dans l’ombre , hors d’atteinte , je ne livre rien de ce qui n’est qu’à moi…mais je prépare pour les autres ce que je considère comme étant bon pour eux, je choisis ce qu’ils aiment, ce qu’ils peuvent atteindre, un de ces chagrins qui leur conviennent…

-Et c’est alors que tu as eu cette chance d’apercevoir…d’où t’est-il venu ?

-Je ,’en sais rien, mais il m’a apporté dès son apparition une certitude, une satisfaction… je ne pouvais pas espérer trouver un chagrin plus joli et mieux fait…plus présentable, plus séduisant… un modèle de vrai premier chagrin de vrai enfant…la mort de mon petit chien…quoi de plus imbibé de pureté enfantine, d’innocence.

Aussi invraisemblable que cela paraisse, tout cela je le sentais…

-Mais est-ce invraissemblable chez un enfant de onze ans... tu étais dans la classe du certificat d'étude

-Ce sujet a fait venir, comme je m'y attendais, plein d'images, encore succintes et floues, de brèves esquisses... mais qui me promettaient en se développant de devenir de vraies beautés... Le jours de mon annniversaire, oh quelle surprise, je saure et bat des mains, de me jette au cou de papa, de maman, dans le paier une boule blanchen je la serre sur mon coeur, puis nos jeux, où donc ? mais dans un beau grand jardon, prairies en fleur, pelouses, c'est celui de mes grands-parents où les parents et mes frères et soeurs passent les vacances... et puis viendra l'horreur... la boule blanche se dirige vers l'étang

-Cet étang que tu avais vu sur un tableau, bordé de joncs, couvert de nénuphars...

-Il faur reconnaître qu'il est tentant , mais voici quelque chose d'encore plus prometteur... la voir ferrée... nous sommes allés nous promener dece c$oté, le petit chien monte sur le remblai, je cours derrière lui, je l'appelle, et voisi qu'à toute vitesse le train arrive, l'énorme, effrayante locomotive... ici pourront de déployer des splendeurs...

-Maintenant c'est le moment... je le retarde toujours... j'ai peur de ne pas partir du bon pied, de ne pas bien prendre mon élan...je commence pas écrire le titre... "Mon premier chagrin"... il pourra me donner de l'impulsion....

Je vous remercie beaucoup par avance...

  • E-Bahut
Posté(e)

Evocation d'un souvenir sous une forme dialoguée: montrer quelles expressions de la narratrice prouvent que c'est un souvenir.

La reconstitution du passé est-elle certaine ? Quels mots indiquent que les souvenirs sont approximatifs?

Quels sont les éléments qui sont recomposés après coup par la mémoire ? Quels sont les temps grammaticaux utilisés et à quoi correspondent-ils ?

Quelle relation entretiennent les deux personnages principaux?

Axes:

regard de la fillette et celui de la narratrice adulte.(temps de la narration(celui de l'époque où se situe la narratrice quand elle raconte ) et temps de la fiction(celui de l'histoire racontée)

analyse rétrospective de la narratrice adulte.

Qu'en penses-tu ? D'autres questions ? Je suppose que tu as étudié à fond le thème de l'autobiographie .

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