lev320 Posté(e) le 2 janvier 2014 Signaler Posté(e) le 2 janvier 2014 Bonjour, J'ai un devoir à rendre sur lorenzaccio scéne 3 acte III Les questions sont 1 Quels état d'esprit Lorenzo se trouve t-il ? Quel champ lexical permet de le prouver ? 2 Comment justifie-t-il le meurtre qu'il s'appretre à commetre ? A quels arguments a-t-il recours ? 3 Que révèle Lorenzo de son passé et de son caractère ? Quelle représnetation le spectateur se fait-il alors de ce personnage ? 4 A quelles figures historiques Lorenzo fait-il appel ? Dans quel but ? LORENZO — Tu me demandes pourquoi je tue Alexandre ? Veux-tu donc que je m’empoisonne, ou que je saute dans l’Arno ? veux-tu donc que je sois un spectre, et qu’en frappant sur ce squelette… (Il sefrappe la poitrine.) il n’en sorte aucun son ? Si je suis l’ombre de moi-même, veux-tu donc que je rompe le seul fil que rattache aujourd’hui mon cœur à quelques fibres de mon cœur d’autrefois ! Songes-tu que ce meurtre, c’est tout ce qui me reste de ma vertu ? Songes-tu que je glisse depuis deux ans sur un rocher taillé à pic, et que ce meurtre est le seul brin d’herbe où j’aie pu cramponner mes ongles ? Crois-tu donc que je n’aie plus d’orgueil, parce que je n’ai plus de honte, et veux-tu que je laisse mourir en silence l’énigme de ma vie ? Oui, cela est certain, si je pouvais revenir à la vertu, si mon apprentissage du vice pouvait s’évanouir, j’épargnerais peut-être ce conducteur de bœufs - mais j’aime le vin, le jeu et les filles, comprends-tu cela ? Si tu honores en moi quelque chose, toi qui me parles, c’est mon meurtre que tu honores, peut-être justement parce que tu ne le ferais pas. Voilà assez longtemps, vois-tu, que les républicains me couvrent de boue et d’infamie ; voilà assez longtemps que les oreilles me tintent, et que l’exécration des hommes empoisonne le pain que je mâche. J’en ai assez de me voir conspué par les lâches sans nom, qui m’accablent d’injures pour se dispenser de m’assommer, comme ils le devraient. J’en ai assez d’entendre brailler en plein vent le bavardage humain ; il faut que le monde sache un peu qui je suis, et qui il est. Dieu merci, c’est peut-être demain que je tue Alexandre ; dans deux jours j’aurai fini. Ceux qui tournent autour de moi avec des yeux louches, comme autour d’une curiosité monstrueuse apportée d’Amérique, pourront satisfaire leur gosier, et vider leur sac à paroles. Que les hommes me comprennent ou non, qu’ils agissent ou n’agissent pas, j’aurai dit tout ce que j’ai à dire ; je leur ferai tailler leurs plumes, si je ne leur fais pas nettoyer leurs piques, et l’Humanité gardera sur sa joue le soufflet de mon épée marqué en traits de sang. Qu’ils m’appellent comme ils voudront, Brutus ou Erostrate, il ne me plaît pas qu’ils m’oublient. Ma vie entière est au bout de ma dague, et que la Providence retourne ou non la tête en m’entendant frapper, je jette la nature humaine à pile ou face sur la tombe d’Alexandre : dans deux jours, les hommes comparaîtront devant le tribunal de ma volonté. Lire la suite sur :http://www.etudes-litteraires.com/lorenzaccio.php
lev320 Posté(e) le 2 janvier 2014 Auteur Signaler Posté(e) le 2 janvier 2014 Ce que j'ai mis comme réponses : 1) Lorenzo est dans un état d'esprit dévastateur, ou la colère s'empare de lui comme un ouragan. Il est dans le mépris, la haine . Extrait " Je suis l'ombre de moi-même " Ligne 4 "Crois-tu...l'énigme de ma vie " Ligne 10. Lorenzaccio est un drame dramatique, romantique,historique, pessimiste, ambigu 2) Le meurtre qu'il va commettre est pour lui un symbole, comme un honneur pour sauver la ville de Florence. C'est argument sont qu'il fait par à Philippe Strozzi . Il veut ne plus avoir recours au pain mâché par d'autres paysans infâmes. Lorenzo dit que quand il aura tué son cousin, Alexandre, traitera comme des rois le plus haut dirigeants en servant avec son épée signé de sang. 3) Lorenzo dit " J'ai bu dans les banquets patriotiques le vin qui engendre la métaphore et ma prosopopée" "J'en ai assez de me voir conspué par des lâches sans nom, qui n'accablent d'injures " Ligne 17-18 " J'en ai assez ... le bavardage humain " Ligne 18-19 à établir entre le spectateur et la réalité un rapport plus intime, plus physique que ne peut en apporter à l’écrit . Lorenzo parle de jeunesse studieuse et innocente, son idéalisme et cette décision prise au nom de la liberté. 4) Musset relativement fidèle à l'histoire, situe son drame à l'historique dans une Florence aux chroniques de Benedette Vachi, témoin et acteur de la conspiration en 1537. D'une part la Renaissance a été une image de la monarchie de Juillet française : Côme Alexandre , c'était Louis-Philippe , le roi << le roi bourgeois >> si l'on sait que Alfred de Musset à été inspiré de George Sand (son premier amour ) . Musset va donc donner un peu de son expérience et surtout la fêlure de son âme à Lorenzo
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