bbcatonnes Posté(e) le 6 avril 2004 Signaler Posté(e) le 6 avril 2004 Bonjour, Je vous écrit parce que j'ai un petit souci avec une disseration que je dois rendre pour la rentrée des vacances, autrement dit pour le 26 avril. Voici le sujet: "Vers la fin de son récit Pauline (l'héroïne des Malheurs de l'amour), agée, commente ses malheurs en ces termes: "Le temps a enfin un peu affaibli la vivacité du sentiment, mais il m'est resté un fond de tristesse et de mélancolie qui m'accompagnera jusqu'à mon dernier moment." Ce propos pourrait-il rendre compte de l'expérience des héroïnes des trois romans étudiés?" Ces romans sont Manon Lescaut de l'abbé Prévost, Les Malheurs de l'Amour de Madame de Tencin et Lettres d'une péruvienne de Madame de Graffiny. J'ai chercher dans un dictionnaire du XVIIIème siècle les définitions des termes principaux du sujets et j'ai essayé de réunir plusieurs idées, mais mon problème est que les seules idées que je trouvent correspondent à la thèse du sujet, autrement dit je n'ai trouvé qu'une seule partie. Pourriez-vous me proposer quelques pistes pour que je puisse trouver un plan qui ressemblera à autre chose qu'une répétition. Laëtitia. P.S: Si j'ai de nouvelles idées je vous les proposerais dès que possible. Merci de votre attention.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 6 avril 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 6 avril 2004 (Mme de Grafigny) Françoise d’Issembourg d’Happoncourt (c’était son très noble nom) était de Nancy, née le 13 février 1695; fille d’un des officiers du duc de Lorraine, et petite-nièce, par sa mère, du fameux Callot. Elle fut mariée à un officier et chambellan du duc de Lorraine, Huguet de Grafigny, homme dur et cruel, qui, par ses violences, mit plus d’une fois la vie de sa femme en danger, et qui finit ses jours dans une prison. Elle fut séparée de lui juridiquement, mais après des années de mauvais traitements et de martyre. Sa vie était un roman plus touchant sans doute que ceux qu’elle a écrits. Un soir, à Cirey, Mme du Châtelet lui ayant demandé par manière d’acquit si elle avait eu des enfants, Mme de Grafigny fut induite à entamer son histoire; elle la conta si bien, si naturellement, que toute la compagnie fut émue, et chacun le témoignait à sa manière. Mme du Châtelet, qui ne voulait point paraître trop tendre, riait pour s’empêcher de pleurer. Voltaire fondait bonnement en larmes, « car il n’a pas de honte, lui, de paraître sensible. » Celle qui racontait pleurait elle-même et tâchait de ne pas trop entrer dans les circonstances, de peur d’éclater. Ce soir-là, Mme du Châtelet ne fit point de géométrie; Voltaire ne ferma point l’oeil de la nuit, et il parut presque aussi touché le lendemain matin qu’il l’avait été la veille. Mais nous n’en savons pas plus du détail de l’histoire, et il nous faut rester sur cette impression des hôtes de Cirey. Mme de Grafigny, au moment où nous la trouvons, est déjà une personne de plus de quarante ans, vouée décidément au malheur, croyant à son mauvais sort et à son guignon: « J’en suis toujours pour ce que j’ai dit: Quand on est malheureux, on l’est sans fin. » C’était son refrain trop justifié. « Je suis si convaincue disait-elle encore, que le malheur me suivrait en Paradis, si j’y allais, que je me livre de bonne grâce à mon sort, et ne me plains que du peu. Croyez-en ma parole, le monde entier se renverserait plutôt, que la constance de mon étoile à me persécuter. » Ce sentiment habituel du malheur s’exprime quelquefois chez elle par des mots touchants, qui se font remarquer au milieu d’un langage dont le ton ordinaire n’était pas toujours très distingué. S’étonnant de n’être pas sensible, comme elle devait l’être, à l’arrivée prochaine d’un ami, elle dira de ses malheurs: « Ils m’ont rendu l’âme si noire, que je ne sens plus le plaisir, je ne fais que le penser. » — Et plus loin: « Le croiriez-vous? je pense le plaisir, je le sens presque, et je ne suis pas gaie; je crois que je ne le serai jamais. »
bbcatonnes Posté(e) le 6 avril 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 6 avril 2004 Je vais étudier les informations que vous venez de me transmettre et je vous ferais parvenir mes idées. Encore merci.
bbcatonnes Posté(e) le 6 avril 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 6 avril 2004 Encore une chose, je pensais opposer manon lescaut aux deux autres oeuvres car celles-ci sont des récits rétrospectifs des héroïnes elles-mêmes, alors que dans manon lescaut, c'est surtout son silence qui la caractèrise, puisque c'est Des Grieux le narrateur. Et je pensais aussi les opposés par le fait que les deux héroïnes se punissent elles-mêmes de leurs malheurs en se privant du bonheur, l'une en s'enfermant dans un couvent, l'autre en refusant l'amour d'un autre. Alors que Manon souffre plutôt de sa condition de prostituée due à sa peur du manque d'argent, la mélancolie qu'elle ressent est double, elle souffre de cette condition mais elle souffre aussi pour Des Grieux, de lui faire autant de mal. Qu'en pensez-vous?
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 6 avril 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 6 avril 2004 A quoi ces femmes attribuent elles leur malheur? Est-ce que le malheur est une punition d'un dieu justice? ou bien est ce un hasard ou bien est-ce une fatalite, on ne peut echapper au malheur, parceque l'amour est impossible ou pour une autre raison.. ou bien est-ce un trait de personalite?
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 8 avril 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 8 avril 2004 manon lescaut 1731 C'est l'inconduite de Manon, son appétit de jouissance et sa sensualité que dénigrent les contemporains de l'auteur, pourtant eux-mêmes volontiers adeptes du libertinage. Certains boudent le texte et l'héroïne. Il faudra attendre les Romantiques pour que le roman trouve toutes ses lettres de noblesse.
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 11 avril 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 11 avril 2004 j'ai trouve lettres d'une peruvienne, et tu devrais avoir des tas de chose a dire sur cette oeuvre Oui il y a beaucoup de larmes quand on l'emporte contre son gres, et beaucoup de larmes quand elle decouvre que Aza ne l'aime plus, mais enfin la fin ne verse pas dans la melancholie! "le plaisir d'etre; ce plaisir oublie, ignore meme de tant d'aveugles humains; cette pensee si douce, ce bonheur si pur, je suis, je vis, j'existe, pourrait seul rendre heureux, si l'on s'en souvenait, si l'on en jouissait, si l'on en connaissais le prix.... renoncez aux sentiments tumultueux, destructeurs, imperceptibles de notre etre; venez apprendre a connaitre les plaisirs innocents et durables... " Donc l'amitie au lieu des passions, la stimulation reciproque de l'intellect (domaine de l'homme) et de la vertue (son domaine a elle) l'independance, les livres (fin de la lettre 20), l'ecriture au lieu d'un mari (Mme de Graffigny a obtenu le divorce, tres rare a l'epoque, en partie probablement parceque son mari la frappait). Voila le livre d'une feministe qui refuse la tutelle des hommes dans le mariage, mais offre son amitie. Une autre vision de la position de la femme! Certainement pas un pure sanglot a la musset!
Invité yuzbec Posté(e) le 18 mars 2009 Signaler Posté(e) le 18 mars 2009 Euh tu es mal plaçé pour la critiquer, tu as répondu à un post vieux de 5 ans
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