Su Princess Posté(e) le 25 mai 2011 Signaler Posté(e) le 25 mai 2011 Bonjour J'ai lu un extrait, et je trouve ça bizarre qu'il n'y ai aucune figure de style. Mais je pense avoir trouvé. "moins mesquine", il y a le terme comparatif "moins", donc c'est une comparaison. Mais le problème, c'est je ne peux pas dire "Cette grande maison est comparé à une autre moins mesquine", non. Elle ne peut pas être comparé à la moins mesquine, puisqu'ici, il s'agit de la valoriser. Je ne trouve les termes pour l'expliquer. "une persienne peinte en vert perroquet", là je ne sais pas s'il faut prendre en compte la couleur de la fenêtre pour une métaphore, ou bien si la couleur est nommée ainsi, donc c'est normale. "ces marauds de provinciaux", c'est une insulte, donc je ne pense pas que ce soit une figure de style, à moins que c'est une lilote? "le méchant pavé", il s'agit d'une connotation péjorative, est ce que cela suffit pour expliquer cette phrase? Ou bien il peut y avoir une figure de style cachée? Je ne la retrouve pas, peut être qu'il n'y en a pas. Est-ce que je sais bien repérer les figures de styles? Faut-il procéder de cette façon? Pourriez vous m'aider, s'il vous plait? Merci.
E-Bahut moîravita Posté(e) le 25 mai 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 25 mai 2011 Je ne vois qu'une figure de style dans "le méchant pavé": il s'agit d'une personnification qui se mue en métaphore: le pavé est rugueux, provoque des déséquilibres etc. Difficile de t'aider sans le contexte ...
Su Princess Posté(e) le 25 mai 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 25 mai 2011 Ah, je vais vous donner l'extrait. Extrait de Lucien Leuwen, Stendhal (1834-35, inachevé) Le sous-lieutenant Lucien Leuwen, fils d'un très riche homme d'affaires parisien, a suivi son régiment jusqu'à Nancy. Il y rencontre madame de Chasteller, une jeune veuve dont il tombe amoureux. Lucien leva les yeux et vit une grande maison, moins mesquine que celles devant lesquelles le régiment avait passé jusque-là ; au milieu d'un grand mur blanc, il y avait une persienne(1) peinte en vert perroquet. « Quel choix de couleurs voyantes ont ces marauds(2) de provinciaux ! » Lucien se complaisait dans cette idée peu polie lorsqu'il vit la persienne vert perroquet s'entr'ouvrir un peu ; c'était une jeune femme blonde qui avait des cheveux magnifiques et l'air dédaigneux : elle venait voir défiler le régiment. Toutes les idées tristes de Lucien s'envolèrent à l'aspect de cette jolie figure ; son âme en fut ranimée. Les murs écorchés et sales des maisons de Nancy, la boue noire, l'esprit envieux et jaloux de ses camarades, les duels nécessaires, le méchant pavé sur lequel glissait la rosse(3) qu'on lui avait donnée, peut-être exprès, tout disparut. Un embarras sous une voûte, au bout de la rue, avait forcé le régiment à s'arrêter. La jeune femme ferma sa croisée et regarda, à demi cachée par le rideau de mousseline brodée de sa fenêtre. Elle pouvait avoir vingt-quatre ou vingt-cinq ans. Lucien trouva dans ses yeux une expression singulière ; était-ce de l'ironie, de la haine, ou tout simplement de la jeunesse et une certaine disposition, à s'amuser de tout ? Le second escadron, dont Lucien faisait partie, se remit en mouvement tout à coup ; Lucien, les yeux fixés sur la fenêtre vert perroquet, donna un coup d'éperon à son cheval, qui glissa, tomba et le jeta par terre. 1. Volet. 2. Terme injurieux qui signifie coquin, fripon. 3. Mauvais cheva
E-Bahut moîravita Posté(e) le 25 mai 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 25 mai 2011 Mais quelle est ta consigne ? trouver des figures de style? ou des procédés grammaticaux? Je pense que "murs écorchés" et "méchant pavé" sont des métaphores qui rapprochent en une seule expression le vivant et l'inerte .les fissures sont aux murs ce que le fait d'être écorché est au passant qui s'y frotte. L'usure du pavé est aux piétons ce que la méchanceté pourrait atteindre chez une personne-la blesser-). Ce ne sont guère des figures de style originales. Si on veut trouver de la poésie chez Stendhal, il faut penser au rythme, au tempo, à la musique de la phrase qui relèvent bien d'un style poétique . L'écriture de Stendhal est économe de moyens, "naturelle", "facile" peut-on dire .
Su Princess Posté(e) le 25 mai 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 25 mai 2011 Ah non, il ne s'agit pas de trouver des figures de styles. C'est juste que, on doit faire un commentaire là dessus à propos du cadre spatio temporel, des caractéristiques de la narration et enfin comment le regard du personnage et celui du narrateur se croisent dans la narration? Et dès que j'ai terminé le travail, j'ai relu, et je me suis rendu compte que je n'avais même pas trouvé une seule figure de styles, ce qui est plutôt anormale. Mais peut être que ça existe, comme vous le dites, Stendhal a une façon d'écrire qui est économe, naturel, facile.
E-Bahut moîravita Posté(e) le 25 mai 2011 E-Bahut Signaler Posté(e) le 25 mai 2011 Bon travail et bonne soirée ...
Su Princess Posté(e) le 25 mai 2011 Auteur Signaler Posté(e) le 25 mai 2011 Ah merci, à vous aussi! Merci de votre aide.
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