Mlexceeeix Posté(e) le 16 septembre 2013 Signaler Posté(e) le 16 septembre 2013 Bonsoir, je m'attaque aujourd'hui à une question d'observation à laquelle je dois répondre en français. Mais cela commence plutôt mal. En effet, je ne suis pas sur de l'orientation à prendre quant au sujet... Le voici : Vous étudierez les images de l'emprisonnement et de l'enfermement. Cela signifie-t-il que je dois trouver les procédés qui permettent les images ? Ou plutôt les images en elles même?? Je suis perdue... Si jamais, voici les textes. Document A Le mie prigioni En 1841, s'étant dérobé au service de la Garde nationale, Musset passe plusieurs jours en prison. Cette mésaventure se renouvellera en 1843, puis en 1849. On dit : « Triste comme la porte D'une prison. » Et je crois, le diable m'emporte ! Qu'on a raison. D'abord, pour ce qui me regarde, Mon sentiment Est qu'il vaut mieux monter sa garde, Décidément. Je suis, depuis une semaine, Dans un cachot, Et je m'aperçois avec peine Qu'il fait très chaud. Je vais bouder à la fenêtre, Tout en fumant ; Le soleil commence à paraître Tout doucement. C'est une belle perspective, De grand matin, Que des gens qui font la lessive Dans le lointain. Pour se distraire, si l'on bâille, On aperçoit D'abord une longue muraille, Puis un long toit. Ceux à qui ce séjour tranquille Est inconnu Ignorent l'effet d'une tuile Sur un mur nu. Je n'aurais jamais cru moi-même, Sans l'avoir vu, Ce que ce spectacle suprême À d'imprévu. Pourtant les rayons de l'automne Jettent encor Sur ce toit plat et monotone Un réseau d'or. Et ces cachots n'ont rien de triste, Il s'en faut bien : Peintre ou poète, chaque artiste Y met du sien. De dessins, de caricatures Ils sont couverts. Çà et là quelques écritures Semblent des vers. 20 septembre 1843. Alfred de Musset, « Le mie prigioni » (« Mes prisons »), Poésies nouvelles, 1850.
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