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Pourriez-Vous Me Donner Deux Poètes


Muyriamm

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Posté(e)

Bonsoir,

Est ce que quelqu'un connaîtrai , deux poètes du XVIé siecles qui ont mis en évidence l'éternel renouvellement de la nature et la fragilité de l'homme .

Merci de me donner le nom de deux écrivains ainsi pour chacun au moins un poème sur ce thème .

Merci d'avance .

Posté(e)

Voir La Pléiade (de la Renaissance) ...

... et puis , en ce qui concerne la Nature , c'est surtout

le renouvellement des saisons qui offre le plus de possibilité

aux poètes de parler de " La Nature " .

Posté(e)

La Pléiade c'est un groupe de sept poètes ...

La Pléiade la plus célèbre , est celle qui aurait réuni en France

sous Henri II , autour de Ronsard et de Du Bellay , d'autres poètes ...

Posté(e)

Non , je n'ai pas compris ?

Dis exactement l'aide que tu veux ...

Je n'ai pas de boule de cristal pour deviner ...

... ce que tu ne me dis pas !

Posté(e)

Est ce que quelqu'un connaîtrai , deux poètes du XVIé siecles qui ont mis en évidence l'éternel renouvellement de la nature et la fragilité de l'homme .

Merci de me donner le nom de deux écrivains ainsi pour chacun au moins un poème sur ce thème .

  • E-Bahut
Posté(e)

Sans garantie, j'ai trouvé ça sur Google. Vérifies si ça convient :

Ronsard :

Comme on voit sur la branche

Comme on voit sur la branche au mois de Mai la rose

En sa belle jeunesse, en sa première fleur

Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur,

Quand l’Aube de ses pleurs au point du jour l’arrose :

La grâce dans sa feuille, et l’amour se repose,

Embaumant les jardins et les arbres d’odeur :

Mais battue ou de pluie, ou d’excessive ardeur,

Languissante elle meurt feuille à feuille déclose :

Ainsi en ta première et jeune nouveauté,

Quand la terre et le ciel honoraient ta beauté,

La Parque t’a tuée, et cendre tu reposes.

Pour obsèques reçois mes larmes et mes pleurs,

Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs,

Afin que vif, et mort, ton corps ne soit que roses.

Pierre de Ronsard, Sur la mort de Marie

Jean Antoine de Baïf semble correspondre aussi :

Durant cette saison belle

Du renouveau gracieux,

Lorsque tout se renouvelle

Plein d'amour delicieux,

Ny par la peinte prérie,

Ny sus la haye fleurie,

Ny dans le plus beau jardin,

Je ne voy fleur si exquise

Que plus qu'elle je ne prise

La rose au parfum divin.

Mais la blanche ne m'agrée,

Blême de morte paleur,

Ny la rouge colorée

D'une sanglante couleur :

L'une de blémeur malade

Et l'autre de senteur fade,

Ne plet au nés ny à l'oeil.

Toutes les autres surpasse

Celle qui vive compasse

De ces deux un teint vermeil.

La rose incarnate est celle

Où je pren plus de plaisir :

Mais combien qu'elle soit telle

Si la veu-je bien choisir.

Car l'une prise en une heure,

Et l'autre en l'autre est meilleure

Au chois de nostre raison.

Toute chose naist, define,

Tantôt croist et puis decline

Selon sa propre saison.

Je ne forceray la rose

Qui cache, dans le giron

D'un bouton etroit enclose,

La beauté de son fleuron.

Quelque impatient la cueille

Devant que la fleur vermeille

Montre son tresor ouvert ;

Mon desir ne me transporte

Si fort que celle j'emporte

Qui ne sent rien que le verd.

Jean-Antoine de BAÏF (1532-1589) (Recueil : Les Passe-temps) - La Rose

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