Miatek Posté(e) le 9 octobre 2004 Signaler Posté(e) le 9 octobre 2004 Salut tout le monde! J'ai une disserte de philo à faire pour mardi 12 octobre, autant dire que c'est un peu pressé parce que je n'ai pas du tout d'idée. C'est ma première disserte si quelqu'un peut me proposer un plan ou des idées se serait sympa. Peut-on prendre conscience de soi sans l'intermediaire d'autrui ? merci d'avance à ce qui voudrons bien me repondre. Miatek.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 10 octobre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 10 octobre 2004 "En se réveillant un matin après des rêves agités, Gregor Samsa se retrouva, dans son lit, métamorphosé en un monstrueux insecte. Il était sur le dos, un dos aussi dur qu'une carapace, et, en relevant un peu la tête, iI vit, bombé, brun, cloisonné par des arceaux plus rigides, son abdomen sur le haut duquel la couverture, prête à glisser tout à fait, ne tenait plus qu'à peine. Ses nombreuses pattes, lamentablement grêles par comparaison avec la corpulence qu'il avait par ailleurs, grouillaient désespérément sous ses yeux. « Qu'est-ce qui m'est arrivé ? » pensa-t-il. Ce n'était pas un rêve. Sa chambre, une vraie chambre humaine, juste un peu trop petite, était là tranquille entre les quatre murs qu'il connaissait bien. Au-dessus de la table où était déballée une collection d'échantillons de tissus - Samsa était représentant de commerce - on voyait accrochée l'image qu'il avait récemment découpée dans un magazine et mise dans un joli cadre doré. Elle représentait une dame munie d'une toque et d'un boa tous les deux en fourrure et qui, assise bien droite, tendait vers le spectateur un lourd manchon de fourrure où tout son avant-bras avait disparu. Le regard de Gregor se tourna ensuite vers la fenêtre, et le temps maussade - on entendait les gouttes de pluie frapper le rebord en zinc le rendit tout mélancolique. « Et si je redormais un peu et oubliais toutes ces sottises ? » se dit-il ; mais c'était absolument irréalisable, car il avait l'habitude de dormir sur le côté droit et, dans l'état où iI était à présent, il était incapable de se mettre dans cette position. Quelque énergie qu'il mît à se jeter sur le côté droit, il tanguait et retombait à chaque fois sur le dos. Il dut bien essayer cent fois, fermant les yeux pour ne pas s'imposer le spectacle de ses pattes en train de gigoter, et il ne renonça que lorsqu'il commença à sentir sur le flanc une petite douleur sourde qu'il n'avait jamais éprouvée. " ... Comme il était obligé d'ouvrir la porte de cette façon, en fait elle fut déjà assez largement ouverte avant que lui-même fût visible. Il lui fallut d'abord contourner lentement le panneau, et très prudemment, s'il ne voulait pas tomber maladroitement sur le dos juste au moment de faire son entrée. Il était encore occupé à exécuter ce mouvement délicat et n'avait pas le temps de se soucier d'autre chose, quand il entendit le fondé de pouvoir pousser un grand « oh ! » - on aurait dit le bruit du vent dans les arbres -, et Gregor le vit à son tour plus près de la porte que les autres, porter la main à sa bouche ouverte et reculer lentement, comme repoussé par une force invisible qui aurait agi continûment. La mère - elle était là, en dépit de la présence du fondé de pouvoir, avec les cheveux défaits comme pour la nuit, et qui se dressaient sur sa tête - commença par regarder le père en joignant les mains, puis fit deux pas en direction de Gregor et s'effondra au milieu de ses jupes étalées autour d'elle, la face tournée vers sa poitrine et impossible à discerner Le père serra le poing d'un air hostile comme s'il voulait repousser Gregor dans sa chambre, puis regarda la pièce autour de lui d'un air égaré, puis se cacha les yeux derrière ses mains et se mit à pleurer tellement que sa puissante poitrine tressautait.
Miatek Posté(e) le 10 octobre 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 10 octobre 2004 salut, merci de m'avoir repondu.Mais c'est toujours un peu flou pour moi.Penser c'est avoir conscience mais les deux sujets sont tout de même bien différent.On prend conscience de ses actes dans le regard d'autrui, je ne pense pas qu'il faille faire intervenir la parole pour mon sujet.c'est une question sur l'interieure avant tout. enfin voilà je n'arrive pas à me decider pour les parties à traiter.Il faut parler de Decartes et de Sartres mais peut on faire un partie seulement sur un exemple comme la honte où l'on prend conscience de ses actes par autrui.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 10 octobre 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 10 octobre 2004 telle est la force de la pitié naturelle, que les mœurs les plus dépravées ont encore peine à détruire, puisqu'on voit tous les jours dans nos spectacles s'attendrir et pleurer aux malheurs d'un infortuné tel, qui, s'il était à la place du tyran, aggraverait encore les tourments de son ennemi. Mandeville a bien senti qu'avec toute leur morale les hommes n'eussent jamais été que des monstres, si la nature ne leur eût donné la pitié à l'appui de la raison; mais il n'a pas vu que de cette seule qualité découlent toutes les vertus sociales qu'il veut disputer aux hommes. En effet, qu'est-ce que la générosité, la clémence, l'humanité, sinon la pitié appliquée aux faibles, aux coupables, ou à l'espèce humaine en général ? La bienveillance et l'amitié même sont, à le bien prendre, des productions d'une pitié constante, fixée sur un objet particulier : car désirer que quelqu'un ne souffre point, qu'est-ce autre chose que désirer qu'il soit heureux ?
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.