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Exposé


emma13

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  • E-Bahut

coucou tlm !

J'ai un exposé en français à faire sur " les femmes savantes" de Molière mais je n'ai pas trop saisi ce que la prof attend de nous.

en fait, il faut que j'étudie les personnages ( dans quel ordre il sont présentés, leur statut et leur nom)

comment ça dans quel ordre......Dans quel ordre il apparaissent dans l'histoire ? et qu'est ce qu'on peut dire la desssus ??

et leur statut ? je comprend ce qu'il faut dire ici......

pour leur nom, il faut que j'étudie s'ils ont une signification ??

aidez moi svp, j'en ai vraiment besoin !!!!

Les personnages presents dans l'oeuvre sont chrysale, philaminte, armande, henriette, ariste, belise, clitandre, trissotin, vadius, martine, lepine, julien.

Si vous pouvez me donnez 2,3 pistes, je demande ke ça !

bisous a vous tous!! ;)

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  • E-Bahut
les personnages dans les femmes savantes
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  • E-Bahut

je viens de surfer sur google, ya pas les reponses que je cherche et kan ils parlent des personnage, c pour dire combien ils sont et ce qu'ils sont dans l'histoire, c'est resumé en 2 ligne donc il y a le stricte minimum. et en plus ça je l'est déja dans mon livre. tu n'as pas une idée toi ?

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  • E-Bahut

Tout va bien : une famille complète sans veuvage ni remariage, deux filles, une maisonnée prospère. Et c'est l'enfer d'un couple mal assorti. Frustration égale de chaque côté : père sans autorité, mère sans liberté, filles rivales, la guerre, avec l'insoutenable dépendance qui lie les adversaires. Philaminte se jette dans le bel esprit comme d'autres en dévotion, adoptant le premier gourou venu pourvu qu'il représente ce bel esprit ; Henriette rebondit comme une balle, enjeu de la bagarre entre les parents. Familles, je vous hais ?

Pas si simple : elles sont touchantes, estimables et ridicules, les trois femmes savantes, avec leur intelligence, leur ambition, leurs sentiments dévoyés. Pitoyable, leur académie universelle réduite à une mère tyrannique, une belle-soeur suiviste et fofolle et une fille qui s'est monté la tête. Même leurs idoles, les petits escrocs du savoir, gardent la trace d'un espoir déçu, l'amertume d'un talent perdu. Rien à faire : Molière ne sait faire que des personnages complexes, sauvables. Inversement, le bon Clitandre, homme de cour, sorte d'énarque refusant avec mépris des subventions aux plumitifs : est-il si bon ? Le ridicule ne tue pas, le rire étrille, écorche même, jusqu'à la vérité. C'est toujours ça.

Ce qui m'a frappé, de prime abord, c'est l'actualité de la pièce. L'auteur par le procédé de la satire traite des thèmes contemporains et quasi quotidiens. En effet, qui de nos jours n'a pas été confronté à la jalousie d'autrui, l'hypocrisie, la méchanceté?

Henriette, pour faire triompher son amour pour Clitandre doit déjouer la jalousie de sa soeur, la folie de sa tante. Elle doit s'opposer aux desseins de sa mère, de Trissotin et surtout, rassurer son père et faire en sorte qu'il ne cède pas aux exigences de son épouse. En cela, elle est aidée par son oncle, qui souhaite faire réagir son frère Ariste face à la tyrannie de sa conjointe. L'épouse, femme de lettres (et de caractère!) refuse d'unir Henriette à Clitandre. Son projet est de marier Henriette à Trissotin, artiste piagiste et prétentieux, mais dont les vers enflamment les femmes savantes, exceptée Henriette qui n'a que faire de la nourriture de l'âme. L'épilogue révèle le caractère machiavélique et cupide de Trissotin qui n'aspire par l'union qu'on lui offre qu'à la fortune. L'amour sincère entre Henriette et Clitandre l'emporte grâce notamment à Ariste qui affronte sa femme, et, pour la première fois, fait prévaloir sa décision. Armande est humiliée, elle essuie un véritable refus de la part de Clitandre, tandis que sa mère est publiquement apostrophée par sa servante. De plus, son propre époux ose la contredire, elle se sent défaillir, son honneur est mis à rude épreuve.

C'est un véritable moment de détente qui m'a été offert. L'humour caustique est omniprésent, ce qui rend la pièce d'autant plus distrayante.

La pièce est jouée dans un modeste et convivial théâtre. L'absence totale de décors, à part une table et quelques tabourets, surprend au "levé du rideau". La tenue vestimentaire sombre des comédiens; chemise pantalon XXème siècle pour les hommes et robes longues simples pour les femmes, vient renforcer le caractère austère de l'atmosphère de la représentation.

Néanmoins après quelques minutes on rentre dans l'action et l'intrigue grâce à la magie de Molière. Le comique et les quiproquos réchauffent bientôt le spectacle et le jeu des acteurs n'en devient que plus vrai. De très convainquants acteurs pour les principaux rôles masculins. Que dire de Molière si ce n'est que son verbe est toujours aussi subtil, comique, railleur et poétique.

Au tout début, je me serais cru à une "présentation" du Conservatoire, tant le décor est monacal (grand rectangle de moquette, tabourets, une table), et tant les premières actrices semblent avoir obéi à quelque consigne comme "demain, des vêtements neutres, s'il vous plaît!". Selon les lois du genre, je croyais n'avoir droit alors qu'à une scène ou deux, à des morceaux choisis, et cela en a le ton. Les actrices sont à peine maquillées, paraissent concentrées sur la diction, le ton juste.

Puis, au fur et à mesure, tout s'anime. Les acteurs arrivent les uns après les autres en habits d'aujourd'hui, sombres, unis. Ils bougent tous très peu, j'ai d'abord du mal à l'accepter, après avoir dû renoncer au décor, aux costumes, aux lumières chatoyantes. Ils se tiennent droits comme des statues-colonnes à l'entrée de la cathédrale de Chartres. Mais il n'y a pas de petites économies: peu à peu, les mouvements les plus légers acquièrent une valeur extraordinaire. Une oscillation de Chrysale, le mari doucereux, suffit à camper la pusillanimité et la paix flasque où il se complaît. Et plus tard, quand il voudra redevenir "un homme", une jambe levée, un menton dressé y suffiront. Tous les personnages profitent de cette cure de hiératisme: l'érotomane Armande apparaît toujours biaisée, les yeux noyés dans ceux de ses amants imaginaires, Trissotin a des airs de Don Juan qui le dispensent et de se démener comme un diable pour plaire, et d'être efféminé par sa poésie auprès de femmes qu'il est là pour séduire. Pour Clitandre, le jeune prétendant d'Henriette, son immobilité rend plus pures encore ses colères contre les fats et les pédants, durant lesquelles il semble sur le point de pleurer ou de frapper. La terrible maîtresse de maison, Philaminte, qui veut imposer ses volontés à son mari, a un long cou qu'il lui suffit de tendre pour faire s'évanouir les velléités du pater familias.

Tout ce que la mise en scène pourrait avoir pour moi d'ascétique, de trop feutré ou de trop confiné, est largement compensé par ce que j'appellerais la personnalité gestuelle de chacun des acteurs, qui fait de toute la troupe une sorte de jeu de cartes (valet, faux as, faible roi, dames courroucées...) qui s'abattent en s'agitant méticuleusement dans leur espace, pour se battre et se redistribuer dans le noir, quand les acteurs systématiquement vont se replacer dans la bonne coulisse, en traversant tête penchée la scène.

J'ai eu pour finir le sentiment d'une mise en scène essentielle, qui pourrait facilement se diluer dans plus de mouvements, de couleurs, d'accessoires, mais qui préfère rester concentrée à mi-hauteur, entre les genoux, les coudes et la tête de chaque acteur.

Ma première impression lors de la représentation des "Femmes savantes" au théâtre de l'Atalante fut celle d'une grande sobriété. Sobriété dans les costumes, dans les décors et dans les éclairages. Sobriété, mais sans sécheresse ni vacuité. Tout au contraire, l'économie de moyens m'a permis - je dirais même heureusement conduit - à mieux écouter et a mieux goûter le texte de Molière, tout en redécouvrant sa musique, sa complexité et sa richesse. Et comme même le meilleur texte ne saurait se soutenir de lui-même tout au long d'une représentation de deux heures, je voudrais rendre ici hommage à la présence et à la justesse de chacun des acteurs. De la physionomie hiératique et tyrannique de Philaminte au débit et aux regards velléitaires de Chrysale, des loufoques égarements de l'extravagante Belise aux petits gestes d'ennui d'Henriette dans la scène du Sonnet à la Princesse Uranie par exemple, le moindre détail et la moindre invention sont ciselés d'un bout a l'autre de la pièce.

Et j'avoue avoir ri a satiété devant les pâmoisons ridicules (d'ailleurs non dénuées d'une subtile équivoque adultérine, je ne m'en souvenais pas) de Philaminte et de sa clique, perdant pied sous le flot des caressants mots de miel, prétendument emplis d'esprit, de l'aigrefin Trissotin. Bref, ce fut pour moi un grand bonheur de passer une après-midi en compagnie de plaisants alexandrins, d'une excellente troupe de comédiens, le tout soutenu par une fort heureuse et fort originale mise en scène.

On le sait, le prurit moliéresque est tenace...

En novembre 97, un stage de formation me donnait l'occasion, avec un groupe d'acteurs remarquables par le talent et la disponibilité, de poursuivre, en toute liberté, un travail entamé avec l'Avare et la Querelle de l'Ecole des femmes: l'exploration, au-delà du poids des conventions et des clichés emperruqués, des thèmes, primordiaux à mes yeux, qui traversent le texte de Molière: le trouble de l'identité, l'ego tyrannique, les masques du désir, les pulsions sadiques, les empêchements d'être,"ce grand aveuglement où chacun est pour soi"(dixit Célimène à propos d'Arsinoé). Il s'agissait, en n'abandonnant rien des exigences formelles de la langue moliéresque, de se concentrer, en quelque sorte, sur la dimension intimiste, la vérité secrète des comportements des personnages de Molière.

Aujourd'hui...

Avec pour une large part ce même groupe d'acteurs, c'est jusqu'au bout de ce paradoxe que nous voudrions aller en présentant la "grande" pièce qu'est les Femmes savantes, avec ses treize personnages, dans la "petite" et si séduisante salle de l'Atalante. C'est cela au fond le pari, l'exercice singulier: faire du drame bourgeois des Femmes savantes un moment de théâtre intime; au-delà de l'apparat qui encombre trop souvent la représentation des "classiques", donner au texte de Molière la qualité subtile d'un Théâtre de Chambre où la parole, pour mieux faire entendre la plénitude du sens, peut jouer jusqu'au murmure. Cette volonté de se concentrer sur l'écoute implique, on l'aura compris, une extrême simplicité de moyens: quelques éléments de mobilier, des costumes éloignés de toute anecdote historique, des effets de lumière réduits à l'essentiel.

Pourquoi les Femmes savantes?

Les thèmes y sont évidemment proches de ceux de l'Ecole des femmes. Il s'agit toujours de la "tragédie" de la vie amoureuse, de la torture par les femmes, de la difficulté d'établir avec cet autre absolu la relation de transparence idéale que semblent pourtant commander les "lois de la nature". Mais entre les deux pièces dix années capitales ont passé. En 1662, quand Molière écrit l 'Ecole des femmes, il a 40 ans, il est en pleine santé, il vient d'épouser Armande Béjart, avec le succès grandissant le monde semble encore plein de promesses. Il écrit une pièce qui, à travers le magnifique personnage d'Agnès, exalte l'idée de liberté, prêche l'émancipation des femmes,"affirme que la nature est bonne et qu'il suffit à l'homme de ne pas la contrarier pour qu'elle produise des fruits exquis"(Antoine Adam).

Dix ans plus tard, le ton a changé. Molière a accumulé les succès, mais avec eux il a découvert la jalousie et la méchanceté du monde, la férocité des cabales et coteries mondaines qui s'acharnent contre lui depuis le scandale du Tartuffe; la vie avec Armande a viré à l'enfer conjugal; il est maintenant gravement malade -il a moins d'un an à vivre après la création des Femmes savantes -, il est en rage perpétuelle contre l'impuissance des médecins à le soigner, contre les théories savantasses qui dissimulent si mal le travail de la mort, cette autre loi inexorable de la nature. Sa "mélancolie"(son état dépressif, dirions-nous aujourd'hui) est constante.

Il y a tout cela dans les Femmes savantes. Un humour et une humeur noirâtres; une amertume de fond; une détestation violente du bavardage mondain et de la cuistrerie, trop commodes paravents de l'arrivisme et des plus basses entreprises de séduction; une exaspération ricanante contre l'esprit de sérieux, cette folie de la littérature et de la science, qui masque pathétiquement la solitude de chacun, la réalité du corps et des désirs, la souffrance.

Qu'est-ce qui nous fait vivre et comment vivre ensemble? Plus que la satire aux relents misogynes et vaguement réactionnaires consacrée par le l9e siècle, c'est ce questionnement-là qui nous retient dans les Femmes savantes aujourd'hui.

A quoi il faut ajouter encore ceci: La pièce offre une configuration idéale du cercle infernal de la famille bourgeoise telle qu'elle n'a cessé, dans ses nombreuses variantes, d'obséder Molière. Ici, une mère autoritaire, un père faible, des soeurs ennemies, une tante hystérique et un oncle heureusement clairvoyant (il faut bien que la comédie connaisse son happy-end) déterminent un espace d enfermement proprement étouffant. Chacun y défend âprement son territoire contre les empiétements de l'autre et cherche éperdument à échapper à la pression du groupe dominée par la mère tyrannique, jusqu'à ce que la question d'argent, instance décisive en milieu bourgeois, vienne précipiter le dénouement. C'est cette fiévreuse -et bien sûr bouffonne, puisque nous sommes chez Molière -tentative d'évasion hors de la sphère maternelle qui fait aussi le prix de cette drôle de pièce "intime".

Et c'est peut-être cela qui continue de nous intéresser si fort chez Molière, qui donne à son théâtre son acuité si particulière: la description d'une disharmonie fondamentale dans cette structure sociale exemplaire qu'est la famille. Avec ses conséquences inévitables: le désordre mental et l'aspiration à la tyrannie.

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