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12 Eme Siecle


benoo

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Je te promet que ce n'est pas un canular mais si tu fais ce devoir je t'aiderai meme te ferai ton devoir dans les plus brèves délai. tu dois te dire que c'est une connerie mais non c'est un devoir et je dois avoir de differents devoir d'éleve dans la france entière... projet pour mon lycée..

Répondre à ces questions :

1) Présenter le document ( 5 lignes minimum)

2) Quelle image Louis XVI donne t-il à lui même ?

3) Que reproche t-il à la nouvelle constitution ?

4) Expliquer le dernier paragraphe. Qu’annonce t-il ?

Voilà le texte:

20 juin 1791:

Déclaration du Roi adressée à tous les Français

"Tant que le Roi a pu espérer voir renaître l’ordre et le bonheur du royaume par les moyens employés par l’Assemblée nationale, et par sa résidence auprès de cette Assemblée dans la capitale du royaume, aucun sacrifice personnel ne lui a coûté ; il n’aurait pas même argue de la nullité dont le défaut absolu de liberté entache toutes les démarches qu’il a faites depuis le mois d’octobre 1789, si cet espoir eut été rempli. Mais aujourd’hui que la seule récompense de tant de sacrifices est de voir la destruction de la royauté, de voir tous les pouvoirs méconnus, les propriétés violées, la sûreté des personnes mise partout en danger, les crimes rester impunis, et une anarchie complète s’établir au-dessus des lois, sans que l’apparence d’autorité que lui donne la nouvelle Constitution soit suffisante pour réparer un seul des maux qui affligent le royaume, le Roi, après avoir solennellement protesté contre tous les actes émanés de lui pendant sa captivité, croit devoir mettre sous les yeux des Français et de tout l’Univers le tableau de sa conduite, et celui du Gouvernement qui s’est établi dans le royaume. (…)

"Que reste-t-il au Roi autre chose que le vain simulacre de la royauté? (…)L’Assemblée, par le moyen de ses Comites, excède a tout moment les bornes qu’elle s’est prescrites ; elle s’occupe d’affaires qui tiennent uniquement a l’administration intérieure du royaume et a celle de la justice, et cumule ainsi tous les pouvoirs. Elle exerce même par son Comite des Recherches, un véritable despotisme plus barbare et plus insupportable qu’aucun de ceux dont l’histoire ait jamais fait mention.

"Le Roi ne pense pas qu’il soit possible de gouverner un royaume d’une si grande étendue et d’une grande importance que la France par les moyens établis par l’Assemblée nationale tels qu ‘ils existent à présent.(…)

"Français, et vous surtout Parisiens, vous habitants d’une ville que les ancêtres de Sa Majesté se plaisaient à appeler la bonne ville de Paris, méfiez-vous des suggestions et des mensonges de vos faux amis, revenez à votre Roi, il sera toujours votre père, votre meilleur ami. Quel plaisir n’aura-t-il pas d’oublier toutes ses injures personnelles, et de se revoir au milieu de vous lorsqu’une Constitution qu’il aura acceptée librement fera que notre sainte religion sera respectée, que le gouvernement sera établi sur un pied stable et utile par son action, que les biens et l’état de chacun ne seront plus troubles, que les lois ne seront plus enfreintes impunément, et qu’enfin la liberté sera posée sur des bases fermes et inébranlables.

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  • E-Bahut

1 ) ce document est un texte prononcé par le roi Louis 16 à tous les francais le 20 juin 1791.

La fuite du roi le 20 juin 1791 et son arrestation à Varennes démontre son double jeu.

donne moi des choses sur mon sujet et je te dirais la suite.

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" On situera sur une carte du bassin méditerranéen les civilisations de la chrétienté occidentale, de l’Empire byzantin et de l’Islam au XIIe siècle et on présentera brièvement leurs spécificités. On montrera comment elles s’influencent réciproquement à travers leurs divers contacts. " (5 à 6 heures)

Le bassin méditerranéen se définit d’abord par son histoire : pendant cinq siècles, l’Empire romain a contribué à unifier le monde méditerranéen, par la langue, l’organisation administrative et les lois. Hellénisme et latinité se sont nourris des apports judéo-chrétiens, musulmans, et même slaves et germaniques. Cependant, l’étude des trois grandes civilisations en présence est rendue complexe par la mouvance des frontières et la multiplicité des organisations politiques. On est en présence d’une mosaïque d’histoires locales. Le XIIe siècle représente un tournant dans l’équilibre géopolitique autour de la Méditerranée. Les trois civilisations cessent de s’ignorer et la maîtrise de la mer devient un enjeu majeur. On assiste à une éclipse relative de l’Orient : déclin de l’Empire byzantin, éclatement politique du monde musulman malgré le réveil de l’esprit de djihâd. Inversement, le dynamisme de l’Occident se caractérisé tant par les croisades et la Reconquista que par l’hégémonie commerciale des marchands italiens.

I. La Méditerranée au XIIe siècle :

un ensemble divisé aux frontières mouvantes

1. La division du monde musulman

Au XIIe siècle, l’unité de l’Empire musulman a disparu et les dynasties indépendantes se sont multipliées. Le monde musulman est divisé entre deux empires et un califat aux frontières incertaines. Cette division politique est renforcée, en Orient, par l’opposition entre musulmans chiites et sunnites. Cependant, le monde musulman demeure une ensemble immense qui s’étend sur la plus grande partie du bassin méditerranéen.

a. l’Occident musulman : l’empire almoravide et l’empire almohade.

Par " Occident musulman ", on entend l’ensemble constitué par le Maghreb (depuis l’Afrique Noire occidentale jusqu’à l’Egypte non comprise) et par l’Espagne musulmane. Du fait de l’éloignement de Bagdad, le centre politique, les régions de l’Occident musulman ont toujours bénéficié d’une certaine indépendance. Au XIIe siècle, cet ensemble est unifié par deux dynasties : les Almoravides et les Almohades.

Le mouvement almoravide est, avant de désigner la dynastie, un mouvement de réforme islamique inspiré des doctrines malékites. Il prend naissance dans la tribu de Lemtouna, en Mauritanie, appartenant à une confédération de tribus berbères nomades. Au XIe siècle, un " couvent fortifié " est fondé (un ribat, d’où les Almoravides tirent leur nom : Almurabitum signifie hommes du ribat) et vers le milieu du siècle, les Almoravides font route vers le Nord et s’emparent des plaines atlantiques du Maroc, puis s’avancent jusqu’à Alger (1059). Sous la conduite de l’émir Yusuf ibn Tachfin (1060-1106), ils poursuivent leurs conquêtes, acquérant des bases militaires et administratives. La réunification du Maghreb est réalisée sous leur autorité à partir de 1062, date à laquelle ils fondent Marrakech. La conquête les mène ensuite vers l’Est : Alger est intégrée dans l’Empire en 1082.

Ibn Tachfin impose aussi son pouvoir à l’Espagne musulmane, divisée par la discorde des Taifas. Il arrête la reconquête chrétienne en Espagne en remportant la bataille de Zellaqa (1086). Au début du XIIe siècle, la moitié de la péninsule est sous le contrôle des Almoravides qui s’avancent jusqu’à Saragosse (1111) et Barcelone (1114) malgré l’intervention des croisés français.

Les Almoravides se trouvent ainsi à la tête d’un empire hétérogène composé de trois parties : le Sahara, le Maghreb occidental et l’Espagne musulmane. La cohésion de l’ensemble repose sur le souverain, qui tire sa puissance de l’armée et de la religion. Les docteurs de la foi (fukahas) font partie du conseil et sont consultés pour toutes les affaires importantes. L’armée est complètée par des Berbères (le Maghreb fournit sans cesse des contingents pour la guerre en Espagne) et des Espagnols, parmi lesquels des chrétiens, que les Almoravides envoient au Maroc pour faire règner l’ordre intérieur et lever des impôts.

Issus d’un mouvement religieux, les Almoravides sont renversés par un autre mouvement de réforme religieuse, également venu d’Afrique Noire, celui des Almohades, qui vont à leur tour unifier tout l’Occident musulman de l’Espagne jusqu’à Gabès.

Peu avant le milieu du XIIe siècle, les Almoravides sont divisés par des luttes de clans et les Almohades s’emparent de Fès et de Marrakech, sous la direction du calife Abd al-Mumin. Ils lancent des raids dans tout l’Est et le Centre du Maghreb. L’extension des Almohade ira à l’Est au delà de Tripoli. Au début des années 1160, l’ensemble du Maghreb est unifié.

En Espagne, les Almoravides ne peuvent empêcher la sécession des dynasties andalouses. Dès 1146, les généraux almohades lancent des expéditions dans la péninsule. Le débarquement a lieu l’année suivante. Les Almohades prennent le pouvoir à Séville qu’ils choisissent comme capitale. Ils conquièrent l’Espagne et remportent la grande victoire d’Alarcos contre Alphonse VIII de Castille en 1195.

L’empire almohade se divise alors. Il est menacé par les tentatives de restauration des Almoravides, réfugiés aux Baléares et qui entretiennent une dissidence permanente dans le Maghreb. La défaite de Las Nava de Tolosa (1212), devant les troupes coalisées de Castille, d’Aragon, de Leon et de Navarre, marque le repli définitif de l’Islam en Espagne. Les Almohades se replient progressivement vers le Maghreb.

b. le Moyen-Orient : les Fatimides et Saladin

Les Fatimides, qui ont fondé la ville du Caire à la fin du Xe siècle, ont été à l’origine d’une brillante civilisation. Mais le déclin de l’Egypte fatimide commence dès le siècle suivant : le califat est en proie à la division politique et les Turcs seljoukides enfoncent ses frontières et s’emparent de la Syrie et de Jérusalem. Dans un premier temps, les Fatimides trouvent leur salut dans la formation des Etats latins d’Orient qui forment un rempart contre la menace seljoukide. Cependant, l’Egypte apparaît vite comme le point faible du monde musulman en Orient : dans la seconde moitié du XIIe siècle, le Caire est en pleine anarchie et les vizirs se succèdent sans parvenir à imposer un pouvoir stable. En 1171, le Kurde Salah ad-Din (Saladin) dépossède les Fatimides de leur dernier domaine, l’Egypte et installe la dynastie des Ayyubides.

En 1173, Saladin se proclame sultan et abolit le califat fatimide. Il se rend maître de la Syrie (Alep est occupée en 1183) et de l’Arabie jusqu’à Médine et la Mecque. Au passage, il vient à bout de la rébellion chiite. En 1187, il lance la conquête de la Palestine où il écrase les armées chrétiennes lors de la bataille d’Hattin. Jérusalem est prise et presque toute la chevalerie franque est tuée ou capturée. En quelques semaines, Saladin se rend maître des états chrétiens à l’exception de quelques places côtières, comme Tyr. La troisième croisade libère Acre mais échoue devant Jérusalem. Le règne de Saladin s’achève triomphalement en 1193. Il a rétabli l’unité sunnite et rejeté les Chrétiens sur le littoral, tout en contribuant à relancer le rayonnement culturel et économique de l’ensemble syro-égyptien. Cependant, les conflits provoqués par sa succession vont affaiblir les Ayyubides et nuire à nouveau à l’unité de la zone. A la mort de Saladin, en 1193, la Syrie et l’Egypte se divisent en plusieurs états, alliés ou rivaux selon les circonstances.

c. les Seljukides en Orient

Au XIIe siècle, la réalité du pouvoir n’est plus entre les mains du calife abbasside de Bagdad : ce sont les Seljoukides, peuple nomade venu d’Asie, qui contrôlent le califat. Les Turcs seljoukides, apparaissent sur la scène politique au milieu du XIe siècle, lorsque l’un d’eux, Toghroulbeg, se fait reconnaître sultan par le calife de Bagdad qu’il délivrent du joug des chiites. Ses successeurs dotent leur empire d’une organisation politique et sociale qui va servir de modèle à tout l’Orient musulman. Ils envahissent l’Asie Mineure qu’ils enlèvent aux Byzantins (grâce à la victoire de Manzikert, en 1071, lors de laquelle l’empereur byzantin Romain IV Diogène est capturé), et établissent également leur domination sur la Syrie fatimide (1070). Vers la fin du XIe siècle, l’empire seljukide connaît son extension maximale : il regroupe l’ensemble de l’Asie Mineure jusqu’à Nicée, le Moyen Orient jusqu’à la Syrie. A l’Est, il s’étend jusqu’à la Mer d’Aral et à l’Indus.

L’arrivée des Croisés bloque l’avancée des Seljukides vers l’Egypte et la Palestine. Au même moment, le réveil de l’Empire byzantin des Comnène les contient en Asie Mineure. En 1144, Edesse est reprise aux croisés, ainsi que Damas, en 1154. Mais vers le milieu du XIIe sècle, l’empire seljukide commence à se diviser. Les gouverneurs des provinces s’émancipent et des dynasties locales sont fondées en Syrie, Mésopotamie, Arménie et Perse.

2. L’expansion de l’Occident en Méditerranée

Au XIIe siècle, la Chrétienté lance un double mouvement de conquête qui aboutit à une extension de ses frontières en Europe et à des expéditions lointaines en pays musulman : les croisades. Cette conquête est accompagnée par l’expansion commerciale des marchands chrétiens.

a. Les Normands en Sicile

Dès le début du XIe siècle, des Normands en quête d’aventures et de terres partent en Italie du Sud. Là, certains chefs parviennent à se faire concèder des fiefs. Ils forment des principautés indépendantes au détriment des Byzantins (la première est fondée en 1029). L’un d’eux, Robert Guiscard, se rend maître de la Campanie et vainc les troupes pontificales en 1053. Le pape Nicolas II est contraint de reconnaître son aurorité. Guiscard chasse les Byzantins d’Italie du Sud (Bari est prise en 1071) et débarque même sur l’autre rive de l’Adriatique pour les combattre (la péninsule balkanique est constamment menacée par les visées de Guiscard dans la seconde moitié du siècle). La conquête de la Sicile est lancée en 1060 et achevée par ses successeurs qui finissent de chasser les musulmans de l’île. A la fin du XIe siècle, la Sicile est entièrement sous l’autorité des Normands.

Au début du XIIe siècle, le roi Roger II place toutes les possessions normandes sous son autorité et obtient la couronne royale en 1131. Les Normands continuent de menacer Byzance et prennent même pied sur l’autre rive de la Méditerranée, pour quelques années : Sfax, Djerba et Tripoli sont occupées en 1148. Ils coupent ainsi un axe essentiel du commerce musulman et ouvrent la Tunisie au commerce de Gênes et de Pise. La Sicile, " verrou du monde méditerranéen ", s’associe aux efforts des Pisans, des Gênois, des Catalans et des Provencaux pour saborder la domination musulmane dans la région (les Baléares sont soustraites à leur domination, par exemple). L’expansion normande met fin à quatre siècles de domination musulmane en Méditerranée.

b. la Reconquista

Une des grandes réussites de l’expansion chrétienne entre le Xe et le XIVe siècles, c’est la reconquête de presque toute l’Epagne sur les musulmans.

En Espagne, la conquête musulmane avait laissé subsister quelques petits royaumes chrétiens dans les régions montagneuses du nord de la péninsule : Léon, Navarre, comté de Barcelone. Ces petits royaumes entreprennent une reconquête de l’Espagne. Rejoints par des mercenaires, des chevaliers (des Français, en majorité) et par des moines clunisiens (qui soutiennent au même moment l’essor du pélerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle), ils organisent la " croisade " contre les Sarrazins. Ils profitent de la dislocation du califat de Cordoue en petits royaumes, dits de " taifas ", pour mener de grandes chevauchées (les algarades) au coeur de la péninsule. Mais à la fin du XIe siècle, l’invasion des Almoravides remet ces succès en question. Malgré l’arrivée massive des chevaliers français, tel le duc de Bourgogne (ancêtre de la première dynastie portugaise), les chrétiens sont réduits à la défensive.

Au début du XIIe siècle, les conquêtes reprennent : Tudèle est reprise en 1114, Saragosse en 1118, et la vallée de l’Ebre est occupée par Alphonse Ier. En 1137, le comté de Barcelone et l’Aragon sont réunis. A l’Ouest, Alphonse Henriquez s’empare de Lisbonne et libère la majeure partie du Portugal dont il devient roi en 1139.

Ces succès sont remis en cause par les querelles dynastiques qui divisent les royaumes chrétiens et par la vague almohade. Les rois chrétiens ne peuvent poursuivre leurs avantages et, au milieu du XIIe siècle, la reconquête chrétienne reste bloquée sur les bords du Tage. Il faut attendre 1212 pour que les trois rois de Castille, d’Aragon et de Navarre s’allient et remportent une victoire décisive à la bataille de Las Navas de Tolosa. La Reconquista est alors relancée.

c. les croisades

Tous les historiens de la période ont souligné que les croisades ne se justifiaient pas par des raisons démographiques, économiques, militaires ou politiques et insistent sur les phénomènes de psychologie collective. Ainsi, le développement des villes en Europe ne pousse pas les marchands à faire pression pour une mainmise sur les ports du Proche-Orient ; au contraire, une entreprise guerrière telle que la croisade pourrait entraver les relations commerciales existantes (même si par la suite, les Italiens y trouveront l’avantage de se procurer à la source les produits de l’Orient sans passer par l’intermédiaire musulman ou byzantin). De même, si l’attrait de l’Orient et de ses richesses et l’esprit d’aventure existent bel et bien, ils ne forment pas un facteur déterminant dans le déclenchement de la croisade. Pas plus que la pression démographique en Europe, d’ailleurs relative à la fin du XIe siècle : l’idée d’une Chrétienté deversant sur l’Orient son trop-plein de chevaliers sans terre et de paysans à présent fixés dans le cadre de la seigneurie est à nuancer. Certes, la chevalerie est une classe prolifique qui fournira les armés de la croisade et la " croisade populaire " a concerné quelques dizaines de milliers de personnes. Mais, dans l’ensemble, les croisades ne fixeront que quelques milliers d’individus en Orient.

Néanmoins, un certain nombre de facteurs favorisent ces entreprises collectives et loitaines, sans qu’aucun d’entre eux ne suffise à les justifier. Parmi les circonstances favorables à la croisade, on peut citer le contexte politique nouveau : jusqu’à la fin du XIe siècle, les Etats d’Orient, musulmans ou chrétiens, sont caractérisés par une forte cohésion territoriale. Or, à la fin du siècle, l’équilibre s’inverse : l’Empire byzantin est affaibli, le monde musulman divisé. De surcroit, la Méditerranée cesse d’être un " lac musulman " et les marchands italiens ont établi de nombreux liens commerciaux avec l’Orient. D’autre part, les Occidentaux constatent que les Turcs Seljoukides n’entravent pas le pélerinage de Jérusalem et ne gênent pas les sectes chrétiennes de Palestine. Autant d’éléments qui ont rendu l’aventure envisageable, sans toutefois l’avoir déclanchée.

Les véritables causes des croisades sont pointées par les auteurs dans l’état mental et psychologique de l’Occident à la fin du XIe siècle. La croisade, qui se définit comme une opération militaire dans un but religieux (délivrer les Chrétiens d’Orient des infidèles), résulterait d’un double courant : la tradition du voyage de Jérusalem, qui s’inscrit dans un renouveau du pélerinage à cette période, et l’idée nouvelle d’une guerre pour Dieu, qui apparaît avec la Reconquista. Rappelons que chaque croisade est déclenchée par le Saint-Siège, que le pape y est représenté par un légat, que les participants se reconnaissent à des signes extérieurs (port de la croix à partir de la 3e croisade, mots de passe...) et qu’ils bénéficient de privilèges accordés par l’Eglise (des indulgences, par exemple). La rage de guerre sainte a d’ailleurs conduit les croisés aux pires excès, depuis les pogroms perpétrés sur leur route jusqu’aux massacres et aux pillages (celui de Jérusalem, en 1099).

Au total, quatre croisades ont lieu entre la fin du XIe siècle et le début du siècle suivant. La première est prêchée le 27 novembre 1095, au dernier jour du concile de Clermont, par le pape Urbain II. Son appel connaît un retentissement inattendu dans la Chrétienté. Il soulève les foules, entraînées par des prédicateurs populaires (comme Pierre l’Ermite) ; c’est la " croisade populaire ". Mais ces quelques dizaines de milliers d’hommes et de femmes se font décimer par les Turcs, la famine ou les maladies avant d’atteindre leur but. En revanche, les troupes de chevaliers, mieux organisés par les souverains et la papauté, assiègent Antioche (la principauté d’Antioche, fondée en 1098 par le prince italo-normand Bohémond, demeurera jusqu’au XIIIe siècle) et établissent des fiefs sur la côte orientale de la Méditerranée. Le comté d’Edesse est fondé par Baudoin de Boulogne en 1098 (il disparaît en 1144). Les Croisés prennent Jérusalem (1099), constitué en royaume par Godefroy de Bouillon. Ces Etats latins d’Orient sont complètés par le comté de Tripoli, fondé en 1102 par Raymond de St-Gilles, comte de Toulouse.

En 1144, la perte d’Edesse, prise par les Seljukides, réveille l’esprit de croisade en Occident. L’Empereur et le roi de France prennent la tête d’une nouvelle expédition qui échoue en Terre Sainte. Saladin réduit les Etats latins à quelques possessions cramponnées aux côtes.

Les 3e et 4e croisades (1090 et 1202) renforcent cependant la présence chrétienne en Orient, au détriment de l’Empire byzantin cette fois ci : le royaume de Chypre est enlevé par Richard Coeur de Lion en 1101 et, en 1204, suite à la 4e croisade, l’Empire latin de Constantinople est fondé. A l’existence des Etats latins d’Orient, il faut ajouter comme conséquences territoriales des croisades, les principautés fondées en Grèce par des chefs croisés (royaume de Thessalonique, duché d’Athènes, principauté de Morée), ainsi que les possessions vénitiennes en mer ionienne et en mer Egée (la Crète et des îles appartenant aux archipels).

3. Byzance : l’Empire réduit et menacé

L’Empire byzantin s’étendait jusqu’au début du XIe siècle jusqu’à la Sicile et la moitié sud de l’Italie à l’Ouest, et jusqu’aux sources du Tigre et de l’Euphrate en Orient. Au XIIe siècle, il est considérablement rétréci, et fait l’objet d’attaques de toutes parts. C’est là que les frontières sont les plus mobiles.

a. à la fin du XIe siècle, l’Empire est menacé de toutes part

Au milieu du XIe siècle, l’Empire byzantin est encore la première puissance du monde. Mais en 1071, après la défaite de Mantzikert devant les Turcs seljukides, la disparition de l’Empire byzantin semble ne plus être qu’une affaire de temps. Les Turcs multiplient les raids en Asie Mineure et la menace semble encore plus grave à l’Ouest : les Normands achèvent la conquête de l’Italie byzantine et prennent pied dans la péninsule balkanique. Byzance ne doit sans doute sa survie qu’à un chrysobulle qui accorde un certain nombre de titres au duc normand. L’Empire est pris entre deux feux. Sur le Danube, l’armée byzantine subit une défaite contre un autre peuple turc, les Petchénègues, en 1087. A la fin du XIe siècle, les Byzantins semblent ne devoir leur salut qu’à la division du monde musulman.

b. la dynastie des Comnène marque un certain renouveau

La dynastie des Comnène marque un certain redressement, mais n’évacue pas les menaces. Alexis Comnène, premier empereur de la dynastie, tente un rapprochement avec Venise et Rome pour contenir le danger normand.

Tout d’abord, l’appel à l’aide de l’Occident s’avère être un mauvais calcul : la première croisade laisse derrière elle les principauté latines d’Orient, dont deux au moins, Edesse et Antioche sont bâties sur des territoires byzantins. La présence des latins devient un germe de conflit constant et accentue l’hostilité des deux mondes chrétiens.

L’Empire doit aussi faire face dans les premières décennies du XIIe siècle, aux attaques hongroises, Serbes et Petchénègues dans sa partie occidentale. La menace normande contraint l’empereur Jean II à accroître les privilèges de ses alliés vénitiens et à s’allier avec l’Empire germanique et la république de Pise. La période qui débute est faite de succès fragiles. Ainsi, lorsque les Byzantins reprennent Antioche en 1137, c’est pour la perdre à nouveau en 1142. Les Normands de Sicile prennent Corfou et si les Byzantins reprennent la ville, c’est grâce à leur allié vénitien. L’empereur Manuel Comnène parvient cependant à devenir le suzerain d’Antioche, et le roi de Jérusalem accepte de reconnaître son aurorité. Byzance s’impose aussi dans les Balkans en s’alliant aux Hongrois et en soumettant la Croatie.

c. l’agonie de Byzance

Tous les voisins de Byzance sont ligués contre l’Empire. La stabilité de l’Empire est minée à l’intérieur par la domination commerciale latine, les dépenses militaires, et une aristocratie qui perturbe son équilibre social. La fin de la dynastie des Comnène entraîne une série d’usurpations.

A l’extérieur, la situation s’aggrave : à Myrioképhalon, en 1176, les Byzantins subissent une grave défaite face aux Turcs. Dans les Balkans, les Hongrois s’allient aux Serbes et les Normands reprennent leurs offensives : en 1185, Thessalonique, la deuxième ville de l’empire est prise et pillée. Les Italiens, qui n’acceptent pas la domination byzantine sur la Dalmatie deviennent hostiles (c’est une des causes de l’expulsion des Vénitiens de Constantinople et du massacre des marchands italiens en 1182). Byzance refuse le passage de la troisième croisade et perd Chypre, prise par Richard Coeur de Lion.

A la fin du XIIe siècle, Byzance est à la merci de ses adversaires. Le 13 avril 1204, les Croisés prennent Constantinople et se partagent l’Empire. Le pouvoir byzantin se replie sur Nicée, de l’autre côté du Bosphore.

Voilà tout! jte fais confiance! ;) tiens ta parole d'Homme!

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