Invité Posté(e) le 9 mai 2017 Signaler Posté(e) le 9 mai 2017 Roger était tout heureux d'être devenu dans l'estime de sa jeune femme le mari qui cachait Dieu. Je suis passé aujourd'hui au bord du champ de tournesol dont la vue l'inspirait. La sécheresse courbait la tete des admirables, des insipides fleurs. C'est a quelques pas de là que son sang a coulé, au pied d'un vieux murier, sourd de toute l'épaisseur de son ecorce. Fragment 146 Questions Comment comprenez vous la tournure poétique le mari qui cachait Dieu ? Pourquoi peut on dire que l'hommage rendue a Roger dépasse la mémoire de l'homme ? Aidez moi svp je comprends rien
E-Bahut Mamy Posté(e) le 9 mai 2017 E-Bahut Signaler Posté(e) le 9 mai 2017 Citation La mort de ROGER BERNARD, un résistant pertuisien Ce jeune imprimeur né à Pertuis en 1921, était entré dans la Résistance dans le maquis du « Capitaine Alexandre » nom de résistance de René Char, qui était responsable de la S.A.P (section atterrissage parachutage) dans les Basses-Alpes (ancien nom des Alpes de Haute-Provence). Roger Bernard était entré dans la Résistance comme de nombreux autres « réfractaires » : les jeunes qui ne voulaient pas aller au S.T.O, le service du travail obligatoire. S.T.O (Service du travail obligatoire) : institué en 1943 par le régime de Vichy, il mobilise les hommes entre 20 et 23 ans pour travailler dans les entreprises allemandes. Roger Bernard s’était d’abord caché quelques temps prés de Céreste, au Criquet, une ferme de l’écrivain Jean Giono, qui connaissait son père, imprimeur à Pertuis. Le 22 juin 1944, il est envoyé en mission à Céreste avec un message pour René Char. C’est ce jour là qu’il est arrêté par les allemands. Il a le temps d’avaler le message dont il est porteur. Mais il a sur lui un colt, un pistolet américain, qui le désigne clairement comme résistant. Interrogé, il ne répond à aucune question. Les allemands font semblant de le laisser partir et le fusillent dans le dos sur une petite route prés de la gare de Viens. Il avait 23 ans ; il avait eu un petit garçon, Alain, né 2 mois plus tôt à Pertuis. Roger n’a donc presque pas connu son fils. La mort de Roger Bernard le 22 juin 1944 est évoquée dans deux poèmes de René Char dans son recueil « Feuillets d’Hypnos » : 138 et 146. Toujours de la part du même prof de français https://books.google.fr/books?id=agOyCmCwsNgC&pg=RA8-PA50&lpg=RA8-PA50&dq=Roger+était+tout+heureux+d'être+devenu+dans+l'estime+de+sa+jeune+femme+le+mari+qui+cachait+Dieu&source=bl&ots=4QlEchbAoK&sig=OK8Gp9Ro3U8oqagjL7lFvc1H0o4&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwi_uqWjsOPTAhVB1xoKHbTJDk4Q6AEILTAB#v=onepage&q=Roger était tout heureux d'être devenu dans l'estime de sa jeune femme le mari qui cachait Dieu&f=false Tu auras une explication, ce n'est pas évident .
E-Bahut Mamy Posté(e) le 9 mai 2017 E-Bahut Signaler Posté(e) le 9 mai 2017 Pourquoi peut on dire que l'hommage rendue a Roger dépasse la mémoire de l'homme ? Il s'est sacrifié et on l'a sacrifié , en le sacrifiant, de nombreuses vie sont été sauvées, mais il ne l'a pas su. On peut en revenir au " mari qui cachait Dieu ", le sacrifice du Christ pour sauver les hommes .
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