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Dm Commentaire Littéraire Urgent


Butterfly278

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Posté(e)

Bonsoir, j'ai réussi à faire ma lecture analytique mais j'ai du mal à trouver la problématique et le plan . J'ai déjà fait une partie de mon commentaire comme l'introduction mais je sèches complètement pour ce qui est de l'intro et du plan. J'ai déjà une petite idée: Comment Zola parvient-il à faire la satire de ?, mais justement je ne vois pas trop de quoi il fait la satire. Voilà ma lecture analytique:

CL de la guerre / du regard/ de la peur

Personnification : "Dont la lune s'était retirée..."

: "Comme si cette justice [...] à leur tour"

: "croyan sentir [...] qui le poursuivait"

Personnalisation: "la ville épouvantée et reconnaissante"

: "Plassans entier se leva"

Exagération : "sa face trouée, criblée, suait le sang"

: "comme si cette justice [...] à leur tour"

: "le crâne, soulevé [...] cervelle à nu "

Métaphore: "des coups de fusils dans les glaces"

Paroles rapportés > Directes

Présence de phrases exclamative/ interro/ et pts de suspension

Mise en apposition : "le jour grandit, morne .."

Je mets l'extrait en ligne, si vous avez des idées pour la PB et le plan....

Merci d'avance :)

La surprise cloua un instant Rougon devant ce bourgeois endiablé, se battant avec une cloche, dans un rayon de lune. Alors il comprit les bruits de chaudron que cet étrange sonneur secouait sur la ville. Il lui cria de s’arrêter. L’autre n’entendit pas. Il dut le prendre par sa redingote, et Granoux, le reconnaissant :

— Hein ! dit-il, d’une voix triomphante, vous avez entendu ! J’ai essayé d’abord de taper sur la cloche avec les poings ; ça me faisait mal. Heureusement, j’ai trouvé ce marteau… Encore quelques coups, n’est-ce pas ?

Mais Rougon l’emmena. Granoux était radieux. Il s’essuyait le front, il faisait promettre à son compagnon de bien dire le lendemain que c’était avec un simple marteau qu’il avait fait tout ce bruit-là. Quel exploit et quelle importance allait lui donner cette furieuse sonnerie !

Vers le matin, Rougon songea à rassurer Félicité. Par ses ordres, les gardes nationaux s’étaient enfermés dans la mairie ; il avait défendu qu’on relevât les morts, sous prétexte qu’il fallait un exemple au peuple du vieux quartier. Et, lorsque, pour courir à la rue de la Banne, il traversa la place, dont la lune s’était retirée, il posa le pied sur la main d’un des cadavres, crispée au bord d’un trottoir. Il faillit tomber. Cette main molle qui s’écrasait sous son talon, lui causa une sensation indéfinissable de dégoût et d’horreur. Il suivit les rues désertes à grandes enjambées, croyant sentir derrière son dos un poing sanglant qui le poursuivait.

— Il y en a quatre par terre, dit-il en entrant.

Ils se regardèrent, comme étonnés eux-mêmes de leur crime. La lampe donnait à leur pâleur une teinte de cire jaune.

— Les as-tu laissés ? demanda Félicité ; il faut qu’on les trouve là.

— Parbleu ! je ne les ai pas ramassés. Ils sont sur le dos… J’ai marché sur quelque chose de mou…

Il regarda son soulier. Le talon était plein de sang. Pendant qu’il mettait une autre paire de chaussures, Félicité reprit :

— Eh bien, tant mieux ! c’est fini… On ne dira plus que tu tires des coups de fusil dans les glaces.

La fusillade, que les Rougon avaient imaginée pour se faire accepter définitivement comme les sauveurs de Plassans, jeta à leurs pieds la ville épouvantée et reconnaissante. Le jour grandit, morne, avec ces mélancolies grises des matinées d’hiver. Les habitants n’entendant plus rien, las de trembler dans leurs draps, se hasardèrent. Il en vint dix à quinze ; puis, le bruit courant que les insurgés avaient pris la fuite, en laissant des morts dans tous les ruisseaux, Plassans entier se leva, descendit sur la place de l’hôtel de ville. Pendant toute la matinée, les curieux défilèrent autour des quatre cadavres. Ils étaient horriblement mutilés, un surtout, qui avait trois balles dans la tête ; le crâne, soulevé, laissait voir la cervelle à nu. Mais le plus atroce des quatre était le garde national tombé sous le porche ; il avait reçu en pleine figure toute une charge de ce plomb à perdrix dont s’étaient servis les républicains, faute de balles ; sa face trouée, criblée, suait le sang. La foule s’emplit les yeux de cette horreur, longuement, avec cette avidité des poltrons pour les spectacles ignobles. On reconnut le garde national ; c’était le charcutier Dubruel, celui que Roudier accusait, le lundi matin, d’avoir tiré avec une vivacité coupable. Des trois autres morts, deux étaient des ouvriers chapeliers ; le troisième resta inconnu. Et, devant les mares rouges qui tachaient le pavé, des groupes béants frissonnaient, regardant derrière eux d’un air de méfiance, comme si cette justice sommaire qui avait, dans les ténèbres, rétabli l’ordre à coups de fusil, les guettait, épiait leurs gestes et leurs paroles, prête à les fusiller à leur tour, s’ils ne baisaient pas avec enthousiasme la main qui venait de les sauver de la démagogie.

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