Aller au contenu

Dissertation TL


Cerfs-volants

Messages recommandés

Posté(e)

Bonjour à toutes et à tous, 

je viens vers vous car je n'arrive pas trop à finir la troisième partie de ma dissertation sur l'hésitation. 

Je voudrais utiliser une citation de Hume mais je n'arrive pas trop à la cerner, 

en fait, mon argument pour cette dernière partie (qui est: lll) Choisir de ne pas douter?)) serait de parler du scepticisme mitigé évoqué par David Hume sauf que je n'arrive pas tres bien à cerner sa thèse, la voici: 

"Les hommes, pour la plupart, sont naturellement portés à être affirmatifs et dogmatiques dans leurs opinions; comme ils voient les objets d'un seul côté et qu'ils n'ont aucune idée des arguments qui servent de contrepoids, ils se jettent précipitamment dans les principes vers lesquels ils penchent, et ils n'ont aucune indulgence pour ceux qui entretiennent des sentiments opposés. Hésiter, balancer, embarrasse leur entendement, bloque leur passion et suspend leur action. Ils sont donc impatients de s'évader d'un état qui leur est aussi désagréable, et ils pensent que jamais ils ne peuvent s'en ecarter assez loin par la violence de leurs affirmations et l'obstination de leur croyance." 

Dans ma troisième partie je veux montrer que l'on est pas forcément obligé de douter, mais nuancer cela grâce à Hume pour dire que l'on peut être modéré. Nous' en pouvons jamais être certain de rien car il y a toujours une raison de douter, mais en pratique pour agir quotidiennement le doute n'est pas forcément nécessaire, now certitudes elles le sont.

cela est-il pertinent ? 

Posté(e)

Bonjour, 

Je trouve ton idée bonne et ton texte aussi, mais je n'ai pas le même extrait :

Les phrases mises en gras me semblent très intéressantes et utiles pour défendre/illustrer ton idée !

Hésiter, balancer, embarrasse leur entendement, bloque leur passion et suspend leur action. Ils sont donc impatients de s'évader d'un état qui leur est aussi désagréable, et ils pensent qu'ils ne peuvent s'en écarter assez loin par la violence de leurs affirmations et l'obstination de leurs croyances. Mais si de tels raisonneurs dogmatiques pouvaient prendre conscience des étranges infirmités de l'esprit humain, même dans son état de plus grande perfection, même lorsqu'il est le plus précis et le plus prudent dans ses décisions, une telle réflexion leur inspirerait naturellement plus de modestie et de réserve et diminuerait l'opinion avantageuse qu'ils ont d'eux-mêmes et leur préjugé contre leurs adversaires [...]. En général, il y a un degré de doute, de prudence et de modestie qui, dans les enquêtes et les décisions de tout genre, doit toujours accompagner l'homme qui raisonne correctement".

Ton grand III ce serait pas tant "choisir de ne pas douter" mais choisir de douter mais jusqu'à un certain point....

 

  • E-Bahut
Posté(e)
Il y a 13 heures, Cerfs-volants a dit :

Bonjour à toutes et à tous, 

je viens vers vous car je n'arrive pas trop à finir la troisième partie de ma dissertation sur l'hésitation. 

Je voudrais utiliser une citation de Hume mais je n'arrive pas trop à la cerner, 

en fait, mon argument pour cette dernière partie (qui est: lll) Choisir de ne pas douter?)) serait de parler du scepticisme mitigé évoqué par David Hume sauf que je n'arrive pas tres bien à cerner sa thèse, la voici: 

"Les hommes, pour la plupart, sont naturellement portés à être affirmatifs et dogmatiques dans leurs opinions; comme ils voient les objets d'un seul côté et qu'ils n'ont aucune idée des arguments qui servent de contrepoids, ils se jettent précipitamment dans les principes vers lesquels ils penchent, et ils n'ont aucune indulgence pour ceux qui entretiennent des sentiments opposés. Hésiter, balancer, embarrasse leur entendement, bloque leur passion et suspend leur action. Ils sont donc impatients de s'évader d'un état qui leur est aussi désagréable, et ils pensent que jamais ils ne peuvent s'en ecarter assez loin par la violence de leurs affirmations et l'obstination de leur croyance." 

Dans ma troisième partie je veux montrer que l'on est pas forcément obligé de douter, mais nuancer cela grâce à Hume pour dire que l'on peut être modéré. Nous' en pouvons jamais être certain de rien car il y a toujours une raison de douter, mais en pratique pour agir quotidiennement le doute n'est pas forcément nécessaire, now certitudes elles le sont.

cela est-il pertinent ? 

Bonjour Cerf-Volant,

Le hasard fait que j'ai utilisé ce texte il y a trois semaines avec ma classe.

Non, l'utilisation de ce texte n'est pas vraiment pertinente. Car Hume critique la nature humaine, qui est selon lui dogmatique. Autrement dit, tout ce que tu cites du texte, c'est le passage où Hume semble s'énerver contre les idées un peu trop fixes de ses contemporains. Dans la suite du texte, il invite à "un peu de pyrrhonisme", c'est-à-dire à mettre une dose de scepticisme.

Ce texte a pour finalité d'inviter au doute (pas très étonnant de la part d'un philosophe étiqueté "sceptique").

Si tu veux, comme je le comprends, essayer de couper la poire en deux et de dire qu'il y a des limites au doute, Hume n'est pas la bonne source. Ou alors, il faut trouver un passage plus pragmatique. Je m'explique: ta troisième partie pourrait proposer l'idée que douter de tout n'est quand même pas pratique (si je doute du fait que le soleil va se lever, je risque d'en perdre le sommeil). Il y a donc des hypothèses pratiques, des croyances communes dans lequel le doute est neutralisé pour vivre simplement.

Je te conseille d'utiliser ce passage de Tocqueville:

Il n'y a pas de si grand philosophe dans le monde qui ne croie un million de choses sur la foi d'autrui, et qui ne suppose beaucoup plus de vérités qu'il n'en établit.
    Ceci est non seulement nécessaire, mais désirable. Un homme qui entreprendrait d'examiner tout par lui-même ne pourrait accorder que peu de temps et d'attention à chaque chose ; ce travail tiendrait son esprit dans une agitation perpétuelle qui l'empêcherait de pénétrer profondément dans aucune vérité et de se fixer avec solidité dans aucune certitude. Son intelligence serait tout à la fois indépendante et débile (1). Il faut donc que, parmi les divers objets des opinions humaines, il fasse un choix et qu'il adopte beaucoup de croyances sans les discuter, afin d'en mieux approfondir un petit nombre dont il s'est réservé l'examen.
    Il est vrai que tout homme qui reçoit une opinion sur la parole d'autrui met son esprit en esclavage ; mais c'est une servitude salutaire qui permet de faire un bon usage de la liberté.
    Il faut donc toujours, quoi qu'il arrive, que l'autorité se rencontre quelque part dans le monde intellectuel et moral. Sa place est variable, mais elle a nécessairement une place. L'indépendance individuelle peut être plus ou moins grande ; elle ne saurait être sans bornes. Ainsi, la question n'est pas de savoir s'il existe une autorité intellectuelle dans les siècles démocratiques, mais seulement où en est le dépôt et quelle en sera la mesure.

    TOCQUEVILLE, De la Démocratie en Amérique

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...
spam filtering
spam filtering