coco88 Posté(e) le 7 avril 2013 Signaler Posté(e) le 7 avril 2013 Bonjour pour demain je doit faire un corpus ! Pouvez vous m aidez juste a faire l intro et la conclusion svp . voici le sujet : Texte AJean de La Fontaine, La cigale et la fourmi La cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue. 5 Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la fourmi sa voisine, La priant de lui prêter 10 Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. « Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'oût (1), foi d'animal, Intérêt et principal. » 15 La fourmi n'est pas prêteuse ; C'est là son moindre défaut. « Que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cette emprunteuse. Nuit et jour à tout venant 20 Je chantais, ne vous déplaise. Vous chantiez ? j'en suis fort aise. Eh bien dansez maintenant. » 1. oût : août, mois où l’on fait les moissons. Texte B Jean Anouilh, Fables, Avertissement hypocrite Ces fables ne sont que le plaisir d’un été. Je voudrais qu’on les lise aussi vite et aussi facilement que je les ai faites et, si l’on y prend un peu de plaisir — ajouté au mien — il justifiera amplement cette entreprise futile (2) . Il y a tant de gens dont c’est le gagne-pain de penser, de nos jours, que ce petit livre refermé et oublié, les occasions d’être profond ne vous manqueront certainement pas. J. A., septembre 1961 2. futile : léger, dépourvu de sérieux, superficiel, sans intérêt. Texte C Jean Anouilh, Fables La cigale La cigale ayant chanté Tout l’été, Dans maints casinos, maintes boîtes Se trouva fort bien pourvue 5 Quand la bise fut venue. Elle en avait à gauche, elle en avait à droite, Dans plusieurs établissements. Restait à assurer un fécond placement. Elle alla trouver un renard, 10 Spécialisé dans les prêts hypothécairesQui, la voyant entrer l’oeil noyé sous le fard, Tout enfantine et minaudière, Crut qu’il tenait la bonne affaire. « Madame, lui dit- il, j’ai le plus grand respect 15 Pour votre art et pour les artistes. L’argent, hélas ! n’est qu’un aspect Bien trivial (3) , je dirais bien triste, Si nous n’en avions tous besoin, De la condition humaine. 20 L’argent réclame des soins. Il ne doit pourtant pas, devenir une gêne. À d’autres qui n’ont pas vos dons de poésie Vous qui planez, laissez, laissez le rôle ingrat De gérer vos économies, 25 À trop de bas calculs votre art s’étiolera. Vous perdriez votre génie. Signez donc ce petit blanc-seing (4) Et ne vous occupez de rien. » Souriant avec bonhomie, 30 « Croyez, Madame, ajouta- t- il, je voudrais, moi, Pouvoir, tout comme vous, ne sacrifier qu’aux muses (5) ! » Il tendait son papier. « Je crois que l’on s’amuse », Lui dit la cigale, l’oeil froid. Le renard, tout sucre et tout miel, 35 Vit un regard d’acier briller sous le rimmel. « Si j’ai frappé à votre porte, Sachant le taux exorbitant que vous prenez, C’est que j’entends que la chose rapporte. Je sais votre taux d’intérêt. 40 C’est le mien. Vous l’augmenterez Légèrement, pour trouver votre bénéfice. J ’entends que mon tas d’or grossisse. J’ai un serpent pour avocat. Il passera demain discuter du contrat. » 45 L’oeil perdu, ayant vérifié son fard, Drapée avec élégance Dans une cape de renard (Que le renard feignit de ne pas avoir vue), Elle précisa en sortant : 50 « Je veux que vous prêtiez aux pauvres seulement… » (Ce dernier trait rendit au renard l’espérance.) « Oui, conclut la cigale au sourire charmant, On dit qu’en cas de non-paiement D’une ou l’autre des échéances, 55 C’est eux dont on vend tout le plus facilement. » Maître Renard qui se croyait cynique S’inclina. Mais depuis, il apprend la musique. 3. trivial : bas, vulgaire. 4. blanc- seing : document vide ou incomplet que l’on signe, qui donne donc le pouvoir à son bénéficiaire de le modifier librement. 5. sacrifier aux muses : s’adonner à l’art. Texte D Italo SVESO, Fables Un héros sauva une fée d’un grave danger. La fée, reconnaissante, lui dit : « Demande-moi ce que tu veux, tu l’obtiendras. » Sans hésiter, le héros répondit : « Donne-moi la gloire ! » La fée lui offrit de l’or : « Avec ceci, il te sera plus facile de te la procurer. » Le héros réfléchit, puis dit : « Eh bien, donne-moi l’amour. » La fée répéta le même geste : « Ceci te procurera autant d’amour que tu veux. — Si gloire et amour sont de l’or, déclara le héros, je ne veux ni gloire ni amour. Le bonheur paisible me suffirait, la vie contemplative. Garantis-la moi. — Fou que tu es ! s’exclama la fée en souriant. Prends cet or, car il en faut même pour la seule contemplation. Comment se rapproche ces textes ? Je sais il faut comparer le texte A et C puis le Texte B et D ! aidez moi juste a faire l intro svp et la conclusion . Merci d'avance !
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.