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Sujet De Rédaction


Maelja

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Bonjour,

(Le devoir est plus bas ...)

Je voudrai savoir s'il n'y a pas de fautes au niveau de la conjugaison, orthographe et syntaxe..

J'ai des soucis avec le choix des temps (présent, passé...) et je me demande si les deux retours en arrière et la prolepse sont bien visible dans le récit.

La suite du récit que je dois écrire est "Vingt ans et des poussières" de Didier Van Cauwelaert. J'ai recopié le dernier paragraphe du texte avant de commencer mon écrit. Le texte d'origine est écrit au présent, avec uniquement l'utilisation de la 3e personne.

Merci de votre aide!

M.

Sujet de rédaction :

Imaginez la suite de récit de Didier Van Cauwelaert. Vous respecterez le système des temps et le point de vue de la narration du récit d’origine. Vous ferez deux retours en arrière, dont l’un sera une scène. Vous ferez également une prolepse. Votre travail comportera entre 80 et 120 lignes.

À remettre sur feuille le Jeudi 16 Octobre 2014.

Il s’approche du terrain de basket où il a aperçu Sandra. Elle se teint les cheveux pour s’amuser, fait des mélanges, change de couleur tous les mois. Il est midi et demi et elle apprend un rôle, sur le terrain désert, marchant d’un panier à l’autre.

Le soleil était au zénith, la chaleur est étouffante. Cela fait plus de deux heures que Sandra apprenait son texte en faisant des éternels allers-retours. L’astre brillant jouait de sa splendeur. Il faisait scintiller les reflets rosés de la crinière teintée de la jeune fille. Une éclatante chevelure rousse où reposait, vissée sur le haut de son crâne, une casquette bicolore ornée d’une grosse étoile blanche. Des interminables coulées de sueurs dégoulinaient le long de ses tempes, pour finir s’écraser dans son débardeur échancré.

Pendant ce temps, Norbert s’était installé dans les tribunes et l’observait, silencieusement à l’ombre de la canicule. Il semblait nerveux, avec un calepin logé dans les mains. En effet, son excuse inadéquate pour éviter les remontrances inexorables de ses professeurs lui était retombée dessus. Il s’est pris au piège par son propre jeu, le bougre. Il devait remettre dans une semaine l’intégralité de ses chefs-d ‘œuvres imaginaires au prof principal de sa classe. Soit disant pour prouver que son inaptitude en cours lui valait le prix de ses écrits.

Il regarde Sandra une dernière fois avant de plonger dans son œuvre. Dur, dur de produire, lorsqu’on se proclame écrivain alors qu’on n’écrit rien. Il se penche sur la première page de son bloc flambant neuf. La pointe du stylo tremblotante, la main frémissante, il y inscrivit quelques mots, quelques lignes fragiles et chétives. Il écrit à nouveau puis déchire et jette. Il répète ce petit rituel pendant environ cinq minutes, et arrache de nouveau la page. Il chiffonne nerveusement le papier dans le creux de sa main avant de marquer un panier dans la poubelle d’à côté.

Il s'envoie une gorgée de soda acide qui le fit grimacer, un goût âcre à la fragrance citron vert, venant de la supérette de derrière le lycée. Il repose la canette à ses côtés et ses yeux fatigués se décident à relire ses lignes. Il ébouriffe sa tignasse brune puis plante, inquiet, ses ongles dans le ciment en vacillant d'avant en arrière pour faire jaillir le peu d’inspiration de son esprit. Il passe une énième fois sa main dans sa chevelure lisse, exaspéré. Le syndrome de la page blanche commence à lui peser sur la conscience.

Il sent le regard pesant de certains passants curieux dans son dos, ce qui attise son envie de leur envoyer valdinguer son poing dans la figure et de leur déchirer les boyaux de l'intérieur. Mais il reste concentré sur son calepin, il griffonne, gribouille, rature et encore griffonne. Soudain, la mine du stylo transperce le papier, une idée de génie lui vint à l’esprit. Une bien meilleure idée que celle qu’il a eu l’autre fois. Il se souvient de sa récente aventure avec son meilleur ami, Jin. Lui seul savait que ce n’était pas un véritable écrivain. À son pote, Norbert ne pouvait rien lui cacher. Il lui disait tout, absolument tout. Malgré son air gauche et bourru, ce bonhomme ressemble à un gros nounours, un vrai sensible, doublé d’un grand cœur d’artichaut, bien qu’il ne le laisse pas paraître.

C’était il y a deux jours, ils s’étaient retrouvés à la bibliothèque et Jin avait promis de l’aider à trouver une once de créativité pour commencer son ouvrage. Pendant que Norbert était coincé par une heure de colle au lycée, Jin avait préalablement sélectionné plusieurs écrits, documentaires, faisant le travail de recherche auquel tout scribouilleur s’attèle avant d’écrire. Les deux compères s’étaient planqués dans un endroit reculé, entre les rayons remplis de livres et d’ouvrages célèbres d’artistes d’époque. Jin pointait du doigt une silhouette élancée et gracieuse.

-C’est Sandra !

Norbert suivit le regard de son ami à travers les étagères.

-Mais qu’est-ce que tu attends ? Vas-y !

Il lui mit un bouquin entre les mains et le propulsa hors du rayonnage, le faisant tomber par terre sous le coup de la surprise, bousculant Sandra au passage. Norbert se releva en vitesse, la salua et bredouilla des excuses. Plusieurs émotions se peignirent sur le visage de la jeune fille. Elle passa de la surprise à de la gêne puis à de la colère. Elle écoutait sa musique préférée, son fidèle casque audio vissé sur les oreilles. Elle le rabattit autour du cou et réajusta sa casquette bicolore sur sa tête. Il la dévisageait avec crainte en se dandinant sur place d’un pied sur l’autre dissimulant le livre derrière son dos. Elle le vit, le toisa des pieds à la tête et le questionna par un « Ça va pas non ? Tu n’peux pas faire gaffe ? Qu’est-ce que tu fais ici ? » Déstabilisé, il fit un mouvement de tête et aperçut Jin lui faire de grands moulinés de bras. Ne sachant que faire, il eut la même attitude qu’avec ses professeurs. Il déglutit, les yeux baissés et la main frottant nerveusement sa nuque :

-Désolé… Je fais des recherches... Pour la suite de mon roman…

Même réaction qu’avec l’un de ses enseignants ; Sandra s’attendait à tout, sauf à ça. Elle se redressa d’un coup la bouche en O, toute ouïe réajustant son couvre-chef.

-Tu… Tu écris ? Et quoi donc ?

-Des… des romans.

Il s’ébouriffa de nouveau les cheveux, -à croire que c’est un tic- puis jeta un regard en coin pour tenter d’apercevoir Jin. Sauf que celui-ci avait déserté la place. Il se sentit blêmir, de la sueur perla de son front. Voyant son malaise, Sandra lui demanda s’il avait un problème pour paraitre aussi mal. Il répondit négativement, ne voulant pas que ses sentiments vis-à-vis d’elle soient découverts. Mais son attitude révéla d’avantage de soupçons. Elle resta sur le qui-vive dans l’attente d’une réponse justifiée. Le pauvre garçon se sentit perdre pied, il priait intérieurement que Jin ou quelqu’un d’autre vienne répondre à son appel de détresse.

Une accolade soudaine le surprit par derrière, il lâcha un cri de surprise sous le coup de la douleur. Instinctivement, il se tourna vers son agresseur. C’était Jin qui lui venait en aide, le fripon était en train de rigoler de son canular pourri. Sur la claque, on peut dire qu’il n’y était pas allé de main morte, des picotements lui parcouraient toute son omoplate gauche. La comédienne elle, pouffait derrière le revers de sa main. Norbert se sentant rougir, préféra quitter les lieux avant de devenir rouge comme une tomate confite.

« Eurêka ! J’ai trouvé ! »

L’inspiration lui vient, coulant comme une source d’inspiration divine. Un véritable feu d’artifice explose dans ses méninges. Il se mit à écrire une cinquantaine de pages sans ressentir le moindre effort. Il parlera de son histoire avec elle. L’histoire d’un nounours amoureux d’une étoile inaccessible. Lui, l’ours mal-léché, capable d’un romantisme exacerbé lorsqu’il est question de sentiments. Et elle, l’ange destiné à descendre des cieux pour lui venir en aide secrètement. Il se sent à l’aise dans ce registre-là, c’est magique. Il ressent spirituellement et psychiquement tous ces moments d’impulsions créatrices qui lui parcourent les miches.

Le roman se situera dans une grande ville de France, Paris, dans la cour du musée du Louvre où il y a une pyramide inversée. Il doit beaucoup à son meilleur ami. Sans lui, il n’aurait jamais eu ce concept. Ses recherches l’ont beaucoup aidé pour situer son roman. Elles montraient aussi que beaucoup d’auteurs s’étaient inspirés de ce lieu, un palais magique truffé de passages secrets imprégné d’Histoire. Oui, c’est décidé le décor est planté. Ce sera le musée du Louvre, un décor féerique et mystérieux qui va sûrement l’inspirer au cours de son écriture.

Il se voyait déjà couronné de succès avec elle à ses pieds et les prix littéraires descendants du ciel. Le malheureux, il ne sait pas ce qui l'attend, mais s’il est vrai que l’amour rend aveugle, alors nous sommes probablement tous, profondément amoureux de ce monde et de ses occupants.

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