choupiafond Posté(e) le 8 février 2004 Signaler Posté(e) le 8 février 2004 Salut! J'aimerais savoir si quelqu'un pourrait m'aider à faire la composition de l'acte II scene 2 dans tartuffe??? Et au passage quelqu'un saurait il quel est le registre de la fin de cette scene?? Merci bcp!!!
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 9 février 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 9 février 2004 il me faudrait un lien vers ton texte. ou bien le texte lui meme
choupiafond Posté(e) le 9 février 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 9 février 2004 Voici le texte de l'acte II scene 2: Le Tartuffe, ou l’Imposteur Scène II DORINE, ORGON, MARIANE. ORGON Que faites-vous là? La curiosité qui vous presse est bien forte, Mamie, à nous venir écouter de la sorte. DORINE Vraiment, je ne sais pas si c'est un bruit qui part De quelque conjecture, ou d'un coup de hasard; Mais de ce mariage on m'a dit la nouvelle, Et j'ai traité cela de pure bagatelle. ORGON Quoi donc? la chose est-elle incroyable? DORINE À tel point, Que vous-même, Monsieur, je ne vous en crois point. ORGON Je sais bien le moyen de vous le faire croire. DORINE Oui, oui, vous nous contez une plaisante histoire. ORGON Je conte justement ce qu'on verra dans peu. DORINE Chansons! ORGON Ce que je dis, ma fille, n'est point jeu. DORINE Allez, ne croyez point à Monsieur votre père: Il raille. ORGON Je vous dis. DORINE Non, vous avez beau faire, On ne vous croira point. ORGON À la fin mon courroux. DORINE Hé bien! on vous croit donc, et c'est tant pis pour vous. Quoi? se peut-il, Monsieur, qu'avec l'air d'homme sage Et cette large barbe au milieu du visage, Vous soyez assez fou pour vouloir.? ORGON Écoutez: Vous avez pris céans certaines privautés Qui ne me plaisent point; je vous le dis, mamie. DORINE Parlons sans nous fâcher, Monsieur, je vous supplie. Vous moquez-vous des gens d'avoir fait ce complot? Votre fille n'est point l'affaire d'un bigot: Il a d'autres emplois auxquels il faut qu'il pense. Et puis, que vous apporte une telle alliance? À quel sujet aller, avec tout votre bien, Choisir un gendre gueux?. ORGON Taisez-vous. S'il n'a rien, Sachez que c'est par là qu'il faut qu'on le révère. Sa misère est sans doute une honnête misère; Au-dessus des grandeurs elle doit l'élever, Puisque enfin de son bien il s'est laissé priver Par son trop peu de soin des choses temporelles, Et sa puissante attache aux choses éternelles. Mais mon secours pourra lui donner les moyens De sortir d'embarras et rentrer dans ses biens: Ce sont fiefs qu'à bon titre au pays on renomme; Et tel que l'on le voit, il est bien gentilhomme. DORINE Oui, c'est lui qui le dit; et cette vanité, Monsieur, ne sied pas bien avec la piété. Qui d'une sainte vie embrasse l'innocence Ne doit point tant prôner son nom et sa naissance, Et l'humble procédé de la dévotion Souffre mal les éclats de cette ambition. À quoi bon cet orgueil?. Mais ce discours vous blesse: Parlons de sa personne, et laissons sa noblesse. Ferez-vous possesseur, sans quelque peu d'ennui, D'une fille comme elle un homme comme lui? Et ne devez-vous pas songer aux bienséances, Et de cette union prévoir les conséquences? Sachez que d'une fille on risque la vertu, Lorsque dans son hymen son goût est combattu, Que le dessein d'y vivre en honnête personne Dépend des qualités du mari qu'on lui donne, Et que ceux dont partout on montre au doigt le front Font leurs femmes souvent ce qu'on voit qu'elles sont. Il est bien difficile enfin d'être fidèle À de certains maris faits d'un certain modèle; Et qui donne à sa fille un homme qu'elle hait Est responsable au Ciel des fautes qu'elle fait. Songez à quels périls votre dessein vous livre. ORGON Je vous dis qu'il me faut apprendre d'elle à vivre. DORINE Vous n'en feriez que mieux de suivre mes leçons. ORGON Ne nous amusons point, ma fille, à ces chansons: Je sais ce qu'il vous faut, et je suis votre père. J'avais donné pour vous ma parole à Valère; Mais outre qu'à jouer on dit qu'il est enclin, Je le soupçonne encor d'être un peu libertin: Je ne remarque point qu'il hante les églises. DORINE Voulez-vous qu'il y coure à vos heures précises, Comme ceux qui n'y vont que pour être aperçus? ORGON Je ne demande pas votre avis là-dessus. Enfin avec le Ciel l'autre est le mieux du monde, Et c'est une richesse à nulle autre seconde. Cet hymen de tous biens comblera vos désirs, Et sera tout confit en douceurs et plaisirs. Ensemble vous vivrez, dans vos ardeurs fidèles, Comme deux vrais enfants, comme deux tourterelles; À nul fâcheux débat jamais vous n'en viendrez, Et vous ferez de lui tout ce que vous voudrez. DORINE Elle? elle n'en fera qu'un sot, je vous assure. ORGON Ouais! quels discours! DORINE Je dis qu'il en a l'encolure, Et que son ascendant, Monsieur, l'emportera Sur toute la vertu que votre fille aura. ORGON Cessez de m'interrompre, et songez à vous taire, Sans mettre votre nez où vous n'avez que faire. DORINE Je n'en parle, Monsieur, que pour votre intérêt. Elle l'interrompt toujours au moment qu'il se retourne pour parler à sa fille. ORGON C'est prendre trop de soin: taisez-vous, s'il vous plaît. DORINE Si l'on ne vous aimait. ORGON Je ne veux pas qu'on m'aime. DORINE Et je veux vous aimer, Monsieur, malgré vous-même. ORGON Ah! DORINE Votre honneur m'est cher, et je ne puis souffrir Qu'aux brocards d'un chacun vous alliez vous offrir. ORGON Vous ne vous tairez point? DORINE C'est une conscience Que de vous laisser faire une telle alliance. ORGON Te tairas-tu, serpent, dont les traits effrontés...? DORINE Ah! vous êtes dévot, et vous vous emportez? ORGON Oui, ma bile s'échauffe à toutes ces fadaises, Et tout résolûment je veux que tu te taises. DORINE Soit. Mais, ne disant mot, je n'en pense pas moins. ORGON Pense, si tu le veux; mais applique tes soins À ne m'en point parler, ou.: suffit. (Se retournant vers sa fille.) Comme sage, J'ai pesé mûrement toutes choses. DORINE J'enrage De ne pouvoir parler. Elle se tait lorsqu'il tourne la tête. ORGON Sans être damoiseau, Tartuffe est fait de sorte. DORINE Oui, c'est un beau museau. ORGON Que quand tu n'aurais même aucune sympathie Pour tous les autres dons. Il se tourne devant elle, et la regarde les bras croisés. DORINE La voilà bien lotie! Si j'étais en sa place, un homme assurément Ne m'épouserait pas de force impunément; Et je lui ferais voir bientôt après la fête Qu'une femme a toujours une vengeance prête. ORGON Donc de ce que je dis on ne fera nul cas? DORINE De quoi vous plaignez-vous? Je ne vous parle pas. ORGON Qu'est-ce que tu fais donc? DORINE Je me parle à moi-même. ORGON Fort bien. Pour châtier son insolence extrême, Il faut que je lui donne un revers de ma main. (Il se met en posture de lui donner un soufflet; et Dorine, à chaque coup d'œil qu'il jette, se tient droite sans parler.) Ma fille, vous devez approuver mon dessein. Croire que le mari. que j'ai su vous élire. Que ne te parles-tu? DORINE Je n'ai rien à me dire. ORGON Encore un petit mot. DORINE Il ne me plaît pas, moi. ORGON Certes, je t'y guettais. DORINE Quelque sotte, ma foi! ORGON Enfin, ma fille, il faut payer d'obéissance, Et montrer pour mon choix entière déférence. DORINE, en s'enfuyant. Je me moquerais fort de prendre un tel époux. Il lui veut donner un soufflet et la manque. ORGON Vous avez là, ma fille, une peste avec vous, Avec qui sans péché je ne saurais plus vivre. Je me sens hors d'état maintenant de poursuivre; Ses discours insolents m'ont mis l'esprit en feu, Et je vais prendre l'air pour me rasseoir un peu. voila voila!! julia
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 9 février 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 9 février 2004 Il me semble que tu peux choisir comme axes 1) Une domestique de charactere (elle tient tete au patron ... dans la vie les servantes ne dise mot, voit Rousseau et l'histoire du ruban, si elles se font renvoyes, plus personnes ne les prendra) 2)des portraits contradictoires de tartuffe 3) Une critique de la sujetion des femmes aux hommes (le pere choisit un mari a sa fille qui lui convient a lui!) et defense de l'amour comme base de mariage. juste des idees
choupiafond Posté(e) le 9 février 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 9 février 2004 merci bcpppp!! Sinon vous vous l'definiriez en combien de mouvements (pour la compo)?? A! enfait moi j'ai deja fait des compos, mais aucune sur du theatre, est ce la meme chose?? merci bcppp encore une fois!!
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 9 février 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 9 février 2004 je ne sais pas ce que tu appelles mouvement ou compo Un texte de theatre est different d'un poeme par exemple parcequ'il faut que tu situes ta scene dans la piece, en fonction de ce qui va se passer avant. Il faut que tu montres ce qu'apportes ta scene, dans la dynamique de ta piece.
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