Raylwen Posté(e) le 27 avril 2020 Signaler Posté(e) le 27 avril 2020 À lire d'urgence : https://www.lalanguefrancaise.com/orthographe/discution-ou-discussion/ PLEAAASE de l'aide je galère a faire une disscution qui est super importante pour moi :x je peux pas me louper ... Devoir facultatif Les stagiaires qui ont obtenu une moyenne de méthodologie inférieure à 10/20 sont invités à faire la discussion à partir du sujet ci-dessous. Celle-ci doit être entièrement rédigée (introduction, thèse, antithèse, conclusion) Suite au résumé du texte de R. Jaccard, voici un sujet de discussion : Pensez-vous, comme Roland Jaccard, que « les peut-être sont les seuls briques dont nous disposons pour faire tenir ensemble les murs de cet édifice que nous appelons le monde » ? (autrement dit, dans le contexte évoqué par Jaccard, l’hypothèse est-elle préférable à la certitude ?) texte de jaccard : Vous résumerez ce texte en 140mots(+/-10%).«Le fanatique, disait Freud ironiquement, est un individu capable de prendre au sérieux sa propre étroitesse d’esprit.»[inutile de résumer cette première phrase]Ce qui le caractérise, c’est non seulement qu’il croit détenir la vérité, mais qu’il veut l’imposer à autrui. La maxime «Vivre et laisser vivre» lui est au mieux étrangère, au pire intolérable. Il se meut dans un système de pensée dichotomique où le blanc ne saurait se confondre avec le noir, le vrai avec le faux, le juste avec l’injuste. Il se sent engagé dans une guerre sainte et éprouve les sentiments d’exaltation et de toute-puissance que procure l’idée d’appartenir aux élus de l’Éternel ou de l’Histoire; mégalomane, ilne supporte généralement pas la pensée scientifique. «Il n’accepte pas, écrit André Haynal, de voir son rôle réel dans un groupe d’homme, ni les limites de ses possibilités, notamment la mort.»Le fanatique tolère mal l’ambiguïté.Le fanatique veut l’homme autrement qu’il n’est. Il n’accepte pas sa condition et supporte mal la réalité. Il appelle de ses vœux un homme nouveau, un monde régénéré, fût-ce au prix de terribles catastrophes. Il attribue systématiquement les défauts des sociétés non aux limitations de la nature humaine, mais aux fautes des législateurs...Les aspirations du fanatique peuvent être parfaitement justifiées; mais il y a dans son désir de les voir réalisées une telle intransigeance, un tel acharnement, un tel désintéressement également, qu’on frémit à l’idée qu’il puisse un jour détenir quelque pouvoir. Et l’on en vient à se demander avec Cioran si le laisser-aller de crapules souriantes ne vaut pas mieux, en définitive, que la vigilance des incorruptibles.Le fanatisme va de pair avec l’idéalisme autant qu’avec l’insatisfaction de soi et des autres. Aussi est-il le plus souvent réservé à la jeunesse. Il comporte également des degrés. L’incitation au meurtre –pour des raisons raciales, politiques, nationales ou religieuses –est le ticket d’entrée qui permet de participer à cette paranoïa sociale où l’ennemi présumé –le juif, le bourgeois, l’hérétique –est vécu comme un persécuteur contre lequel il est permis de se déchaîner sans culpabilité.«Nous tuons, certes, mais c’est pour le bien de l’humanité», expliquent les fanatiques. Dieu, la nation, la race, la classe, sont autant de fétiches métaphysiques qui justifient leur zèle. N’oublions pas que c’est pour leur éviter la damnation éternelleque les inquisiteurs brûlaient les hérétiques.Le fanatisme, c’est, en définitive, l’éclipse de l’intelligence, le triomphe de la passion. Les «peut-être» sont les seules briques dont nous disposons pour faire tenir ensemble les murs de cet édifice que nous appelons le monde. Et comme l’écrit Cioran, «dès lors qu’on ne croit plus au caractère interchangeable des idées, le sang coule.»Roland Jaccard, «Portrait du fanatique», Le Monde, 27 février 1980
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