yaston3 Posté(e) le 16 septembre 2011 Signaler Posté(e) le 16 septembre 2011 Bonjour à tous, voila j'ai un commentaire composé a faire( juste l'introduction) sur Villon, j'aimerais avoir votre avis sur mon travail. Merci de votre aide ! La Ballade des pendus est le poème le plus connu de François Villon. Il a eu des démêlés avec la justice et a été une fois condamné à mort (il a été gracié par Louis XI). Peu après cette affaire où il échappe à sa pendaison, on perd sa trace. Ce texte est une ballade. On le devine grâce à la musicalité présente dans ce texte, car il y a un refrain dans ce poème. On le retrouve à la fin de chaque strophe : « Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre ! » La forme poétique est très vigoureuse, car il y a trois dizains, un quintil et des vers en décasyllabes : « Frères humains, qui après nous vivez ». Le poète est un porte-parole et un messager des morts, car le monde des morts s'adresse au monde des vivants. On le voit grâce à : « nous les os » et « nous sommes morts ». Dans ce poème, François Villon veut défendre les morts qui ont été pendus. L'auteur demande aussi pardon aux vivants au nom des morts. Les mots « absoudre », « excusez-nous » et « par justice » nous le montrent très bien. Dans les vers 9, 19 et 34, l'auteur demande aux vivants de ne pas être indifférents : c'est-à-dire de ne pas les oublier, mais aussi de ne pas se moquer des morts. Le champ lexical de la moquerie nous le démontre bien : « ne s'en rie », « âme ne nous harie », et n' « a point de moquerie ». Il y a aussi un autre champ lexical, celui de la putréfaction : « la pluie nous a débués », « le soleil desséchés », « les yeux cavés » et « arraché les sourcils ». Il renforce l'idée que la vie est brève et que l'on va tous mourir. Ce texte est argumentatif, car on retrouve les connecteurs logiques « car », « si » et « mais ». Ce poème est aussi un poème lyrique, car l'auteur se plaint de son sort qui sera la mort. Il s'agit donc d'une complainte. Les mots « les cœurs endurcis », « pitié » et « transmis » mettent ainsi l'accent sur la tonalité pathétique de ce poème. Ce texte révèle enfin qu'il ne faut pas se moquer des morts, car chaque vivant est condamné à la mort. La mort est une chose inévitable dans la vie. Si l'on naît, on meurt. La morale philosophique de ce poème est la célèbre phrase latine : "memento mori", qui signifie, « souviens-toi, qu'un jour tu mourras ».
E-Bahut moîravita Posté(e) le 18 septembre 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 18 septembre 2011 Tu as bien travaillé, mais c'est un peu confus . 1. Tu évoques la vie de Villon1431-après 1463) qui précède sa condamnation à la pendaison . C'est un peu"juste". 2.Le poème, dont le vrai titre est "L'épitaphe Villon" est l'une du "Testament". 3. La forme du poème : la ballade est un poème à forme fixe , apparu vers le XIV è s. (les Grands Rhétoriqueurs -regarde ce terme sur le net-) qui comprend 3 couplets et un envoi (dernière strophe) sur les mêmes rimes (3, ici). . L'envoi était en fait adressé à un personnage important, le "prince" du puy littéraire pour lequel le poète écrivait des poèmes sur commande .Ici, les pendus supposés s'adresser aux vivants ne peuvent dédicacer l'envoi qu'au prince suprême qui va les juger: Jésus. Ce n'est donc plus une formule conventionnelle : la résonance en est plus profonde : appel au pardon divin après celui au pardon humain. 4. Le rythme : scandé, évoque une marche funèbre . Tu as bien fait de montrer que le poète a instauré une solidarité entre pendus et leurs "frères humains" par l'emploi du "nous" , l'apostrophe du départ "Frères humains"... etc. Par quelle argumentation espère-t-il avoir leur pardon ? Rôle de la description réaliste de la strophe 3 ? Appel à la compassion devant les tourments imposés par les éléments -pluie-vent- aux pendus? Rôle de ce châtiment terrestre ? Préalable au châtiment infernal de l'au-delà ?Quelle vision a Villon de la vie dans l'au-delà ? Ne pas oublier de signaler l'émotion sincère du poète . A toi maintenant . Encore des hésitations ? Ici, puisqu'il s'agit de " pendus", il ne peuvent s'adresser qu'au prince suprême: Jésus
yaston3 Posté(e) le 18 septembre 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 18 septembre 2011 Merci pour ton aide et ton explication sa ma beaucoup aidez , j'ai encore un petit problème pourrait tu m'aidez a changer le début de l’introduction ?
E-Bahut moîravita Posté(e) le 18 septembre 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 18 septembre 2011 Promis . Ce soir , car je dois m'adonner à d'autres activités . J'ai pensé aussi aux sonorités très dures que tu n'évoques pas : les sons "k"(A lui n'avons QUe faire ne QUe soudre"/ "Plus beCQuetés d'oiseaux que dés à Coudre" ) Révolte ?
yaston3 Posté(e) le 18 septembre 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 18 septembre 2011 Ok merci beaucoup moîravita ^^
E-Bahut moîravita Posté(e) le 18 septembre 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 18 septembre 2011 Me revoilà: Pour l'auteur:(tu picores ce que tu veux) François de Montcorbier ou François des Loges , né aux environs de 1431-32,est le premier en date des poètes modernes . Il fut adopté par le chanoine Guillaume de Villon ( son père naturel ? on l'ignore.) Reçu bachelier à la Faculté des Lettres de Paris, il participe aux guindailles des étudiants .(Ils échangent par exemple les enseignes des commerces , ainsi le pharmacien se retrouve avec une enseigne de "bordel", qui signifie étymologiquement "petite maison en bois") .Il fréquente une bande de petits vauriens : "Les Coquillards". En1452, il sera universitaire et licencié en "Maître es arts(= lettres). mais il n'évolue pas moralement et continue à fréquenter des jeunes gens louches. Il tue un prêtre dans une rixe , bénéficie de lettres de rémission et doit quitter Paris. En 1456, Villon, devenu professeur, participe au vol du collège de Navarre (5OO écus d'or) et est appréhendé ; il sera condamné et emprisonné dans la prison de l'évêque de Meung sur Loire . La "joyeuse entrée " du roi dans la ville le fera libérer . Impliqué ensuite dans de multiples méfaits, puis dans une nouvelle rixe, il sera condamné à être "pendu et étranglé": c'est alors qu'il écrit "L'épitaphe Villon" ou " Ballade des pendus" .Il sera grâcié et banni de la ville pour 10 ans . On perd alors sa trace. Je te souhaite un bon travail et une bonne note . C'est sympa de me remercier. Bonne soirée . Les sons "K" pourraient aussi traduire la dureté des conditions de la pendaison, avant et après . Serge Reggiani a enregistré cette Ballade mise en musique , et insiste sur la dureté de ces sons . Il ne faudrait pas oublier les figures de style : par exemplecomparaison : "plus becquetés d'oiseaux que dés à coudre" Et nous les os (nous= os): comparaison apposition Métaphores : "la pluie nous a débués" ( délavés : fait perdre nos couleurs, cfr. "buanderie" ), mais là , je ne suis pas sûre . NB. Chaque strophe comporte un argument pour convaincre les humains de pardonner aux pendus : je suppose que tu les a trouvés.
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