lin249 Posté(e) le 4 avril 2004 Signaler Posté(e) le 4 avril 2004 Salut tt le monde ! ! ! c quoi terme évaluatif et affectif ?!!!! merci de me repondre ! ! !
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 4 avril 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 4 avril 2004 qu'as tu trouve dans le dictionnaire?
lin249 Posté(e) le 4 avril 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 4 avril 2004 affectif ==> qui concerne les sentiments évaluation ===> détermination de la valeur, de la quantité. mais le dictonnaire donne pas les definitions des termes evaluatifs et affectifs, merci de m'aider à comprendre ces termes, c tres important ! ! !
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 4 avril 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 4 avril 2004 le «cognitif», rend compte des qualités intellectuelles et de raisonnement l'<<affectif>> rend compte des aspects d'interets et de sensibilite l'<<evaluatif>> émission d'un jugement positif ou négatif
lin249 Posté(e) le 4 avril 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 4 avril 2004 vous pouvez me donner un exemple de terme évaluatif pour mieux comprendre, SVP! merci!
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 4 avril 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 4 avril 2004 « pornographique » est toujours un terme évaluatif négatif (« érotique » est positif). Supposons qu’un jeune poète publie, à compte d’auteur, un volume intitulé, simplement, Poèmes. Comme tout le monde, il adresse des exemplaires aux critiques, aux revues littéraires et, à son grand contentement, plusieurs recensent son livre et, ô surprise, le grand critique C. lui-même lui consacre un article élogieux. Comme je ne peux pas le reproduire ici intégralement, en voilà le résumé : Ce petit volume de début est un chef-d’œuvre, parce que p, où le prédicat être un chef d’œuvre est une expression évaluative et p la description des traits du poèmes qui, aux yeux du critique, sont tout à fait remarquables. Tout article de critique littéraire (de critique d’art, etc.) a d’ailleurs exactement la même structure : « cet x est bon (mauvais), parce que p ».. [1] Comment doit-on comprendre cette chronique ? Qu’est-ce que le critique fait lorsqu’il affirme qu’on est « devant un chef-d’œuvre parce que p. » ? Une première réponse pourrait être fournie par une histoire bien drôle de Cervantes, histoire que David Hume rappelle dans De la norme du goût (1757). [2] Voilà l’histoire. Un parent de Sancho Panza est en train d’ouvrir un tonneau de vin. Un voisin arrive et ils prennent ensemble un verre. « – Il est excellent, dit le voisin, mais il a un petit arrière-goût de métal ! ». « Non, rétorque le parent de Sancho Panza ; il a un petit arrière-goût, c’est vrai, mais non pas de métal, mais de cuir ». Pour vérifier, ils prennent un deuxième verre, un troisième, etc. Des voisins arrivent, finalement tous les villageois sont là, autour du tonneau, à se disputer, arguments à l’appui, au sujet de cet arrière-goût : métal ou bien cuir ? Comme ils sont nombreux, ils finissent par vider le tonneau et, ô ! miracle !, qu’est-ce qu’ils trouvent dans la lie ? Une clé attachée à une courroie de cuir. Cette histoire (qui n’exprime pas le point de vue de Hume) présente de façon concrète l’une des conceptions le plus largement et le plus spontanément partagées en matière d’évaluation : le terme évaluatif désignerait une caractéristique ou un ensemble de caractéristiques physiques, directement observable(s) ou tout au moins déductible(s) des qualités directement observables, de l’objet évalué. Dire d’une femme qu’elle est belle serait, dans cette perspective, la décrire, c’est-à-dire affirmer qu’elle est grande (ou petite), brune (ou blonde), etc. En un mot, le terme évaluatif serait un terme cognitif ou descriptif. Avant de voir si on peut soutenir raisonnablement une telle thèse, je vais faire une remarque sur l’une de ses conséquences, notamment sur l’engagement ontologique très fort auquel elle conduit. Je veux dire par là que le défenseur d’une telle théorie devrait accepter aussi que tout ce qui existe se divise en deux classes selon le terme évaluatif qu’on utilise : il y aurait, au sens fort du terme, de belles femmes et des femmes laides, c’est-à-dire un ensemble de femmes ayant une série de traits physiques qu’on peut désigner globalement à l’aide de l’expression beau et un autre ensemble de femmes ayant un autre ensemble de traits physiques, qu’on peut désigner globalement à l’aide de l’expression laid. Il y aurait, dans le sens fort du terme, des personnes bonnes et des personnes méchantes, des actions honnêtes et des actions criminelles, etc. Pour classer une femme, une voiture, une action, etc. sous une rubrique ou sous une autre, il suffirait d’inspecter ses caractéristiques directement observables ou les propriétés déductibles de ses caractéristiques directement observables. À première vue tout au moins, il y a là des affirmations de bon sens, car les belles femmes semblent bel et bien exister, aussi bien que les belles voitures ou les chiens méchants.
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