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Economie


Nenette

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Bonjour,

j'ai 2 sujets d'éco à fairepour le 11 mai, est ce que quelqu'un pourait me donner quelques idées?

1) Montrer par des exemples concrets et diversifiés l'importance quotidien du progrès technique et/ou technologique?

2) Le progrès technique entraine t-il toujous le porgrès social?

Merçi à l'avance de bien vouloir m'aider.

bisous

Nenette

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je ne comprend pas bien ce que tu recherches...

des exemples? ou de l'aide pour une des deux dissertations?

d'ailleurs, est-ce des dissertations? des syntheses?

il faut en premier lieu que tu choisisses un des deux sujet, et que tu formule ta problématique, a ce moment la je pourrais t'aider en faisant deux trois recherches sur le net

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je te donne quelques notions trouvées dans mes cours et sur des sites internet, à toi de faire le tri (désolé, vraiment pas le temps de répondre a deux sujets lol mais n'hésite pas a me poser des questions si tu en a!)

La notion de progrès technique est essentielle dans la compréhension des mécanismes économiques, et tout particulièrement lorsque l'on s'interroge sur les sources de la croissance.

A la fois à l'origine de l'investissement (les choix faits par les entreprises pour l'avenir dépendent des évolutions technologiques) et conséquence de celui-ci ( les dépenses d'investissement, notamment immatériel, peuvent générer des innovations), le progrès technique agit en outre sur les structures économiques , le rythme de la croissance, et l'emploi !

Certaines études mettent l'accent sur l'accélération du progrès technique, d'autres sur son ralentissement : tout dépend en fait du critère de mesure du progrès technique que l'on retient.

Si l'on prend en compte l'intervalle de temps qui s'écoule entre le moment de l'invention et celui de l'innovation, la tendance générale est à l'accélération du progrès technique, stimulée par l'Etat et le marché (transferts de technologie) : par exemple, il a fallu attendre un siècle entre la réalisation du premier prototype de machine thermique (1673, Huygens) et l'utilisation industrielle de la machine à vapeur (1776, Boulton et Watt) et seulement cinq ans entre l'invention du transistor (1948, Bardeen, Brattain et Shockley) et son application commerciale.

Le centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII) voit quant-à lui une tendance du progrès technique dans la baisse séculaire de l'intensité énergétique, c.à.d. de l'énergie consommée par les pays industrialisés.

Si l'on mesure le rythme du progrès technique par celui de la productivité globale des facteurs de production (INSEE), la tendance est au ralentissement, principalement du fait des activités de services, où le ralentissement de la productivité est plus marqué, alors que la part de ces activités dans le PIB s'accroît .

Par ailleurs, les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) contribuent au processus de mondialisation, depuis le début des années 1990.

Difficile de fournir une mesure du progrès technique. Longtemps considéré comme un facteur exogène résiduel de la croissance, aux côtés du travail et du capital, il a été plus récemment réintroduit dans le modèle de la croissance endogène : les agents économiques produisent de l'innovation et les connaissances constituent un stock de capital (ou capital humain) qui peut être accumulé.

L'ensemble des innovations, c.à.d. des applications réussies d inventions dans le domaine économique et commercial, peut être un indicateur de progrès technique.

Les gains de productivité, qui accompagnent le progrès technique, en constituent un autre, mais il faut être prudent ! En effet, les effets du progrès technique sur la productivité ne sont pas forcément systématiques ni immédiats : il peut y avoir multiplication des innovations technologiques, efforts de recherche-développement, mais en même temps ralentissement de la productivité (paradoxe de la productivité), car il faut du temps pour que les innovations stimulent la croissance ; de plus, certaines s'avèrent inefficaces ou échouent…

D’où vient le progrès technique ? Il faut tout de suite dire que le progrès technique ne tombe pas du ciel, encore moins les innovations. Le hasard met parfois les chercheurs sur le chemin de la découverte. Mais encore faut-il qu’il y ait des gens qui cherchent. Autrement dit, progrès technique et innovations sont le fruit d’une intense activité du genre humain. Il n’en reste pas moins que quand on cherche, on n’est jamais complètement sûrs de trouver et il est rare que l’on sache quand on trouvera. Il y a donc de l’incertitude dans cette activité, qui coûte pourtant cher. On peut donc penser que, puisque les entreprises font des efforts, parfois très importants, de recherche, elles ont de bonnes raisons pour les faire. On peut distinguer plusieurs origines aux innovations :

• Schumpeter a montré le rôle majeur joué par celui qu’il appelle l’entrepreneur. Celui-ci, à contre-courant de la société, va prendre le risque d’innover (innover, c’est toujours prendre un risque, puisqu’on ne sait pas d’avance si l’innovation va marcher ou pas).

En échange de cette prise de risque, et si l’innovation est un succès, l’entrepreneur va réaliser des profits très au-dessus de ceux réalisés dans les autres entreprises. En effet, l’innovation va donner à l’innovateur une situation de monopole sur le marché : il est le seul à fabriquer ce nouveau produit, ou il est le seul à produire de manière aussi productive, et dans les deux cas il va profiter de sa situation pour réaliser des super-profits. Ce monopole n’est que temporaire car les autres entreprises vont vouloir imiter l’entreprise innovante, ce qui permettra la diffusion de l’innovation et sa banalisation (l’innovation perdra alors son caractère innovateur).

On voit ici l’innovation reposer sur un homme ou une entreprise, qui ont une vue particulière de l’avenir et acceptent de prendre des risques.

• Mais il y a d’autres sources aux innovations et au progrès technique en général : on souligne aujourd’hui le caractère endogène du progrès technique, c’est-à-dire le fait qu’il est le produit de la croissance elle-même en même temps qu’il en est à l’origine. D’une part, la croissance économique donne les moyens de financer un effort de recherche important et « quand on cherche, on trouve ». D’autre part, les innovations s’enchaînent les unes aux autres, une innovation donne des idées à d’autres chercheurs, dans d’autres secteurs, pour d’autres produits. Si les chercheurs aiment s’installer près les uns des autres (pensez à la Silicon valley, par exemple, ou aux pépinières d’entreprises), ce n’est pas par hasard, c’est parce qu’ils progressent au contact les uns des autres. Une fois encore, les innovations ne tombent pas du ciel, il y a certes des inventeurs géniaux, mais pas beaucoup. Il y a surtout des gens qui travaillent.

• L’Etat joue aussi un rôle essentiel en rendant possible, ou plus facilement réalisable, le progrès technique :

- L’Etat va financer très largement la recherche fondamentale : celle-ci, qui est à l’origine des inventions, est beaucoup trop coûteuse et aléatoire pour être prise en charge par des laboratoires privés. En même temps, comme son nom l’indique, elle est fondamentale. Une partie de cette recherche s’effectue donc dans des laboratoires publics. Cela peut se faire aussi dans des laboratoires privés sur subventions publiques. Le produit de cette recherche est censé appartenir à tous. Il n’est pas vendu, même si parfois cela donne lieu à discussion (ainsi pour les recherches sur le génome humain).

- L’Etat va encourager les entreprises à développer la recherche-développement et, pour cela, leur garantir une protection contre le pillage de leurs découvertes. C’est le principe des brevets : si une innovation n’était pas protégée par un brevet, n’importe quelle autre entreprise pourrait copier l’innovation sans avoir à supporter les coûts de la recherche et aucune entreprise ne voudrait plus faire de recherche. L’existence des brevets n’empêche pas les copies mais les limite nettement. L’espionnage industriel n’est cependant pas du tout une invention des romanciers ou des cinéastes.

- Enfin, l’Etat joue un rôle très important en formant la population. N’importe qui ne peut faire de la recherche, fondamentale ou appliquée, n’importe quel travailleur ne peut mettre en œuvre des technologies sophistiquées. Il faut qu’ils soient formés. En donnant une solide formation initiale à sa population, l’Etat contribue à la formation du capital humain favorable au progrès technique et à la croissance.

Conclusion : nous sentons bien maintenant l’importance du progrès technique et de ses applications dans les sociétés modernes. Il reste à comprendre les liens qui unissent le progrès technique à la croissance économique et aux transformations de nos sociétés.

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Le progrès technique est en amont de l’investissement et influe fortement sur les transformations à long terme de la société, comme nous allons le voir. Il est aussi en aval car le progrès technique résulte de certaines dépenses d’investissement, en particulier celles concernant la recherche. Du fait de ses implications, tant à long terme qu’à court terme, on doit se demander qui maîtrise le progrès technique : celui-ci peut servir à tous, en ce sens il peut être pensé comme un bien collectif ; en même temps, il donne beaucoup de pouvoir à celui qui le maîtrise et peut donc être l’objet de marchandages et de conflits. On peut donc s’attendre aussi à ce que l’Etat s’en mêle, vu les enjeux.

Après avoir précisé la définition et les caractéristiques du progrès technique, nous étudierons les liens entre progrès technique et croissance et nous nous interrogerons sur les relations entre progrès technique et changement social.

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