Posté 13 février 2012 - 17:35
En 47, au théâtre de l'Athénée,le décor est composé de 3 étages d'arcades . Louis jouvet se sert de machineries pour la mise en scène (pièce "fantastique", statue du commandeur qui se met en branle etc); les arcade opeuvent ainsi être un lieu de passage, entourer un tombeau de marbre blanc et noir et servir à faire apparaître des squelettes!
Musique : danse macabre de Saint- Saens ou morceaux de "Dead can dance"!
Costumes: saganarelle, double peureux de d.J. , en noir ? , en arlequin (blanc-noir)?
Gusman, écuyer d'Elvire, en gris ?
Jean Vilar, au festival d'Avignon, 1953, renonce à tout décor de pacotille : seuls des changements d'éclairage et quelques mesures de Maurice jarre aux moments pathétiques ;costumes Louis XIII aux couleurs vives de Léon Gischia;
A la Comédie française, on mise sur des costumes vaporeux où le rose acidulé domine (DJ. libertin): jeu de salon imprégné de sadisme, ambiance XVIII è s.(F.Huster en DJ jeune premier effronté, Elvire en chemise de nuit, Sganarelle super naïf)
En 69, Patrice Chéreau monte un cadre de scène avec poulies,rouages, treuils, roues dentées , "machine à jouer" qui sera à la fin "machine à tuer les libertins" : peuple en haillons, atmosphère révolution française . DJ représente la classe à abattre .
En 74, Bernard Sorel monte la pièce avec l'Ensemble Théâtral de Gennevilliers: le rideau s'ouvre sur un éclat d'orgue, on se retrouve davantage dans un tombeau que dans un théâtre, tout est sinistre, DJ passe en automate ans un défilé funèbre, Evire de bande dessinée, Dom Louis du musée Grévin, Sganarelle tout de noir vêtu comme un ordonnateur de pompes funèbres : on assite à la fois aux funérailles d'un mythe et d'un théâtre .
Antoine Vitez, en 79, monte DJ sur une scène pratiquement nue ; la diction du texte est scrupuleuse, les personnages deviennent interchangeables : Sg peut se montrer mondain et falot, DJ, vulgaire ou pitre : leur jeu est perpétuellement décalé par rapport à ce qu'ils disent . Les pers. vont et viennent dans une agitation constante, s'étreigent à la moindre rencontre, s'agtent et s'émiettent; la statue pousse devant elle son socle, DJ clame l'hypocrisie une colombe au poing.
je crois qu'il faut jouer la pièce dans sa nudité et sa brutalité, sns ajouts décoratifs car ils n'apportent rien; toute la pièce s'ordonne d'elle-même autour du noyau central : Don Juan- Sganarelle .
Bon travail. Que ces quelques notes puissent t'éclairer .