Aller au contenu

Sujet D'invention Lorenzaccio


Yelloww

Messages recommandés

Posté(e)

Bonjour à tous,

Voila j'ai un sujet d'invention à faire et je ne suis pas sure d'avoir totalement compris le sujet. Est ec que quelqu'un pourrez m'aider?

Je dois mettre en scène l'extrait de la scène 4 de l'acte I de Lorenzaccio. Elaborez un document de mise en scène qui comportera à la fois des indications concernant le lieu scénique (le décor, l'éclairage...) et le jeu des comédiens. Vous présenterez vos indications de manières qu'elles puissent être lues "à côté" du texte de Musset.

Voici l'extrait et son chapeau introductif

La scène se situe au coeur d'une longue et complexe exposition. Auparavant, Lorenzo n'est apparu qu'un bref instant, secondant une entreprise de séduction de son cousin, Alexandre de Médicis, duc de Florence. La scène se déroule "sur une terrasse" du palais du duc l'un des 38 lieux de la pièce. Sire Maurice vient de soumettre ses craintes au duc: Lorenzo serait dangereux pour lui...

LORENZO, monte l'escalier de la terrasse. Bonjour, messieurs les amis de mon cousin.

LE DUC. Lorenzo, écoute ici. Voilà une heure que nous parlons de toi. Sais-tu la nouvelle ? Mon ami, on t'excommunie en latin, et sire Maurice t'appelle un homme dangereux, le cardinal aussi ; quant au bon valori, il est trop honnête pour prononcer ton nom.

LORENZO. Pour qui dangereux, Eminence ? pour les filles de joie ou pour les saints du paradis ?

LE CARDINAL. Les chiens de cour peuvent être pris de la rage comme les autres chiens.

LORENZO. Une insulte de prêtre doit se faire en latin.

SIRE MAURICE. Il s'en fait en toscan, auxquelles on peut répondre.

LORENZO. Sire Maurice, je ne vous voyais pas; excusez-moi, j'avais le soleil dans les yeux; mais vous avez bon visage et votre habit me paraît tout neuf.

SIRE MAURICE. Comme votre esprit; je l'ai fait faire d'un vieux pourpoint de mon grand-père.

LORENZO. Cousin, quand vous aurez assez de quelque conquête des faubourgs, envoyez-la donc chez sire Maurice. Il est malsain de vivre sans femme, pour un homme qui a, comme lui, le cou court et les mains velues.

SIRE MAURICE. Celui qui se croit le droit de plaisanter doit savoir se défendre. A votre place, je prendrais une épée.

LORENZO. Si l'on vous a dit que j'étals un Soldat, C'est une erreur; je suis un pauvre amant de la science.

SIRE MAURICE. Votre esprit est une épée acérée, mais flexible. C'est une arme trop vile; chacun fait usage des siennes. (Il tire son épée.)

VALORI. Devant le duc, l'épée nue !

LE DUC, riant. Laissez faire, laissez faire. Allons, Renzo, je veux te servir de témoin; qu'on lui donne une épée !

LORENZO. Monseigneur, que dites-vous là ?

LE DUC. Eh bien ! ta gaieté s'évanouit si vite ? Tu trembles, cousin ? Fi donc ! tu fais honte au nom des Médicis, je ne suis qu'un bâtard, et je le porterais mieux que toi, qui es légitime ? Une épée, une épée ! un Médicis ne se laisse point provoquer ainsi. Pages, montez ici; toute la cour le verra, et je voudrais que Florence entière y fût.

LORENZO. Son Altesse se rit de moi.

LE DUC. J'ai ri tout à l'heure, mais maintenant je rougis de honte. Une épée ! (Il prend l'épée d'un page et la présente à Lorenzo.)

VALORI. Monseigneur, c'est pousser trop loin les choses. Une épée tirée enprésence de votre Altesse est un crime punissable dans l'intérieur du palais.

LE DUC. Qui parle ici, quand je parle ?

VALORI. Votre Altesse ne peut avoir eu autre dessein que celui de s'égayer un instant, et sire Maurice lui-même n'a point agi dans une autre pensée.

LE DUC. Et vous ne voyez pas que je plaisante encore ! Qui diable pense ici à une affaire sérieuse ? Regardez Renzo, je vous en prie; ses genoux tremblent ; il serait devenu pâle, s'il pouvait le devenir. Quelle contenance, juste Dieu ! je crois qu'il va tomber. (Lorenzo chancelle; il s'appuie sur la balustrade et glisse à terre tout d'un coup.)

LE DUC, riant aux éclats. Quand je vous le disais ! personne ne le sait mieux que moi; la seule vue d'une épée le fait trouver mal. Allons ! chère Lorenzetta, fais-toi emporter chez ta mère. (Les pages relèvent Lorenzo.)

SIRE MAURICE. Double poltron ! fils de catin !

LE DUC. Silence ! sire Maurice; pesez vos paroles; c'est moi qui vous le dis maintenant; pas de ces mots-là devant moi.

VALORI. Pauvre jeune homme ! (Sire Maurice et Valori sortent.)

LE CARDINAL, resté seul avec le duc. Vous croyez à cela, monseigneur ?

LE DUC. Je voudrais bien savoir comment je n'y croirais pas.

LE CARDINAL. Hum ! c'est bien fort.

LE DUC. C'est justement pour cela que j'y Crois. Vous figurez-vous qu'un Médicis se déshonore publiquement, par partie de plaisir ? D'ailleurs ce n'est pas la première fois que cela lui arrive; jamais il n'a pu voir une épée.

LE CARDINAL. C'est bien fort. C'est bien fort. (Ils sortent.)

Déja je me demandais si la mise en scène devez être faite pour "être jouée" dans un théâtre ou dans la "vie"(genre cinéma)?

Ensuite je voulais savoir pourquoi terrasse avait été écris entre guillemets?

  • E-Bahut
Posté(e)

La mise en scène doit se rapporter à une pièce représentée au théâtre, ici, je pense .

Si "sur la terrasse " est entre guillemets, c'est parce que le perron d'un château est très vaste et que cette surface ne peut être représentée sur une scène . Ceci explique ma première réponse .

A toi , maintenant.As-tu des idées ?

Posté(e)

Euh oui. Je pense mettre sur la scène une sorte d'esplanade a la quelle on accéderai par un escalier au fond de la scène .

En fait, j'ai déjà écrit quelque chose et je voulais savoir si vous pouviez regarder et me dire ce qu'il en est? Svp? :]

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...
spam filtering
spam filtering