LaurenL Posté(e) le 10 janvier 2016 Signaler Posté(e) le 10 janvier 2016 Bonjour, à la suite d'un coprus de texte sur la rélféxion du bonheur à travers l'amour je dois en sujet d'écriture "rédiger le commentaire du texte de Madame de Châtelet : une réfléxion sur l'amour." Le texte:(…) J'ai dit que plus notre bonheur dépend de nous, et plus il est assuré ; et cependant la passion, qui peut nous donner de plus grands plaisirs et nous rendre le plus heureux, met entièrement notre bonheur dans la dépendance des autres : on voit bien que je veux parler de l'amour. Cette passion est peut-être la seule qui puisse nous faire désirer de vivre, et nous engager à remercier l'auteur de la nature, quel qu'il soit, de nous avoir donné l'existence. Mylord Rochester a bien raison de dire que les dieux ont mis cette goutte céleste dans le calice de la vie pour nous donner le courage de la supporter . Il faut aimer, c'est ce qui nous soutient. Car sans l'amour, il est triste d'être homme. Si ce goût mutuel, qui est un sixième sens, et le plus fin, le plus délicat, le plus précieux de tous, se trouve rassembler deux âmes également sensibles au bonheur, au plaisir, tout est dit, on n'a plus rien à faire pour être heureux, tout le reste est indifférent ; il n'y a que la santé qui y soit nécessaire. Il faut employer toutes les facultés de son âme à jouir de ce bonheur ; il faut quitter la vie quand on le " perd ", et être bien sûr que les années de Nestor ne sont rien au prix d'un quart d'heure d'une telle jouissance. Il est juste qu'un tel bonheur soit rare ; s'il était commun, il vaudrait bien mieux être homme que d'être dieu, du moins tel que nous pouvons nous le représenter. Ce qu'on peut faire de mieux est de se persuader que ce bonheur n'est pas impossible. Je ne sais cependant si l'amour a jamais rassemblé deux personnes faites à tel point l'une pour l'autre qu'elles ne connussent jamais la satiété de la jouissance, ni le refroidissement qu'entraîne la sécurité, ni l'indolence et la tiédeur qui naissent de la facilité et de la continuité d'un commerce dont l'illusion ne se détruit jamais (car où en entre-t-il plus que dans l'amour ?), et dont l'ardeur, enfin, fût égale dans la jouissance et dans la privation, et pût supporter également les malheurs et les plaisirs. Un cœur capable d'un tel amour, une âme si tendre et si ferme paraît avoir épuisé le pouvoir de la divinité ; il en naît une en un siècle : il semble que d'en produire deux soit au-dessus de ses forces, ou que si elle les a produites, elle serait jalouse de leurs plaisirs, si elles se rencontraient ; mais l'amour peut nous rendre heureux à moins de frais : une âme tendre et sensible est heureuse par le seul plaisir qu'elle trouve à aimer ; je ne veux pas dire par là qu'on puisse être parfaitement heureux en aimant, quoiqu'on ne soit pas aimé ; mais je dis que, quoique nos idées de bonheur ne se trouvent pas entièrement remplies par l'amour de l'objet que nous aimons, le plaisir que nous sentons à nous livrer à toute notre tendresse peut suffire pour nous rendre heureux ; et si cette âme a encore le bonheur d'être susceptible d'illusion, il est impossible qu'elle ne se croie pas plus aimée qu'elle ne l'est peut-être en effet ; elle doit tant aimer qu'elle aime pour deux, et que la chaleur de son cœur supplée à ce qui manque réellement à son bonheur […] Voilà comme est fait le cœur humain, et qu'on ne croie pas que j'en parle par rancune : j'ai reçu de Dieu, il est vrai, une des ces âmes tendres et immuables qui ne savent ni déguiser ni modérer leurs passions, qui ne connaissent ni l'affaiblissement ni le dégoût, et dont la ténacité sait résister à tout, même à la certitude de n'être plus aimée ; mais j'ai été heureuse pendant dix ans par l'amour de celui qui avait subjugué mon âme ; et ces dix ans, je les ai passés tête à tête avec lui sans aucun moment de dégoût, ni de langueur. Quand l'âge, les maladies, peut-être aussi un peu la facilité de la jouissance ont diminué son goût, j'ai été longtemps sans m'en apercevoir ; j'aimais pour deux, je passais ma vie entière avec lui, et mon cœur, exempt de soupçon, jouissait du plaisir d'aimer et de l'illusion de se croire aimé... Je bloque totalement dessus depuis des jours, je n'ai aucune idée de plan en fait je ne comprends pas quels sont les axes de lecture à tirer de ce texte. Si certains peuvent m'aider où me donner des pistes ça serait fort utile! Merci d'avance Lauren
E-Bahut corcega Posté(e) le 12 janvier 2016 E-Bahut Signaler Posté(e) le 12 janvier 2016 Bonjour, Adopte la méthode du CIA (Citer, Identifier, Analyser). Relève le champ lexical de l'amour, la syntaxe, les temps utilisés... Et comme le dit ta consigne, montre comment Madame du Châtelet réfléchis sur les sentiments amoureux. Relis bien le texte s'il le faut. Pourrais-tu me dire en quelle Première tu es ?
LaurenL Posté(e) le 17 janvier 2016 Auteur Signaler Posté(e) le 17 janvier 2016 Bonjour, excusez moi pour la réponse tardive, je suis en 1èreL
E-Bahut corcega Posté(e) le 17 janvier 2016 E-Bahut Signaler Posté(e) le 17 janvier 2016 Bonjour, Donne moi ton ébauche, ton début de travail, et je verrais comment je peut t'aider.
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