duck Posté(e) le 21 janvier 2004 Signaler Posté(e) le 21 janvier 2004 Bonjour, J'ai un commentaire composé à faire sur "Le Livre de ma Mère" d'Albert Cohen (dont je vous copie l'extrait), et j'aimerais savoir si vous pouviez m'aider à trover un plan car je ne sais pas trop Merci d'avance Philippe +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ Je me souviens aussi de mu promenades du dimanche <n été, elle et moi, mut jeune garçon. On démit pas riches et le tout de la Corniche ne coûtait que trois sous. Ce cour, que k tramway faisait en une heure, c'était, art été, nos villégiatures', nos mondanités, nos chasses à courre. Elle et moi, deus faibles et bien vêtus, et aimants à en remonter, à Dieu. Je revois un de ces dimanches. Ce devait être 3 l'époque du Président Fallières, gros rouge ordinaire, qui tri avait fait frissonner de respect lorsqu'il hait venu visita notre lycée. , Le chef de la France », m’étais je répété, avec une chair de poule d'admiration. En ce dimanche, ma mère et moi nous étions ridiculement bien habillés et je considère avec pitié ces deux naïfs d'antan, si inutilement bien habillés mu personne n'était avec eux, personne ne se préoccupait d'eux. Ils s'habillaient très bien pour personne. Moi, en inopportun costume de petit prince et avec un visage de fille, angélique et ravi à me faire lapider;. File, reine de Saba déguisée en bourgeoise, corsetée émut a un peu égarée d'être luxueuse. Je revois ses longs gants de dentelle moire, son corsage à ruches avec des plissés, des bouillons et des fronces sa voilette, son boa de plumes, son éventail, sa longue jupe à taille de guêpe et à volume, qu'elle soutenait de la main et qui découvrait des bottines à boumas de nacre avec un petit rond de métal au milieu. Bref, pour cette promenade dominicale, on s'habillait comme des chanteurs d'après midi mondaine et il ne nous manquait que le rouleau de musique à la main. Arrivés à l'arrêt de La Plage, en face d'un casino rongé d'humidité, on prenait place solennellement, émotifs et peu dégourdis, sur des chaises de fer et devant une table verte. Au garçon de la petite baraque, qui s'appelait «Au Kass Kroutt's on demandait timidement une bouteille de bière, des assiettes, dm fourchettes et, pour se le concilier, des olives verres. Le garçon parti, c'est à dire le danger passé, en se souriait avec satisfaction, ma mère et moi, un peu empotés. Elle sortait alors les an provisions emballées et elle me servait, avec quelque gêne si d'autres consommateurs nous regardaient, toutes sortes de splendeurs orientales, boulettes aux épinards, feuilletés au fromage, boutargue rissoles aux rai¬ sins de Corinthe et autres merveilles. Elle me tendait une serviette un peu raide, amoureusement repassée la veille par ma mère si heureuse de penser, as tandis qu'elle repassait en fredonnant un air de Lucie de Lammermoor, qu'elle irait demain avec son fils au bord de la mer. Elle est morte. +++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 22 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 22 janvier 2004 essaye de comprendre l'effet que donne l'auteur. Par exemple 1. description d'une sortie de dimanche habits, dejeuner... 2. portrait de l'enfant et de la mere un visage de fille, angélique et ravi 3. Regard de l'adulte je considère avec pitié ces deux naïfs d'antan souligne d'une couleur differente tout ce qui se rapporte a ces motifs, et regarde si il reste des idees, impressions importantes et comment changer tes axes pour parler de tout.
E-Bahut Teikos Posté(e) le 22 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 22 janvier 2004 Sansid3 t'a proposé une idée intéressante qui mérite d'être largement approfondie: la confrontation du "je" présent et du "je" passé. Je te propose d'explorer également une autre piste: étudie les temps verbaux utilisés, ils te seront très utiles pour l'analyse de l'extrait. Dans le texte, - Quelles sont les valeurs du présent ? (ex: L1 "je me souviens"/"je revois"...) - Quelles sont les valeurs de l'imparfait ? (rappel de 4ème-3ème) - Pourquoi n'utilise-t-on pas le passé simple qui est habituellement employé pour décrire une action ponctuelle (puisqu'il s'agit ici -a priori- d'une anecdote, marquée par des termes qui la délimitent précisément dans le temps, comme "en ce dimanche")? Si cela ne te dérange pas, pourrais-tu réécrire le début de l'extrait que je n'ai pas réussi à déchiffrer à cause des nombreuses fautes de frappe.
duck Posté(e) le 23 janvier 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 23 janvier 2004 Merci beaucoup de vautre aide. les nombreuses fautes ne sont pas des fautes de frappe mais la retranscription de mon programme à partir de cette texte scaner. :-) Je me souviens aussi de nos promenades du dimanche en été, elle et moi, tout jeune garçon. On n'était pas riches et le tour de la Corniche ne coûtait que trois sous. Ce cour, que le tramway faisait en une heure, c'était, en été, nos villégiatures', nos mondanités, nos chasses à courre. Elle et moi, deus faibles et bien vêtus, et aimants à en remontrer à Dieu. Je revois un de ces dimanches. Ce devait être 3 l'époque du Président Fallières, gros rouge ordinaire, qui tri avait fait frissonner de respect lorsqu'il était venu visiter notre lycée. " Le chef de la France ", m’étais je répété, avec une chair de poule d'admiration.
E-Bahut Teikos Posté(e) le 24 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 24 janvier 2004 Bien, alors quelles réponses nous proposes-tu ? A partir de celles-ci, nous pourrions déjà envisager un premier plan.
duck Posté(e) le 24 janvier 2004 Auteur Signaler Posté(e) le 24 janvier 2004 Moi je propose I. Le mélange d'humour et d'émotion qui caractérise l'attitude du narrateur face a cet épisode de son enfance. II. motrez en quoi ce texte est une sorte d'hommage rendu par alber Cohen. voila dis-moi si c'est bien?
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 24 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 24 janvier 2004 moi je n'y connais rien. Cela me semble bien, mais ne vas tu pas parler de l'incident lui-meme dans une premiere partie? Les details qui en sont donnes, le cadre, les participants. Comment l'auteur s'y prend pour la mise en scene en gros?
E-Bahut Teikos Posté(e) le 25 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 25 janvier 2004 Moi je propose I. Le mélange d'humour et d'émotion qui caractérise l'attitude du narrateur face a cet épisode de son enfance. II. motrez en quoi ce texte est une sorte d'hommage rendu par alber Cohen. voila dis-moi si c'est bien?
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