Aller au contenu

Disserte


lolobib

Messages recommandés

Posté(e)

bonjour !!

j'ai un premier sujet de dissertation a faire en philo, et mon cher prof nous l'a donné sans nous faire de cours " pour nous tester" dit-il.

Mon sujet: le plaisir est-il la fin de l'activité humaine ?

Je ne sais pas par quoi commencer puisque je n'ai jamais fait de dissertation philosophique de ma vie !

Auriez-vous des pistes a me donner ? peut etre un plan ?

merci bcp d'avance !!

  • E-Bahut
Posté(e)
La recherche du bonheur

    Pour les matérialistes du XVIII ème siècle, comme le baron d’Holbach, le bonheur est avant tout un plaisir dont nous souhaitons la durée. Le bonheur se mesure à deux caractères : la longueur et l’intensité. Un bonheur très bref est appelé plaisir. Entre plaisir et bonheur il n’y a qu’une différence de durée, pas de nature. Le bonheur et le plaisir ne sont qu'une seule et même chose. Notre corps ne supporte qu’une intensité limitée de plaisir, au delà d’un certain seuil, il y a la douleur. Il doit y avoir une méthode pour user des plaisirs. Il devrait donc y avoir un art de vivre dans l’usage du plaisir qui devrait nous donner le maximum de bonheur.

    Pourtant le bonheur est-il une somme de plaisirs ? Est-il exact que le bonheur et le plaisir soit une seule et même chose ? Peut-on les situer sur le même plan? Le plaisir est certainement une motivation que l'on peut poursuivre, mais y a-t-il des recettes pour être heureux ? Les gens qui « ont tout pour être heureux » ne le sont pas forcément et ce n’est pas obligatoirement une maladresse de leur part. Le bonheur est-il de l'ordre d'une pratique? Le bonheur est-il un simple hasard ? Le bonheur est-il une sorte de grâce païenne qui survient d’elle-même, sans qu’on y prenne garde et qui défie toutes les prétentions d’une méthode ? Le bonheur peut-il être le résultat d’une pratique ou d’un art de vivre ?

Disons tout de suite oui ! Partons du principe que plaisir et bonheur sont identiques pour examiner ce qui s’ensuit. Cela ne nous éloigne pas du sens commun. Partons de l’hypothèse que le bonheur est seulement une somme de plaisirs. Ce type d'hypothèse nous conduit droit au fil conducteur du libertinage. Si le bonheur consiste dans le plaisir, pour trouver le bonheur il faut savoir trouver le plaisir, le saisir avec adresse et le conserver. Stendhal nous dit que le plaisir le meilleur est court et vif. Une débauche sans règle engendre très vite le dégoût et l’ennui. L’homme qui veut être "heureux" de cette manière, doit donc savoir user des plaisirs avec habileté, art et modération, savoir par exemple repousser à temps un plaisir qui risque de virer à la peine. Il faut savoir capturer le plaisir du moment et le porter à la plus haute intensité. Le donjuanisme est cet art du libertin qui consiste à jouer le jeu du plaisir, tant qu’il y a plaisir, puis à l’abandonner dès qu’il y a ennui ou lassitude. Jouer le jeu de la séduction tant qu’il y a du plaisir, conquérir la proie du désir et passer à une autre, dès que l’ennui survient. C’est jouer le jeu de l’hédonisme, d’un égocentrisme du plaisir conséquent, qui vise à la recherche de sa propre satisfaction. Don Juan joue le jeu de la séduction, tant que le plaisir émoustille il est vif, s’il faibli, aussitôt Don Juan se tourne vers une nouvelle conquête. La séduction, c’est une façon de chasser le plaisir le plus vif. Vivre en séducteur, c’est renouveler constamment le plaisir en vivant la vie comme un jeu et en ne lui accordant évidemment pas de sérieux. Le sérieux, ce serait l’ennui, ce serait se gâcher le plaisir. L’important, c’est d’être joueur, d’avoir la promptitude nécessaire pour passer d’un plaisir à l’autre, pour en conserver toute la vivacité. On ne va tout de même pas éteindre cette vivacité par le sérieux. Le sérieux, c’est l’ennui tandis que l’homme du plaisir lui sait s’amuser. Sa « morale », c’est ce qu’il nomme profiter de la vie... tant que l’on est encore vivant.

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×
×
  • Créer...
spam filtering
spam filtering