Tu peux défendre une réponse nuancée : le Dom Juan de Molière a bien des traits de « l’homme absurde » chez Camus, puisqu’il vit dans l’instant, refuse le repentir, ne cherche pas de sens moral ou religieux profond, et multiplie les conquêtes comme autant d’expériences immédiates. Il avance sans regret apparent, avec une lucidité provocatrice, notamment face à Sganarelle ou au pauvre.
Mais il ne faut pas oublier que chez Molière, Dom Juan n’est pas seulement un séducteur lucide : c’est aussi un libertin dangereux, hypocrite à l’acte V, et finalement puni par une intervention surnaturelle. Une problématique possible serait donc : « Le Dom Juan de Molière peut-il être réduit à la figure camusienne de l’homme absurde ? » Tu pourrais montrer d’abord les points communs, puis les limites de ce portrait.