Mutine Posté(e) le 10 octobre 2004 Signaler Posté(e) le 10 octobre 2004 Salut! J'aurais besoin d'aide pour un commentaire sur la fable de LaFontaine: Les Poissons et le Berger qui joue de la flûte J'ai un peu de mal donc si tu as déja fait ce commentaire, que tu as une idée de plan où un endroit où je pourais en trouver un, fais le moi savoir s'il te plait! Merci beaucoup Mutine
E-Bahut clems Posté(e) le 10 octobre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 10 octobre 2004 Les Poissons et le Berger qui joue de la flûte Tircis, qui pour la seule Annette Faisait résonner les accords D'une voix et d'une musette Capables de toucher les morts, Chantait un jour le long des bords D'une onde arrosant des prairies, Dont Zéphire habitait les campagnes fleuries. Annette cependant à la ligne pêchait ; Mais nul poisson ne s'approchait. La Bergère perdait ses peines. Le Berger qui par ses chansons, Eût attiré des inhumaines, Crut, et crut mal, attirer des poissons. Il leur chanta ceci : Citoyens de cette onde, Laissez votre Naïade en sa grotte profonde. Venez voir un objet mille fois plus charmant. Ne craignez point d'entrer aux prisons de la Belle : Ce n'est qu'à nous qu'elle est cruelle : Vous serez traités doucement, On n'en veut point à votre vie : Un vivier vous attend, plus clair que fin cristal. Et, quand à quelques-uns l'appât serait fatal, Mourir des mains d'Annette est un sort que j'envie. Ce discours éloquent ne fit pas grand effet : L'auditoire était sourd aussi bien que muet. Tircis eut beau prêcher : ses paroles miellées S'en étant aux vents envolées, Il tendit un long rets. Voilà les poissons pris, Voilà les poissons mis aux pieds de la Bergère. O vous Pasteurs d'humains et non pas de brebis, Rois, qui croyez gagner par raisons les esprits D'une multitude étrangère, Ce n'est jamais par là que l'on en vient à bout ; Il y faut une autre manière : Servez-vous de vos rets, la puissance fait tout. "La leçon la plus courante concerne la mesure. Le précepte "Rien de trop", traduit du meden agan des Stoïciens, revient sans cesse dans les Fables sous diverses formes. Il ne s'applique pas seulement à la la cupidité ou à l'ambition, mais à des domaines plus surprenants où il prend une couleur amère, voire choquante. En amitié par exemple, où il souligne qu'elle peut avoir ses excès et ses dangers (L'Ours et l'Amateur des jardins); dans la sagesse et la prudence (Les deux Aventuriers et le Talisman); dans les "beaux sentiments" aussi (Les Poissons et le Berger qui joue de la flûte). En fin de compte, les Fables offrent une image de l'homme et des conseils peu exaltants, - ce en quoi La Fontaine est en accord avec l'ensemble des moralistes de son époque et, plus généralement encore, avec l'ensemble de la littérature classique, plutôt pessimiste et sceptique sur la nature humaine." ici, il y a une parodie du mythe d'Orphée, le berger chante et les poissons sont sourds... comme des carpes (ou muets, selon l'humeur). la contre-morale est flagrante, Lafontaine prend le parti de la violence, donc à mon avis : ironie et diatribe contre le pouvoir
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