OlivierBrat Posté(e) le 1 décembre 2013 Signaler Posté(e) le 1 décembre 2013 Bonjour, quelqu'un peut-il m'aider? J'ai rien du tout compris, s'il vous plaît c'est urgent... merci d'avance. Après une dispute avec son épouse, Berthe, l’inspecteur Bérurier, appelé Béru, se confie au commissaire San-Antonio. Ce dernier tente de le réconforter. J’admets que les manières de l’ogresse Béru ne sont pas compatibles avec celles inhérentes à une bonne épouse, mais en faisant ressortir toutefois que la condition d’homme marié implique fatalement ces sortes d’in- cidents. Il larmoie, se torche les gobilles d’un revers de pogne musculeux et, ren- versant la vapeur, entreprend le panégyrique de sa baleine. – J’sais bien que j’sus t’un faible avec elle, reconnaît mon compagnon d’équip- ée, mais c’est physique : je l’ai dans la peau… Vois-tu, San-A, j’aime tout en elle : ses bajoues, ses moustaches et jusqu’aux verrues qu’elle a sur le pif… Son humidité le soulage. Il l’assèche au moyen d’un mouchoir grand comme un parachute et, passant de la vache à l’âne, me raconte une pièce qu’il a visionnée l’avant-veille à la télé. – Ça s’intitule Le Cidre, fait mon ami. – Une pièce normande ? – Non, espagnole. Le Cidre, c’est un gonze qu’on appelle comme ça. Il est dingue pour une frangine qui se nomme Archimède… – Drôle de nom pour une fille. – C’est espagnol, que je te dis… Ça se passe dans l’ancien temps. Le dabe du Cidre a des crosses avec çui d’Archimède. C’est un vieux daron façon croulant. L’autre lui cloque une mandale sans s’occuper de ses crins blancs. Le Cidre prend les patins de son vieux. Il a une vache explication avec son futur beau-dabe et lui carre sa rapière dans le baquet. Du coup, ça complique les relations avec sa poule. « On croit que l’Archimède va lui arracher les lampions avec ses ciseaux à broder, mais pas du tout : elle se le fait quand même qu’il a dessoudé son vioque. Et tu sais pourquoi ? Because elle l’a dans la peau, comme moi avec Berthe. Quand on aime, on pardonne tout. C’est physique, je te répète… – Dis donc, fais-je, ôte-moi un doute, ton Cidre, c’est pas une pièce de Corneille ? – Il me semble. – Eh bien, tu vois, ricané-je, c’est pas le Cidre de Corneille qui est normand. – Possible, dis le Gros. Moi, tu sais, tous ces gars de la Nouvelle Vague, je m’assois dessus. » Question: 1) Quels sont les deux niveaux de langue présents dans le premier paragraphe. Donne des exemples. Pourquoi ce double emploi ? 2) Relevez les mots qui construisent la caricature de Berthe dans les propos de son mai (l. 5-7). Quels sont les deux mots du paragraphe précédent qui nous ont préparés à cette caricature ? Quelle comparaison du paragraphe suivant relève également de la caricature ? 3) a. De quelle pièce de théâtre Bérurier fait-il le résumé ? b. L'a-t-il comprise ? Justifiez votre réponse. 4) A quoi servent les interventions de San-Antonio dans le discours de Bérurier ? 5) Pourquoi la dernière phrase de Bérurier est-elle comique ? 6) Quels sont les procédés utilisés ici pour faire rire : comique de mots, de gestes, de caractère, de situation, parodie, burlesque ? Justifiez votre réponse.
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