E-Bahut gazgoulette971 Posté(e) le 15 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 15 janvier 2004 Il faut que je répondre au sujet : " toutes les vérités se valent-elles?"mais je ne sais pas avec quels axes partir. j'ai plus ou moins des idées puisqu'on a étudier entre autres des textes sur les négationnistes mais je n'ai aucune idée de mes axes. Merci d'avance
E-Bahut sansid3 Posté(e) le 15 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 15 janvier 2004 Il y a des philosophes qui ont defendu l'existence de deux mondes. Platon et son monde des idees, Kant etc. Pour ces philophes la, le monde des idees est bien superieur au monde des verites quotidiennes que tu peux trouver. Nietzsche rejette cette division. Il n'y a qu'un monde. Cependant, il considere que certaine verites sont plus typique, saillante etc que d'autre, elles permettent un plus grande part de prediction... Donc meme pour lui, toutes les verites ne se valent pas. voila, j'espere que cela t'offre une piste pour commencer a rechercher des textes avec ton sujet en tete. A quoi a tu pense? qu'est ce que les négationnistes?
cssile Posté(e) le 15 janvier 2004 Signaler Posté(e) le 15 janvier 2004 bon chui pas une pro en philo, mais j'espere que je peux te donner quelques ptites idée pour te faire avancer... :P jai un peu étudier le sujet en cours alors j'essaye de te filer kelkun point important... 1)"Notre instinct de connaissance est trop puissant pour que nous puissions encore apprécier un bonheur sans connaissance... la connaissance s'est transformée chez nous en une passion qui ne redoute aucun sacrifice et ne craint rien, au fond, sinon sa propre extinction. Peut-être même l'humanité périra-t-elle à cause de cette passion de connaissances! Mais cette passion n'a aucun pouvoir sur nous!...Nous préférons tous la destruction de l'humanité à la régression de la connaissance!" Nietzsche. Aurore 1881 -D'une manière générale la vérité se définit comme la conformité de ce que je dis avec ce qui est. -Ce que je dis: il s'agit donc de mon jugement -Ce qui est: il s'agit de la réalité, de ce qui est donné indépendamment de moi. La vérité est ce qu'on cherche. Réside-t-elle dans la pensée ou dans les choses? C'est à dire réside-t-elle dans l'accord entre ce que je dis et la représentation que je me fais des choses ou bien dans l'accord entre ce que je dis et les choses telles qu'elles sont, soit la réalité? -Kant (1724,1804) pense que la connaissance de la chose-en-soi (ou "Noumène) est impossible car la vérité ne peut pas consister dans l'accord du jugement avec une réalité qui transcende nos possibilités de connaître ce qui est vrai c'est donc le jugement conforme au phénomène c'est à dire conforme à la chose telle qu'elle est pour nous, telle qu'elle nous apparaît telle que nous la pensons: est vrai le jugement conforme à la pensée elle-même. Mais alors que fait-on de "la chose", de la réalité? -La vérité est aussi une propriété du connaître: si l'esprit par nature est orienté vers la vérité il doit la conquérir : la vérité, puisqu'elle est une propriété de l'être ("la vérité c'est ce qui est") est à dévoiler, à découvrir par un jugement vrai. Un autre sujet d'étonnement va alors apparaître: il y a entre le réel et nous une correspondance. En effet le jugement vrai suppose un travail de l'esprit, il est une reconstruction intelligible du réel: à force d'observations, d'hypothèses, d'expérimentations de confirmations, de synthèses, le jugement pourra découvrir, rendre compréhensible, intelligible et rationnel le monde qu'il observe. ché pas si sa ta aidé, ms bon,c tout ske je peu faire! bon courage!! bizouxxx :P
E-Bahut mathob Posté(e) le 15 janvier 2004 E-Bahut Signaler Posté(e) le 15 janvier 2004 la vérité 1. Vérité, réalité et jugement Lorsque saint Thomas définit la vérité comme "adéquation de la chose et de l'esprit", il en propose une conception que paraît confirmer l'expérience quotidienne. Lorsque je dis "Il pleut", on estime que je dis vrai si, au moment où je parle, la pluie tombe effectivement : il y a donc accord entre l'expérience et le langage. Dans ce cas, la vérité qualifie ma proposition, ou mon jugement, et non la pluie. L'"adéquation" attendue concerne non "la chose" en elle-même, mais ce que je peux en dire. La chose n'est pas vraie ou fausse : elle est ou n'est pas, et le fait que je puisse en parler faussement ne modifie pas sa présence. Si je dis "Il ne pleut pas" au moment même où la pluie tombe, celle-ci ne s'interrompt pas, et c'est bien mon jugement qui est faux, tandis que la pluie continue à être. Dans la mesure où la vérité est une valeur, elle ne peut en effet appartenir aux choses, puisque celles-ci n'acquièrent de valeur qu'en raison du projet qu'une conscience forme à leur égard. La vérité appartient donc au langage, c'est-à-dire à la façon dont l'esprit rend compte de son rapport aux choses. 2. Vérité formelle, vérité matérielle En logique classique, le principe de non-contradiction m'interdit de formuler simultanément et à propos du même objet une affirmation et sa négation. Je ne peux rationnellement dire "Il pleut et il ne pleut pas" - du moins relativement à ce dont m'informe ma perception quant au milieu proche. Je n'ai donc une chance de dire vrai qu'en respectant certaines règles. Ces règles sont celles de la logique, et elles sont bien les seules à considérer dans les discours qui n'évoquent pas d'objets - par exemple en mathématiques -. La vérité est alors qualifiée de formelle, puisqu'elle ne s'intéresse qu'à la forme du discours, à sa cohérence interne. En partant d'un certain nombre de propositions premières, je devrai respecter les règles de la déduction pour élaborer toutes les propositions ultérieurement possibles. La rigueur qui caractérise cette vérité formelle a durablement fasciné la philosophie : Descartes en déduit que l'évidence est le critère même du vrai, mais l'évidence, outre qu'elle risque d'être subjective, ne caractérise pas nécessairement les axiomes, et dans les cas où une démonstration est très longue, elle n'est pas davantage présente. Lorsque le langage évoque les choses du monde, il faut garantir que les termes ou symboles utilisés sont adaptés à ce que je saisis du monde. Cette vérité matérielle ou empirique suppose qu'à chaque élément de l'expérience correspond un symbole - dont la définition doit être stricte et complète : aux exigences de forme s'ajoutent celles concernant le "contenu" du langage. C'est le cas dans toutes les sciences, étant admis depuis Kant que leur discours vise, non les choses en elles-mêmes, mais bien ce qui nous en apparaît (les phénomènes). 3. Des vérités non scientifiques En affirmant que notre connaissance est déterminée par la structure de notre esprit, Kant prend soin d'indiquer qu'au-delà reste ouvert le domaine de la pensée. C'est donc cette dernière qui, dépassant l'expérience, doit élaborer la métaphysique, puisqu'elle n'est constituée que d'idées pures. Comment, dès lors, prétendre accéder à des vérités métaphysiques ? Ne risque-t-on pas, en l'absence de tout garde-fou, de dire n'importe quoi (par exemple, en prétendant démontrer l'existence de Dieu) ? Pour y échapper, faut-il renoncer à la métaphysique ? Que la science soit le seul discours qui puisse nous fournir des vérités, c'est ce qu'affirmait l'idéologie scientiste - dont les chercheurs contemporains se gardent bien. On peut admettre en effet qu'une place soit réservée pour d'autres vérités que les vérités scientifiques : vérités morales, religieuses, ou métaphysiques. Elles ne peuvent être de simples opinions, injustifiables et susceptibles de refuser toute contradiction. Les vérités de cet ordre sont respectables si elles visent une certaine cohérence, ou sont en accord avec des conduites. Lorsque Kant postule l'existence de Dieu, de l'immortalité de l'âme et de la liberté, c'est précisément pour confirmer la cohérence globale de la morale et du monde, c'est-à-dire en introduisant certaines exigences de la vérité formelle dans une métaphysique privée des critères empiriques de la vérité. Qu'il s'agisse donc des vérités auxquelles la science nous donne accès ou de celles dont le domaine est extra-scientifique, c'est toujours vers des propositions valorisées positivement que l'esprit se dirige. La recherche des vérités concerne la dignité de la pensée, et c'est en ce sens qu'elle peut constituer un devoir. A ce dernier comme à n'importe quel autre, il est possible de désobéir (c'est ce que fait Nietzsche en choisissant la vie, s'il le faut, contre la vérité) - mais ce doit être alors en toute conscience de choisir une valeur autre, et non par le fait de l'ignorance pure et simple. Voila une recherche sur la vérité, ou plutôt sur les vérités, quand tu en auras un aperçu + clair, tu y arrivera peut être mieux.
E-Bahut gazgoulette971 Posté(e) le 16 janvier 2004 Auteur E-Bahut Signaler Posté(e) le 16 janvier 2004 Merci beaucoup pour les pistes que vous m'avez donné. Sansid3 les negationnistes sont ceux qui ont nié l'existence des chambres à gaz pendant la seconde guerre mondiale. Ils prétendaient d'autres choses pour expliquer les raisons des morts par exemple que certains prisonniés ne "tenaient pas en place" alors ils les ammenaient derrière une maison pour les tuer sans faire de bruit, alors quand fait ils étaient dans les chambres à gaz...
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