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Mariage De Figaro Acte V Scene 16


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Posté(e)

J 'ai déjà trouvé une problématique et mes parties ainsi que décortiquer le texte.

Tout ce que j'aimerais c'est savoir si je suis dans le hors-sujet car sa m'arrive souvent.

Problématique:En quoi Beaumarchais par l'intermédiaire de Marceline plaid-il la cause des femmes ?

I/ Impuissance des femmes

II/ Abus des hommes

III/ place dans la société.

Sujet :

Je dois trouver une problématique et 2 à 3 axes. Le sujet est de faire une lecture analytique.

Scène 16

LE COMTE, allant de côté et d'autre ; MARCELINE, BARTHOLO, FIGARO,

BRID'OISON

MARCELINE s'assied. Ah ! je respire !

FIGARO. Et moi, j'étouffe.

LE COMTE, à part. Au moins je suis vengé, cela soulage.

FIGARO, à part. Et ce BAZILE qui devait s'opposer au mariage de Marceline, voyez

Comme il revient ! - (Au Comte qui sort. ) Monseigneur, vous nous quittez ?

LE COMTE. Tout est jugé.

FIGARO, à Brid'oison. C'est ce gros enflé de Conseiller...

BRID'OISON. Moi, gros-os enflé !

FIGARO. Sans doute. Et je ne l'épouserai pas : je suis gentilhomme, une fois.

Le Comte s'arrête.

BARTHOLO. Vous l'épouserez.

FIGARO. Sans l'aveu de mes nobles parents ?

BARTHOLO. Nommez-les, montrez-les.

FIGARO. Qu'on me donne un peu de temps : je suis bien près de les revoir ; il y a

quinze ans que je les cherche.

BARTHOLO. Le fat ! C'est quelque enfant trouvé !

FIGARO. Enfant perdu, docteur, ou plutôt enfant volé.

LE COMTE revient. Volé, perdu, la preuve ? Il crierait qu'on lui fait injure !

FIGARO. Monseigneur, quand les langes à dentelles, tapis brodés et joyaux d'or

trouvés sur moi par les brigands n'indiqueraient pas ma haute naissance, la

précaution qu'on avait prise de me faire des marques distinctives témoignerait assez

combien j'étais un fils précieux : et cet hiéroglyphe à mon bras...

Il veut se dépouiller le bras droit.

MARCELINE, se levant vivement. Une spatule à ton bras droit ?

FIGARO. D'où savez-vous que je dois l'avoir ?

MARCELINE. Dieux ! C'est lui !

FIGARO. Oui, C'est moi.

BARTHOLO, à Marceline. Et qui ? lui !

MARCELINE, vivement. C'est Emmanuel.

BARTHOLO, à Figaro. Tu fus enlevé par des bohémiens ?

FIGARO, exalté. Tout près d'un Château. Bon docteur, si vous me rendez à ma noble

famille, mettez un prix à ce service ; des monceaux d'or n'arrêteront pas mes illustres

parents.

BARTHOLO, montrant Marceline. Voilà ta mère.

FIGARO. ... Nourrice ?

BARTHOLO. Ta propre mère.

LE COMTE. Sa mère !

FIGARO. Expliquez-vous.

MARCELINE, montrant Bartholo. Voilà ton père.

FIGARO, désolé. Oooh ! aïe de moi !

MARCELINE. Est-ce que la nature ne te l'a pas dit mille fois ?

FIGARO. Jamais.

LE COMTE, à part. Sa mère !

BRID'OISON. C'est Clair, i-il ne l'épousera pas.

BARTHOLO. Ni moi non plus.

MARCELINE. Ni vous ! Et votre fils ? Vous m'aviez juré...

BARTHOLO. J'étais fou. Si pareils souvenirs engageaient, on serait tenu d'épouser

tout le monde.

BRID'OISON. E-et si l'on y regardait de si près, per-ersonne n'épouserait personne.

BARTHOLO. Des fautes si connues ! une jeunesse déplorable.

MARCELINE, s'échauffant par degrés. Oui, déplorable, et plus qu'on ne croit ! Je

n'entends pas nier mes fautes ; ce jour les a trop bien prouvées ! mais qu'il est dur de

les expier après trente ans d'une vie modeste ! J'étais née, moi, pour être sage, et je la

suis devenue sitôt qu'on m'a permis d'user de ma raison. Mais dans l'âge des

illusions, de l'inexpérience et des besoins, où les séducteurs nous assiègent pendant

que la misère nous poignarde, que peut opposer une enfant à tant d'ennemis

rassemblés ?

Tel nous juge ici sévèrement, qui, peut-être, en sa vie a perdu dix infortunées !

FIGARO. Les plus coupables sont les moins généreux ; c'est la règle.

MARCELINE, vivement. Hommes plus qu'ingrats, qui flétrissez par le mépris les

jouets de vos passions, vos victimes ! C'est vous qu'il faut punir des erreurs de notre

jeunesse ; vous et vos magistrats, si vains du droit de nous juger, et qui nous laissent

enlever, par leur coupable négligence, tout honnête moyen de subsister. Est-il un seul

état pour les malheureuses filles ? Elles avaient un droit naturel à toute la parure des

femmes : on y laisse former mille ouvriers de l'autre sexe.

FIGARO, en colère. Ils font broder jusqu'aux soldats !

MARCELINE, exaltée. Dans les rangs même plus élevés, les femmes n'obtiennent de

vous qu'une considération dérisoires ; leurrées de respects apparents, dans une

servitude réelle ; traitées en mineures pour nos biens, punies en majeures pour nos

fautes ! Ah ! sous tous les aspects, votre conduite avec nous fait horreur ou pitié !

FIGARO. Elle a raison !

LE COMTE, à part. Que trop raison !

BRID'OISON. Elle a, mon-on Dieu, raison !

MARCELINE. Mais que nous font, mon fils, les refus d'un homme injuste ? Ne

regarde pas d'où tu viens, vois où tu vas : Cela seul importe à chacun. Dans quelques

mois ta fiancée ne dépendra plus que d'elle-même ; elle t'acceptera, j'en réponds. vis

entre une épouse, une mère tendre qui te chériront à qui mieux mieux. Sois indulgent

pour elles, heureux pour toi, mon fils ; gai, libre et bon pour tout le monde ; il ne

manquera rien à ta mère.

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