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Dissertion : "une écriture De Soi, Pour Soi"


vanessbens

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Posté(e)

Bonjour,

Pourriez-vous m'éclaircir un peu pour ma dissert', svp ?!

Donc ça fait parti du corpus suivant :

Corpus : "Une écriture de soi, pour soi"

Documents :

A - Emile Nelligan, "Soir d'hiver", Poésies complètes

B - Charles Baudelaire, "Chant d'automne", Les Fleurs du mal

C - Léopold Sédar Senghor, "Il a plu", Lettres d'hivernage

D - Ivan Chiaverini, "Le survivant", Poèmes sudistes

Le sujet est : Pensez-vous que l'écriture poétique est seulement une écriture de soi, pour soi ?

Mon problème est surtout que pour moi l'écriture de soi c'est plutôt une autobiographie et l'écriture pour soi, je le vois plutôt comme un journal...mais on me parle d'écriture poétique alors bon, ça n'a rien à voir...que faire ?!

Merci d'avance pour votre aide !!

Vanessa.

  • E-Bahut
Posté(e)

je pense que la premiere chose a faire, c'est de lire tes textes (peux tu nous trouver des liens) et voir quel est le lien entre tes textes et cette phrase.

l'ecriture de soi peu-etre la biographie, elle peut etre aussi lyrisme, poesie sur le sens de la vie d'apres sa propre experience de la vie, etc.

Posté(e)

Emile Nelligan, "Soir d'Hiver"

Ah! comme la neige a neigé!

Ma vie est un jardin de givre.

Ah! comme la neige a neigé!

Qu'est-ce que le spasme de vivre

Ô la douleur que j'ai, que j'ai!

Tous les étangs gisent gelés,

Mon âme est noire: Où vis-je? où vais-je?

Tous ses espoirs gisent gelés:

Je suis la nouvelle Norvège

D'où les blonds ciels s'en sont allés.

Pleurez, oiseaux de février,

Au sinistre frisson des choses,

Pleurez, oiseaux de février,

Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,

Aux branches du genévrier.

Ah! comme la neige a neigé!

Ma vie est un jardin de givre.

Ah! comme la neige a neigé!

Qu'est-ce que le spasme de vivre

A tout l'ennui que j'ai, que j'ai!..

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Charle Baudelaire, "Chant d'Automne"

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;

Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !

J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres

Le bois retentissant sur le pavé des cours.

Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,

Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,

Et, comme le soleil dans son enfer polaire,

Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.

J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;

L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.

Mon esprit est pareil à la tour qui succombe

Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,

Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.

Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !

Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

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Léopold Sédar Senghor, "Il A Plu"

Il a plu toute la nuit.

J'ai pensé à toi sous la fulgurance sulfureuse des ténèbres.

La mer bavait sur les brisants des tuiles vertes, la mer meuglante

Sous le tonnerre et la tornade, nous gémissions sous l'Ange

de la mort

D'une longue plainte et si douce

Me voici dans le gouffre du palais sonore

Dans les moiteurs, les migraines, comme à Dyilôr jadis

Ma mère ceignait mes angoisses de feuilles de manioc, les saignait.

A Joal comme autrefois, il y a cette souffrance à respirer, qui colle

visqueuse à la passion

Cette fièvre aux entrailles le soir, à l'heure des peurs primordiales.

Je rêve aux rêves de jeunesse.

Mon ami l'Etranger disait la fraîcheur des prés en Septembre

Et les roses de Tinchebray qui s'irisent dans la candeur du matin

Je rêvais d'une jeune fille au coeur odorant.

Et quand elle se fâchait, ou délirait, ses yeux jetaient des éclairs

De soufre, comme toi n'est-ce pas ? comme la nuit d'hivernage.

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Ivan Chiaverini, "Le Survivant"

Chaque année qui s'achève est une mort nouvelle,

Car la longue agonie de la fuite des jours

Entretient mon angoisse et recule toujours

La fin d'un désespoir que l'exil renouvelle.

Je revois bien souvent quand je ferme les yeux

La terre d'Algérie de mon adolescence,

Et je sens sur ma peau la douce incandescence

Et le vent parfumé des étés merveilleux.

J'aperçois ma maison tapie dans son vallon,

Le jardin egayé par son bouquet de palmes

Où s'affairait l'aïeul en gestes brefs et calmes,

Et j'entends les enfants qui jouaient au ballon.

Lors surgissent les rues avec leur grouillement,

Les plages infinies bordées de blanches rides,

Et puis, dans le lointain, les montagnes arides,

Qui puisaient la beauté dans leur dépouillement.

Ce monde a disparu dans un bruit de tempête,

Englouti dans l'horreur, il y a bien longtemps,

Mais le regret amer plus puissant que le temps,

Me fait croire parfois que la vie se répète.

Au refuge où j'ai fui, tout au bout de la nuit,

L'interminable pluie qui tombe en flot énorme

Scande comme un écho le bavardage morne

D'un peuple de phraseurs qui m'accable d'ennui.

A Paris

Merci d'avance,

V.B

  • E-Bahut
Posté(e)

l’identité. Le besoin identitaire est "ressenti " comme un nécessaire sursaut du moi. Le slogan " sois toi-même ! ". Ce besoin d'identité relève de la démarche de soi pour soi. Tel individu ou tel peuple se revendique, non en fonction des valeurs des autres, qui sont diabolisées, mais des siennes propres, idéalisées.

Mais qui me nomme et me fait exister comme être humain ?

L'être est subjectivité pure parce qu'affectivité pure qui ne semble plus être partagée. Il est manifestation de soi pour soi. Il est révélation intérieure pour chaque personnage, liberté originelle, et par là-même ignorance de ce qu'il procède de l'autre.

pour Nerval comme pour la plupart des romantiques français, la littérature (pas seulement la poésie) est liée à une quête spirituelle. Passionné par les religions primitives, Nerval a toujours recherché sa propre origine... il faut accompagner Nerval dans son désir éperdu de parvenir, en même temps, à exprimer son identité et à communiquer avec ses contemporains. Même si cette double quête de soi, pour soi et pour autrui, a conduit Nerval jusqu'à la folie et le suicide, il reste que ses oeuvres témoignent pour toujours d'une extrême lucidité.
Posté(e)

Merci pour ta réponse, mais je ne comprends pas très bien ce que tu veux dire en disant :

L'être est subjectivité pure parce qu'affectivité pure qui ne semble plus être partagée. Il est révélation intérieure pour chaque personnage, liberté originelle, et par là-même ignorance de ce qu'il procède de l'autre.
  • E-Bahut
Posté(e)

le passage provient de ce site

dominique.temple.chez.tiscali.fr/naissance.html

il n'est pas comprehensible mais je l'ai copie car il semble opposer subjectivite pure, affectivite pure, a une subjectivite partagee, a une subjectivite qui procede de l'autre.

Pour moi cela amene a la notion du poete. peut-on vraiment penser a un poete qui ecris de lui pour lui. Comment peux til ne pas etre influencer par la communication qu'il souhaite ou imagine avec son lecteur, son audience...

pour ce que tu proposes, ne copies pas ce que tu trouves sur le net, tu vois bien que c'est difficile a comprendre... cela ne va pas rentrer dans ton style. Utilise les comme demarrage de ta reflection. De toute facon il faut que tu trouves des exemples litteraires. Peut-etre que la poesie, plus que les autres genres litteraire est d'inspiration subjective.

Mais tu as la il me semble des idees qui repondent a ton sujet, il y en a peut-etre d'autres.

Maintenant la question que tu te poses, c'est qu'elle est une alternative. je te proposes une ecriture de soi pour les autres. soit parceque le lecteur est suppose s'identifier au poete, soit parceque le poete a selectionne dans toutes ses experiences ce qu'il juge de plus universel, qui soit vrai pour tous ou au moins pour ses lecteurs...

tu avais parle d'une ecriture du monde autour de soi, au lieu d'une ecriture de soi, mais cette ecriture du monde ne se fait elle pas a travers la subjectivite de l'ecrivain?

Posté(e)

Je suis en train de travailler là-dessus, merci !

Est-ce que t'aurais un poème lyrique à me proposer ?

Je suis en train de parler du l'expression des sentiments dans un poème.

Merci.

  • E-Bahut
Posté(e)

tu as plusieurs poemes lyriques qui parlent de coeurs glacees. Peux tu les utiliser?

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